Assr38’s Weblog

Egalité économique et social, Autogestion, Fédéralisme, Liberté. Je ne suis vraiment libre que lorsque tous les êtres humains qui m’entourent, hommes ou femmes, sont également libres. La liberté d’autrui, loin d’être une limite ou une négation de ma liberté, en est au contraire la condition nécessaire et la confirmation (Bakounine)

Grenoble 26 et 27 juin : soutien au peuple iranien pour la liberté et un état laïque et démocratique

Posté par assr38 le juin 24, 2009

source: http://solidaritesiran38.wordpress.com/2009/06/24/grenoble-26-et-27-juin-soutien-au-peuple-iranien-pour-la-liberte-et-un-etat-laique-et-democratique/

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Soutien au peuple iranien pour la liberté et un état laïque et démocratique

La proclamation de la victoire de Mahmoud Ahmadinejad avec ses résultats invraisemblables et falsifiés a fait déborder le vase. 
Quotidiennement, massivement, les Iraniens manifestent leur opposition face à l’arbitraire. Ce régime,  a choisi, parmi 350, les 4 candidats au suffrage électoral pour, finalement, désigner lui-même, le vainqueur.

Il n’y a pas à se déterminer entre M Ahmadinejad et M Moussavi. Les quatre candidats sont comptables du bilan sanglant de la République Islamique. Depuis 30 ans, tout comme le pouvoir Monarchique précédent, la République Islamique n’a pas hésité à bafouer les droits de l’Homme, à porter atteinte à la liberté, à l’égalité et à la dignité du peuple iranien, des femmes et des hommes de ce pays.

Cette mascarade d’élection a ouvert une brèche au sein du régime. Brèche dans laquelle se sont engouffrées les aspirations démocratiques de la population. À cette protestation pacifique et à ces manifestations sans violence, le  “Guide” répond par la terreur, l’arrestation, le meurtre. Ses sbires, ses gardiens, ses miliciens attaquent, frappent, tuent des manifestants sans défense. Depuis le début de la contestation populaire, il y a eu 17 morts d’après le régime, beaucoup plus (au moins 100) d’après les observateurs, et plusieurs centaines de blessés, mais leur nombre réel est sans doute supérieur car la plupart d’entre eux évitent les hôpitaux de peur d’être arrêtés.

Le régime, par intimidation, par la force des armes, veut étouffer les manifestations pacifiques. Il empêche toute couverture médiatique de la répression. Mais la population trouve, chaque fois d’autres formes d’actions et des mouvement de grève se dessinent. Face à cette remontée de violence, nous réaffirmons notre soutien au peuple iranien dans sa lutte contre la Dictature et pour la démocratie, le respect et l’égalité des droits entre tous les composantes de la société sans discrimination et sans distinction de sexe, d’ethnie ou de religion.

NOUS EXIGEONS:

l’arrêt des massacres et de toute violence et répression ;

la liberté d’expression et d’organisation;

la libération des manifestants arrêtés et de tous les prisonniers d’opinion.

Appel : CIIP, Iran Solidarté, LDH, LDH Iran Avec le soutien de : NPA, LDH 38, Etc.

Rassemblement d’hommage aux victimes avec bougie et lancer de ballons le vendredi 26 juin rue Félix Poulat – 18 h Rassemblement et manif samedi 27 juin – 15 h Félix Poulat


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Films sur Noam Chomsky :”Le modèle de propagande démonté et expliqué par Noam Chomsky” , jeudi 11 juin 2009 à 19h30 à Antigone avec Francis Feeley

Posté par assr38 le juin 2, 2009

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Jeudi 11 juin, 19h30, prix libre Cinéma-conférence « de la propagande médiatique en démocratie »

Avec Francis Feeley (professeur d’université : histoire et civilisation des Etats Unis) avec comme support video des extraits divers de

  • Chomsky, Les médias et les illusions nécessaires « la fabrication du consentement (manufacturing consent) », un film de Mark Achbar et Peter Wintonick

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  • « Pouvoir et terreur »
  • et de « Chomsky & Compagnie » (Pour en finir avec la fabrique de l’impuissance), un film de Olivier Azam et Daniel Mermet

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Les (mass) media ont vocation à distraire, amuser, informer et à inculquer aux individus  les croyances et les codes comportementaux qui les intègreront aux structures sociales au  sens large. Dans un monde où les richesses sont fortement concentrées et où les intérets  de classe entrent en conflit, accomplir cette intégration nécessite une propagande  systématique. Le modèle de propagande démonté et expliqué par Noam Chomsky permet  de reconstituer par quels processus le pouvoir et l’argent sélectionnent les informations.
Par Antigone et ATTAC Isère

Association Antigone
22 rue des Violettes, 38100 Grenoble
Tram C, arrêts “Vallier-Catane” ou “Dr Calmette”

06 86 32 26 58 / 04 76 99 93 23 www.bibliothequeantigone.org

Webographie

- http://fr.wikipedia.org/wiki/Noam_Chomsky (’Noam Chomsky, né Avram Noam Chomsky le 7 décembre 1928 à Philadelphie en Pennsylvanie, est un linguiste et philosophe américain. Professeur émérite de linguistique au Massachusetts Institute of Technology où il a enseigné toute sa carrière,  il est connu dans le domaine scientifique comme le fondateur de la linguistique générative. Il est également devenu mondialement célèbre pour son engagementet ses écrits politiques dissidents ainsi que pour ses convictions anarchistes.’)

- http://fr.wikipedia.org/wiki/Noam_Chomsky#Critique_des_m.C3.A9dias (…C’est en particulier à travers l’analyse du traitement médiatique des conflits armés que Chomsky dévoile la dépendance des médias envers les pouvoirs économique et politique. En cherchant à démythifier la prétendue neutralité des médias, Chomsky entend œuvrer pour l’émancipation et l’autodéfense intellectuelles de la société. Il prétend aussi que dans une société démocratique, la ligne politique n’est jamais énoncée comme telle mais est sous-entendue. Ainsi les « débats » se situent dans le cadre des paramètres implicites consentis
et maintiennent dans l’ombre nombre de points de vue contraires[30]. Avec Edward Herman il a proposé en 1989 un modèle de propagande..
.’)

- http://atheles.org/agone/contrefeux/lafabricationduconsentement/index.html (’…En disséquant les traitements médiatiques réservés à divers événements ou phénomènes historiques et politiques (communisme et anticommunisme, conflits et révolutions en Amérique Latine, guerres du Vietnam et du Cambodge, entre autres),  ils mettent à jour des facteurs structurels qu’ils considèrent comme seuls susceptibles de rendre compte des comportements systématiques des principaux médias et des modes de traitement qu’ils réservent à l’information. Ces facteurs structurels dessinent une grille qui révèle presque à coup sûr comment l’inscription des entreprises médiatiques dans le cadre de l’économie de marché en fait la propriété d’individus ou d’entreprises dont l’intérêt est exclusivement de faire du profit ; et comment elles dépendent, d’un point de vue financier, de leurs clients annonceurs publicitaires et, du point de vue des sources d’information, des administrations publiques et des grands groupes industriels...’)

- http://en.wikipedia.org/wiki/Manufacturing_Consent:_Noam_Chomsky_and_the_Media

- http://picasaweb.google.fr/assr38/Chomsky

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1er mai 2009 : le témoignage de notre camarade de la CNT38 contre les brutalités policières sur http://www.revoltes.net

Posté par assr38 le mai 17, 2009

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rox1ermai200901Voici le témoignage complet de notre camarade de la CNT sur le site:http://www.revoltes.net/spip.php?article1580 dont il est l’hébergeur.

Voir aussi:http://www.cnt-f.org/spip.php?article1078

La BAC ayant provoqué durant la manif,
Se trouva fort dépourvue au finish.
Pas d’incident, et pas d’assaut :
Ils n’arrêtèrent pas un gaucho !
Quota mensuel n’étant pas fait,
Trois citoyens devinrent suspects.
Un “casseur” imaginaire fut frappé,
Puis un pacifiste arrêté.
Le dernier fut tabassé,
Et son drapeau fut arraché,
Il était de la CNT.
Est-ce pour cela qu’il fut visé ?
Que faisiez vous ? dirent les agents.
Je militais, ne vous déplaise !
Vous militiez ? J’en suis fort aise :
Eh bien ! Résistez, maintenant !

Autres sites

Source:http://www.revoltes.net/spip.php?article1580 (Le 1er mai 2009, l’hébergeur de notre site a été tabassé par la BAC et arrêté’)

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lefascisme_encombrantretourDans son numéro du 23 avril 2009, le journal Politis interviewait Michela Marzano, philosophe italienne et chercheuse au CNRS, au sujet de son livre “Le fascisme, un encombrant retour” qui analyse l’action de Sarkozy et de Berlusconi à la lumière du passé Mussolinien. Elle y met en évidence de troublantes analogies : on est peut-être pas déjà dans un régime fasciste, mais on est en train de s’en rapprocher dangereusement.

En 2003 déjà, dans un article consacré aux prisonniers politiques en France, nous nous inquiétions de la recrudescence d’arrestations arbitraires de syndicalistes. Désormais, plus de 272 000 pages web relatent la montée de la répression du mouvement social.

Six ans et quelques bavures plus tard, il y a eu la mort de Ziad Benna et Bouna Traoré, la révolte des banlieues, le matraquage de Cyril Ferez en 2006, l’incroyable mélange d’incurie et de provocation des forces de répression lors du sommet de l’Otan à Strasbourg en 2009, l’arrestation des épiciers de Tarnac accusés semble t’il essentiellement d’avoir écrit un livre un peu subversif, … et j’en passe et pas des meilleures !

Ce 1er mai 2009, c’est l’un des coopérateurs et ami de notre site qui s’est fait tabasser, insulter, et arrêter arbitrairement, à Grenoble. Un casseur, lui ??? Il est informaticien, marié, et père de deux enfants. Doué, calme, généreux, et … bâti comme une allumette. C’est simple : pour maigrir, il lui faudrait perdre un os ! On se connait depuis dix ans, et je suis témoin qu’il y a peu de gens aussi intègres que lui dans ce monde.

Voici son témoignage :


“La manifestation avait fait déjà un bon bout de chemin quand des ’BACeux’ (vous savez, les cowboys de la BAC en civil …) tentèrent d’arrêter un jeune en plein milieu du bloc que formaient les jeunes autonomes derrière leur banderole !!! Évidemment, 4 BACeux dans un groupe de 100-200 personnes … ca pouvait pas se passer autrement que ce qu’ils cherchaient : ils se font sortir ’gentiment’ du groupe, sous les huées (”Police partout, Justice de classe”, “Police partout, Justice nulle part“, … ) et quelques projectiles (oeufs, peinture, …), puis se replient entre des voitures et le MacDo.
Ils longèrent ensuite la manif pendant plusieurs centaine de mètres, au niveau des jeunes, histoire de provoquer un peu, puis ils disparurent du champ de vision alors que le cortège poursuivait tranquillement en direction du parc Paul Mistral. Peu avant, le bloc des jeunes s’est dispersé et seule la voiture sono nous a suivi jusqu’à l’entrée du parc. Des barrières métalliques empêchant le passage, elle s’est garée sur le côté et nous avons rejoint les zones installées par chaque organisation au coeur du parc.

C’est alors qu’on nous fît signe que la voiture sono se faisait contrôler et encercler par les CRS. Nous sommes revenus au pas de course vers l’entrée afin qu’il y ait des témoins. Chemin faisant, nous voyons que des escadrons de CRS sont déployés à moitié planqués sous les arbres, mais bon, … on n’abandonne pas et on rejoint l’entrée en prenant soin de s’arrêter à bonne distance des rangs de CRS casqués. Les forces de répression sont déjà en train de fouiller le véhicule sono et une petite trentaine de personnes sont là à regarder gentiment. Selon les témoignages, le vigile du parc (ou de la mairie ?) a dit au véhicule de sortir de son emplacement de stationnement et, au moment où celui-ci s’apprêtait à se déplacer, les CRS qui étaient restés à l’écart, de l’autre côté du boulevard à 4 voies,s’étaient déployés très rapidement pour empêcher toute manœuvre (Il restait le conducteur et une jeune fille dans la voiture sono).

On commence à se rassembler à une bonne dizaine de mêtre d’eux, histoire de pas provoquer, mais pour leur montrer qu’on surveille leurs agissements envers la voiture sono et ses occupants. Tout cà, sous l’oeil des caméras de l’hotel de ville et des caméras des CRS …

12h15 : Soudain, nous voyons une personne se faire charger sur la gauche de notre groupe par des BACeux, suivi par la suite de CRS. Quasiment aussitôt, j’entrevois un groupe de 3 personnages patibulaires, ’’tondus de près’’, venant sur notre droite, foncer sur notre groupe de membres de la CNT bien identifiables avec drapeaux, autocollants, …

Et là …

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“Rebellion et violences contre les forces de l’ordre” ???

Coups, projection au sol, coups de bottes, je me retrouve à terre avec bientôt 6 gars sur le paletot avant que je comprenne qu’ils s’agissaient de BACeux et non de fachos !

Un deuxième camarade se fait lui aussi projeter au sol, par des CRS, et se fait menotter méchamment alors qu’il ne bouge pas et se laisse faire sans aucune résistance …

Après s’être acharnés un moment sur moi, enfin … jusqu’au moment où ils comprennent qu’avec le poids de leur collègue et de sa botte sur le bras, je ne peux pas bouger mon bras afin qu’ils me passent les menottes …. ils finissent par me remettre debout, menotté bien serré … avec le doigt dans l’œil pour ’’m’aider ’’ à me relever …

Aussitôt, deux BACeux me prennent en charge et insistent pour me faire baisser la tête, mais jamais un syndicaliste ne baisseras la tête devant les forces de répression ! Enfin, pas chez nous, je l’espère ! Baisser la tête, ca leur permet de te balancer des coups de poings dans la tête sans que les personnes autour ne le voient … comme ils le feront à un autre interpellé.

De l’entrée du parc jusqu’au fourgon, les deux BACeux profèrent toutes sortes d’insultes et d’insanités à mon encontre : ’Sale PD’, ’On vas te refaire le cul au commissariat’, ’Nous, on est pas des grouillots de flics, on vient des quartiers’ … sans recevoir de ma part que le silence le plus obstiné.

Arrivés au fourgon, ces derniers me jettent dans le fourgon et me ’remettent’ à un de leur acolytes, policier, ce coup-ci. Ce dernier essaye de me faire assoir à grands coups de baffes dans la figure : menotté et allongé sur le dos entre les sièges, c’est pas simple … avant de me balancer un coup de pied dans le plexus quand j’avais enfin réussi à poser une fesse sur le siège … sur le coup, je reste à moitié soufflé et groggy mais je continue de garder le silence.

12h30 : On amène alors, vers le fourgon, le troisième interpellé qui lui aussi est jeté à côté de moi sur la banquette. J’ai le temps de voir une petite personne âgée demander au policier qui nous garde ’Mais pourquoi vous les avez arrêtés ?’ Et ce dernier de répondre, ’C’est des casseurs Madame ! Ils n’ont que ce qu’ils méritent !’. Soudain, j’ai le cœur qui s’accélère de plus en plus, souffle court, je halète et tombe de la banquette. Mon camarade d’infortune, préviens alors le policier qui nous garde. Celui-ci ne décoche pas un regard … Il renouvelle cet appel à venir à mon aide 5 minutes plus tard, et, ce coup-ci, le policier lui répond en substance “qu’il en a rien à foutre et que je peux bien crever. Cinq minutes plus tard, moi, toujours haletant et avec le cœur en tachycardie, ils démarrent et nous emmène à l’hôtel de police. La bas, ils me déposent sur le banc mais je ne peux me tenir dessus … et m’écroule à terre. De plus mon bras droit me fait super mal et je n’arrive plus à le plier. Les policiers de permanence s’inquiètent et se décident enfin, eux, à appeler le SAMU.

Celui-ci interviendras à 13h15. Les gens du SAMU prennent ma tension, mon pouls, m’aide à calmer mon coeur et mon souffle avant de repartir en me disant et en otant que le coup au plexus et le stress de l’arrestation sont la cause de mon malaise cardiaque …

14h00 : je reviens sur le banc, en plus de mon camarade d’infortune du fourgon, une jeune fille (passagère de la voiture) est présente mais non-menotté, ainsi qu’un autre jeune homme pas mal abimé, lui …

14h15 : Nous voyons passer un OPJ et lui demandons les motifs de nos arrestations, qui ne nous avaient toujours par été signifiés. Pour moi se sera : “Rebellion et violences volontaires envers les forces de l’ordre.”

Ensuite :. Passage du médecin qui me regarde rapidement, puis retour au banc. Passage de BACeux pour enfin enlever les menottes du premier interpellé (fais quand même 2 bonnes heures qu’il a ces menottes hyper serrées). Insultes de la part des BACeux quand ce dernier demande à au moins un peu de politesse puis coups et étranglement … sous l’oeil des caméras intérieures de l’hôtel de police.

Ils me demandent si je dèsire qu’ils joignent mon avocat et am famille. Je réponds par l’affirmative et leur donne les numéros et noms. Ils préviendront ma femme à 14h45 en lui disant que “tout va bien”.

Fouille, et zou, en cellule … Je roupille un peu, essayant un peu de récupérer avant la suite …

On m’emmène voir l’OPJ, et début de l’interrogatoire … Evidemment aucun des BACeux qui m’ont arrété ne sont présents … Un dossier global est ouvert pour parait-il des “dégradations”, des “rebellions” et des “violences envers les forces de l’ordre”.

La paperasserie commence, nom, prénom, descendance, ascendance, possession, employeur … Ce à quoi je réponds de mauvaise grace.

Je lui indique que je suis syndicaliste et qu’au moment où ils m’ont sauté dessus, je portais notre drapeau haut et fier ! Il est impossible que même les BACeux ne l’ai pas vu !

Et alors moi, dans ce dossier fourre-tout, je suis censé avoir empêché l’arrestation du premier interpellé, donc interpellé avant moi et à 30 bons mètres de ma position …

Ah ! Et j’apprends que je me suis rebellé car je ne me serais “pas laissé faire” lors de cette arrestation musclée …

Ce à quoi je réponds que n’ayant pas eu le temps de comprendre que mes agresseurs n’étaient pas des agresseurs mais les “forces de l’ordre” elles-mêmes, je ne pouvais pas me trouver en situation de rebellion ! D’autant qu’ils ne s’étaient pas présentés comme tels et qu’aucune sommation ni avertissement quelconque aurait pu laisser penser un seul instant que ces trois gaillards patibulaires et agressifs auraient pu être … des policiers !!!

L’OPJ est perplexe et continue sur le deuxième chef d’inculpation : ’Violences volontaires sur les forces de l’ordre’.

Là, il me déclare que j’aurais donné des coups de pieds à des agents ! Evidemment, avec mon gabarit d’allumette, et 6 mecs sur le dos, j’ai dû avoir beaucoup de possibilités de leur faire mal … Je lui demande si ils ont été blessés, en relevant mes manches et en lui montrant les coups de tonfas que j’ai pris sur le bras droit, dont un énorme hématome de 8×6cm sur l’avant bras … en dessous d’un bracelet en cuir : imaginez comment ils ont du taper fort !

Il passe à la suite et commence à m’interroger sur le premier interpellé : pas de chances, je ne l’avais même pas vu dans la manif et ne le connaissais pas non plus d’avant ! Son interrogatoire laisse transparaître que c’est lui qu’ils voulaient arrêter en particulier et que, nous autres, nous ne sommes que des ’’dégats collatéraux’’ … De nombreux témoins ayant entendu les conversations des forces de l’ordre avant leur charge brutale confirmeront celà par la suite.

Voilà … ce fut vite fait … Il me demande mes empreintes et un prèlévement ADN, tout en ayant l’air de connaitre ma réponse … Que je lui confirme : Non.

Il me fait signer le PV.

Je demande une copie : on me la refuse ! Il faut que ce soit mon avocat qui leur demande … La prochaine fois, je ne signe pas si ils ne me donnent pas une copie avant !

Et retour en cellule … on me précise que mon avocat passera me voir. Quelques temps plus tard, un policier vient me chercher et m’emmène dans une petite salle voir mon avocat, Maître Girault. On se retrouve dans une petite pièce, il prend de mes nouvelles, s’inquiète de mon état de santé et me donne les conseils pour la suite, en me disant que je devrais sortir dans pas trop longtemps.

Ben, franchement, première fois que je suis content de voir un avocat  ;) Un premier mai en plus, et alors, qu’il ne me connaissait pas auparavant !

Retour en cellule … le temps commence à se faire long, j’ai toujours mal au bras droit et ne peux pas le plier, en plus il fais un froid de canard dans leur cellule et j’ai rien avalé depuis hier soir à part un café ce matin, rapido, et une demi-canette à midi …

Fin de compte, à 19h45 ils me relâchent, bon dernier ! Et ils s’impatientent quand je mets un peu de temps pour récupérer tous les objets de ma fouille … Essayez de remettre vos possessions en ordre avec unseul bras : le gauche ! et vous comprendrez …

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Des camarades CNT sont là pour m’accueillir ainsi que d’autres personnes qui nous avaient déjà croisé. Ils ont fait le pied de grue devant l’hotel de police toute l’après midi ! Merci encore à eux, ca fait du bien !

On trace chez un camarade sous l’insistance des policiers qui veulent nous voir déguerpir au plus vite …

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Extrait des six pages de certificat médical constatant les violences

On contacte un médecin qui veut bien se déplacer pour m’ausculter. On s’installe tranquillement dans un coin et il remplit ses feuilles d’ordonances avec la liste des traumatismes physiques que je présente : hématomes, plaies, éraflures … au total, 6 pages de constat !

Voilà ce que fut MON premier mai …

Comble du bonheur, je tombe plus tard, sur un article du Dauphiné Libéré titré : “Quand les casseurs cassent l’ambiance !” Visiblement ils ont repris à l’identique le communiqué du commisaire qu’ils citent. “trois hommes ont été identifiés comme étant des casseurs” : Pourtant un seul interpellé a vu cette accusation retenue contre lui, et pas moi !

Vous avez dit “journalisme”, au DauBé ? Diffamation ? Ou servilité ?”

RoX

Ces faits sont gravissimes dans une “démocratie”, et pourtant on ne peut s’empêcher d’être un peu soulagés : notre copain est vivant, et encore en état de marcher. Sommes nous en 2009 en France, ou en 1933 en Italie ou en Allemagne ??? On ne sait plus … on s’habitue, c’est tout !

On s’habitue à vivre dans un régime où la police peut mentir presque impunément, où les droits de l’homme sont de plus en plus régulièrement foulés aux pieds, et où une justice de classe a remplacé la présomption d’innocence par une “présomption de culpabilité”. Les “sans-papiers” sont enfermés dans des camps, comme avant la seconde guerre mondiale pour les républicains d’Espagne ; être jeune est suspect aux yeux des gouvernants, les syndicalistes sont arrêtés, et les vrais voyous laissés en liberté. Les jeunes sont trop souvent victimes d’une justice d’abattage, avec les dérives des comparutions immédiates, tandis que les vieux politicards soupçonnés de corruption sont jugés 10 ou 15 ans après les faits, une fois les témoins morts et enterrés, comme pour Pasqua ou Chirac ! Faut-il penser que certains policiers ajoutent la lâcheté à la forfaiture, en préférant arrêter des innocents pacifiques que des “présumés coupables” qui pourraient eux se rebeller pour de vrai ?

Aux états-unis, fortement touchés par ces dérives totalitaires sous le gouvernement Bush, une organisation citoyenne s’est crée, Cop-Watch, pour surveiller les forces “de l’ordre” et filmer leurs dérapages. Faudra t’il en faire autant pour retrouver une police au service des citoyen-ne-s [Minga

“Parce que le vrai courage est de faire ce qui est juste”

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  • http://quefaitlapolice.samizdat.net/ (…En juin 1994 paraît le premier numéro de Que fait la police ? En cinq ans, cinquante numéros de ce bulletin sont réalisés. Depuis juin 1997, la France aurait changé de régime – la gauche plurielle étant au pouvoir – mais les policiers, dont la haute hiérarchie est globalement restée en place, n’a en rien changé, ni modifié ses détestables pratiques. Trop de policiers sont toujours aussi racistes, violents, sexistes, sûrs d’un pouvoir qu’ils considèrent comme illimité – rassurés par la certitude d’être ” couverts ” , le plus souvent, par leur hiérarchie et, ponctuellement, par la justice. On nous dit que la police ne fait pas de politique et que son rôle se limite à veiller sur la sécurité des personnes et des biens. À qui peut-on encore faire croire une telle fable ? À l’heure où paraît ce recueil, un large réseau se met en place pour témoigner de la nécessité d’être attentif aux retombées de l’idéologie sécuritaire. Cela en un temps où notre société est menacée par cette présence policière de plus en plus étouffante, au risque de remettre en cause les libertés les plus élémentaires.)
  • http://infokiosques.net/spip.php?article538 (...Ce guide ne s’imagine pas que la procédure pénale représente en quoi que ce soit une garantie absolue pour ceux et celles qui se sont fait arrêter. Mais si la machine répressive est arbitraire, elle doit pourtant agir au nom du droit : connaître celui-ci, c’est apprendre la langue de son ennemi, c’est pouvoir se repérer dans les méandres de ses dispositifs de répression. Il devient parfois possible d’échapper aux pièges les plus grossiers et d’user de tous les moyens, même légaux, pour s’en sortir « au mieux... ».)

Publié dans 1er mai, 2009, CNT interco 38, cnt38, grenoble, guerre des classes, guerre sociale, insultes, lutte de classes, manifestation, répression, répression du mouvement social, résistance, solidarité, système d'injustice, violences policières | Taggé: , , | Leave a Comment »

Manif du 1er mai 2009 à Grenoble: Un coup contre l’un d’entre nous est un coup contre tous !!

Posté par assr38 le mai 3, 2009

“Police partout, justice nulle part !”

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Photo tirée du livre “Joe Hill”, Les IWW et la création d’une contre-culture ouvrière révolutionnaire.  de Franklin Rosemont aux éditions CNT, région parisienne.

Encore une fois les forces de répression du gouvernement se sont déchaînées contre 4 militants (dont 1 militant de la CNT interco 38). Une  plainte  auprès du parquet va êre déposée pour violences policières.

Pour plus d’infos voir   http://grenoble.indymedia.org/2009-04-29-Un-1er-mai-flique

Ils ont reçu des coups de  tonfas, des coups de bottes et des claques; les insultes et les déclarations homophobes des agents de
la BAC qui les ont trainé du parc Mistral jusqu'au véhicule n'ont pas manqué: 'Sale PD', 'Enculé', 'Tu vas voir ont vas te refaire le cul', ...

Manifestation de soutien devant l'hôtel de police de Grenoble

Manifestation de soutien devant l'hôtel de police de Grenoble

soutien_devant_hotel_police2 Après évacuation par les forces de répression Appel à témoignage Si vous avez des photos, des films ou autres documents très difficilement falsifiable qui vienne appuyés vos dires, il faut les conserver ! De préférence sur le support d'origine (cartes mémoire des appareils photos numériques, négatifs pour les autres appareils photos, ..., car tous ces appareils gardent un certains nombre d'informations sur les conditions de prises de la photos qui viennent corroborés la non-falsification de ces enregistrements. Contact: interco.38 AT cnt-f.org Voir
  • http://juralibertaire.over-blog.com/article-30937195.html (Provocations, violences et interpellations policières au 1er Mai à Nîmes
    La CNT du Gard tient à marquer son indignation quant aux provocations policières ayant eu cours lors de la fin de la manifestation du 1er Mai à Nîmes aux abords du Quai de la Fontaine.La CNT Nîmes déplore linterpellation musclée (gaz lacrymogène, flashball, tonfa, coups, et matraques), et totalement disproportionnée, de lun de ses membres chargé initialement de récupérer les drapeaux de notre organisation dans le chahut organisé par les forces de police autour de leurs véhicules. Alors quil tendait la main à un camarade au sol, ce dernier a reçu un coup de poing sur le nez dont le diagnostic médical pourrait bien confirmer une fracture après radio. Une fois soigné par les équipes de secouristes de la Croix-Rouge, il a été interpellé à proximité du Barnum installé sur le cours Jean-Jaurès pour le marathon, en compagnie de ses camarades quittant la manifestation pacifiquement. Une fois de plus l’agressivité policière est réelle, ce que beaucoup qualifieraient d’agissement de «cow-boy».
    Les forces de police ont fait usage de provocations grossières et ont fait preuve d’un amateurisme qui n’a d’égal que leur volonté de nuire aux manifestants. L’orchestration de ces violences trouve tout son sens si l’on observe que la première interpellation, outre la mise en scène policière, était sans aucun fondement.
    La CNT Gard dénonce l’opportunisme des faits qui sont retenus contre le militant cénétiste interpellé. Il nie totalement les faits qui lui sont reprochés. Sa notoriété et son intégrité ne font aucun doute pour les 200 militants gardois présents pendant près de deux heures devant l’hôtel de police pour le soutenir en début d’après-midi. Nous restons persuadés qu’il s’agit d’accusations fantaisistes visant à justifier les gesticulations policières ou les initiatives belliqueuses prises par quelques-uns de ses membres.
    Aussi, nous appelons à un soutien sans réserve de notre camarade face à l’iniquité des violences policières intervenues ce 1er Mai. Face à l’inculpation dont il fait l’objet, face à ces évènements qui confirme aux dérives sécuritaires de notre gouvernement, nous saurons réserver le traitement militant qu’il se doit.
    ‘)
  • http://fr.wikipedia.org/wiki/Pinkerton_National_Detective_Agency (…Ils furent souvent employés par le patronat américain pour infiltrer les syndicats, et briser les grêves. Ainsi, ils attaquèrent de nombreuses assemblées de travailleurs, de nombreux activistes, militants, et démolirent à plusieurs reprises des locaux syndicaux et leurs lieux de réunion.…’)

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Tract de la CNT38 pour le 1er mai 2009: Le capitalisme c’est la crise, le capitalisme c’est la guerre ! POUR UN AUTRE FUTUR !

Posté par assr38 le mai 1, 2009

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Le capitalisme c’est la crise, le capitalisme c’est la guerre ! POUR UN AUTRE FUTUR !

Hier comme aujourd’hui, aujourd’hui comme demain le capitalisme est en crise. Une crise perpétuelle qu’on nous ressert pour maintenir la pression sur les travailleurs et travailleuses. Une crise pour justifier
les licenciements, augmenter les prix, bloquer les salaires, casser les systèmes de retraite, la sécurité sociale, pour précariser toujours plus. Alors que de l’argent il y en a plein les banques et plein les poches des patrons. Assez des complaintes sur les « excès du libéralisme », de la « réforme par la négociation », assez de l’alternance politique, du « dialogue social » truqué et complaisant. Nous refusons de continuer à négocier nos défaites et au contraire nous voulons organiser nos victoires !

A bas les bureaucraties syndicales !

Parce que proposer la date du 1er mai comme seule suite sérieuse aux grèves massives du 29 janvier 2009 et du 19 mars 2009, c’est nier les enjeux, mépriser les travailleurs et travailleuses en lutte et s’opposer à la volonté collective d’en découdre.
Parce que négocier des licenciements et se vanter de contrôler les travailleuses et travailleurs c’est détruire le syndicalisme.
Parce que ne proposer que des défilés symboliques et des grandes journées de mobilisation sans lendemain c’est user et étouffer nos luttes, c’est saborder l’unité indispensable pour gagner. Les grèves
générales interprofessionnelles et reconductibles, comme en Guadeloupe, sont nécessaires pour faire plier les chefs économiques et politiques.
C’est en bloquant l’économie, en décloisonnant les luttes, que nous arriveront à faire plier toutes celles et ceux qui veulent nous faire payer leur crise.
C’est en construisant des résistances que nous imposerons une redistribution réelle, juste et égale, des richesses.

Pour un syndicalisme de combat !

C’est en développant la solidarité internationale sans faille de tous les travailleurs, du Nord comme du Sud, de l’Ouest comme de l’Est, que nous ébranlerons le système politique et économique capitaliste qui
écrase sauvagement nos droits et nos libertés.

Parce que nous estimons que l’exploitation a assez duré, parce que nous en avons marre de travailler toujours plus vite et plus dur pour augmenter leurs profits, parce que nous avons droit à une santé, à une
éducation et à des transports publics et gratuits, parce que tout le monde doit pouvoir circuler et s’installer librement dans un monde sans patries ni frontières, pour toutes ces raisons et bien d’autres encore
nous appelons au développement d’un syndicalisme de classe, révolutionnaire, anticapitaliste et anti-autoritaire, seul capable de renverser le rapport de force et mettre un terme au chantage à la crise
et aux politiques de destruction sociale qui l’accompagnent.

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Autres liens

  • http://juralibertaire.over-blog.com/article-30843503.html (1er Mai, et après ? Faisons sa fête au patronat !

    «Nos maîtres voudraient pour la tranquillité des bourgeois et des gouvernants que notre 1er Mai soit un jour de fête, de réjouissances prolétariennes. La paix sociale triompherait et la bourgeoisie serait tranquille […]. Non, le 1er Mai ne sera pas un jour de fête pour les travailleurs conscients, c’est un jour de chômage et de revendications» titrait une affiche syndicale de 1909… Cent ans plus tard, en 2009, des ouvriers «séquestrent» leur patron, des étudiants font de même avec leur président duniversité, des enseignants deviennent des désobéissants, des lycéens bloquent les gares, des gens «sans histoire» aident des «sans-papiers», des anti-nucléaires arrêtent les trains… Cest linsubordination qui vient…

Le 1er mai devient alors la fête des travailleurs (et non la fête du travail) et fait son bout de chemin à travers le temps. Cette année, la traditionnelle manifestation du 1er mai intervient dans un contexte de colère sociale que la frilosité et les tergiversations des grandes centrales syndicales ne calment pas. En 2009, Grenoble bouillonne de luttes :

  • Grève à Caterpillar
  • Mouvement dans l’enseignement supérieur
  • Luttes pour les sans-papiers et la liberté de circulation
  • Luttes sur le logement
  • Luttes contre la répression et le délire anti-terroriste
  • Lutte contre la Technopolis et ses grands chantiers – Giant, Rocade Nord, Jeux Olympiques…

Que se prépare-t-il pour ce 1er mai ?

  • Rendez-vous dès 9h00 à la gare de Grenoble pour le recrutement des clowns
  • Rendez-vous pour la manifestation à 10h00 à la gare de Grenoble
  • un village alternatif de l’Interlutte dès 12h00 devant le palais des sports.

_________________________________________________________________________________________________________________________________

  • http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_des_Travailleurs (…C’est ainsi que le 1er mai 1886, la pression syndicale permet à environ 200 000 travailleurs d’obtenir la journée de huit heures. D’autres travailleurs, dont les patrons n’ont pas accepté cette revendication, entament une grève générale. Ils sont environ 340 000 dans tout le pays. Le 3 mai, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago. Le lendemain a lieu une marche de protestation et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers. C’est alors qu’une bombe explose devant les forces de l’ordre. Elle fait un mort dans les rangs de la police. Sept autres policiers sont tués dans la bagarre qui s’ensuit. À la suite de cet attentat, cinq syndicalistes anarchistes sont condamnés à mort ; quatre seront pendus le vendredi 11 novembre 1887 (connu depuis comme Black Friday ou vendredi noir) malgré l’inexistence de preuves, le dernier s’étant suicidé dans sa cellule. Trois autres sont condamnés à perpétuité.Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l’un des condamnés, August Spies : « Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui[3] »‘)

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CNT 38: festival de la CNT les samedi 25 et dimanche 26 avril 2009 au 102 rue d’Alembert Grenoble

Posté par assr38 le avril 4, 2009

Festival de la CNT 38

Festival de la CNT 38

affiche-festival-noir-rouge

Samedi 25 & dimanche 26 avril 2009:  Festival C.N.T. 38  Rencontres, projections & concert Le samedi (entrée libre & restauration à prix libre) au 102 rue d’Alembert 38000 Grenoble:

Samedi 25 Avril :

- 10h30“Luttes internationales contre les réformes de l’éducation”

Le syndicat des travailleuses et travailleurs de l’éducation 38 présente : “Luttes internationales contre les réformes de l’éducation“. Rencontres avec des militant-e-s sur la situation en Italie, en Grèce et en Palestine, et échanges sur les modes de lutte au niveau international. Projection d’un court documentaire sur le mouvement Grec.

- 13h00 – Repas à prix libre.

- 14h00Atelier théâtre-forum à partir de “situations d’oppression”

Le syndicat Santé-Social et collectivités territoriales présente : Atelier théâtre-forum à partir de “situations d’oppression” vécues au quotidien par les travailleurs et travailleuses de ces secteurs
professionnels (oppresseur-e-s, oppréssé-e-s?…)”.

- 17h00 – Syndicalisme et Antifascisme.

L’union départementale CNT invite des camarades de Bologne et de Gènes de l’USI-AIT (Unione Sindacale Italiana) à revenir sur leur expérience dans le contexte de l’avancée et de l’institutionnalisation du fascisme en Italie. Projection d’un extrait du film “Nazirock” de Claudio Lazzaro (2008) : l’extrême droite vue par l’intérieur, un voyage dan la musique, les chefs, les alliances, les rituels, le dédouanement politique qui est en train d’ouvrir aux nazi-fascistes italiens les portes du pouvoir institutionnel.

Entrez libres, restauration à prix libre.

- 20h30 Concert : Daily O.D. (Daily o.d.) / Damn’Dynamite Damn’Dynamite. / Zerenvengers (Ze Revengers,)/ Les Apalaches (paf 3 euros)

Dimanche 26 Avril :

- Repas collectivisé et en musique avec Pistil (ex-Pustule l’Ardéchois), tables de presse, et plus si le coeur nous en dit.

contact UD CNT 38 : interco.38 AT cnt-f.org

Liens

  • http://fr.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9d%C3%A9ration_nationale_du_travail_(France)
  • USI-AIT
    • http://it.wikipedia.org/wiki/Unione_Sindacale_Italiana (’Oggi l’USI-AIT si presenta come sindacato autogestionario, che si caratterizza per la struttura organizzativa libertaria e federalista (sindacato autogestito), per il suo impegno a favore dell’autorganizzazione dei lavoratori (alla quale, ogni qualvolta è possibile, non intende sostituirsi), per la prospettiva in cui si muove, che rimane quella della costruzione di una società socialista e libertaria.‘)
    • http://www.usiait.it/
  • http://fr.wikipedia.org/wiki/Antifascisme
  • Film “Nazirock” de Claudio Lazaro
    • http://www.nazirock.it/english.php
    • http://www.camicieverdi.com/blog/
    • http://www.nazirock.it/international_press.php (’L'Italie va mal! Tel est le message lancé par le journaliste Claudio Lazzaro à travers ses deux documentaires: Camicie verdi (en relation avec les «uniformes» des fanatiques de la Lega Nord) en 2006 et désormais Nazirock, sur le parti d’extrême droite Forza Nuova.«Claudio Lazzaro a travaillé pour la presse écrite italienne pendant près de 30 ans, avant de se lancer, il y a trois ans, dans la production et la réalisation de documentaires politiques. Son but? «Faire de l’information librement et de manière autonome, grâce aux nouveaux moyens de production à bas coût et de distribution : DVD, Internet, etc…», révèle celui qui n’a pas peur d’avancer que «la liberté de presse en Italie est très très réduite; avec un Berlusconi qui possède la moitié des chaînes de télé et en contrôle l’autre moitié, grâce à ses relations, même quand il est dans l’opposition!» Pour réaliser son Nazirock, Claudio Lazzaro s’est simplement fait accréditer, à l’automne 2006, à un meeting politique du mouvement Forza Nuova. Le spectateur peut ainsi découvrir, à travers les prises de parole des orateurs, les interviews et les chansons des groupes de «nazirock» Legittima Offesa et Hobbit, l’idéologie de ce parti ouvertement néofasciste, xénophobe, révisionniste, qui prône l’intimidation dans le débat politique et la violence. Les partisans n’hésitent d’ailleurs pas à reprendre des symboles comme la croix celtique (symbole des l’extrême droite) ou même gammée (croix nazi) et un look volontairement skinhead. «Duce, duce, duce!», scandent les spectateurs des concerts en reprenant le salut romain. «Ce genre de mouvements extrémistes existent un peu partout en Europe occidentale. L’anomalie italienne c’est qu’ils arrivent à entrer dans la politique institutionnelle!, regrette Claudio Lazzaro. Malgré la Constitution qui dit qu’on ne peut pas reconstruire le parti fasciste et la loi qui en interdit l’apologie, Roberto Fiore (NDLR : le leader de Forza Nuova) est devenu parlementaire européen après les dernières élections politiques.» Le réalisateur parvient à garder, pendant les prises, le recul nécessaire pour que ses interlocuteurs aient envie de s’ouvrir. Des propos qui n’ont, souvent, même pas besoin d’être commentés…Claudio Lazzaro ne stigmatise pas ces jeunes de ce mouvement d’extrême droite, souligne Sébastien Louis, administrateur de l’association Luxembourg against racism et spécialiste des phénomènes des supporters ultra. Il montre que ce sont des gens comme les autres, tombés dans une idéologie à cause d’un mécanisme bien rodé, comme la musique ou le football. On est souvent en présence d’un sous-prolétariat blanc de la périphérie des grandes villes, qui trouve refuge dans ces structures.» «Mais si on gratte on remarque qu’il s’agit pour la plupart de gens apolitiques manipulés par quelques leaders», ajoute-t-il….’)

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Campagne contre Coca-Cola: nous n’oublions pas les meurtres d’Isidro Gil et Adolfo Munera

Posté par assr38 le avril 4, 2009

Idro Segungo killed by Coca Cola

Idro Segungo killed by Coca Cola

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Source: http://www.ymlp199.com/msg.php?id=ktopcxbaqt

CAMPAIGN TO STOP KILLER COKE

We are seeking your help to stop a gruesome cycle of murders, kidnappings, and torture of union leaders and organizers involved in daily life-and-death struggles at Coca-Cola bottling plants in Colombia, South America.

“If we lose the fight against Coca-Cola, we will first lose our union, next our jobs and then our lives.”

SINALTRAINAL Vice President Juan Carlos Galvis
————————-
Please donate to the Campaign. ( https://www.paypal.com/xclick/business=stopkillercoke%40aol.com&no_not e=1&tax=0&currency_code=USD )
————————-

The Campaign to Stop Killer Coke is working with individuals, other organizations and stockholders to hold Coke accountable for serious labor, human rights, environmental, health and marketing abuses. If you or your organization would like to participate in or help organize for activity inside or outside the annual meeting, contact us at (718) 852-2808 or e-mail us at StopKillerCoke@aol.com.

Killer Coke Tee-Shirts & DVDs Available for Donations to the Campaign

The Campaign to Stop Killer Coke now has tee shirts for a donation to the campaign. These union-made tee shirts are 100% cotton, pre-shrunk and 100% sweatshop-free from No Sweat Apparel. Click http://www.killercoke.org/ordershirts3.pdf to see information on how to get a tee shirt.

Anti-coca tee-shirts

Anti-coca tee-shirts

Learn the truth about The Coca-Cola Co.

“We believe the evidence shows that Coca-Cola and its corporate network are rife with immorality, corruption and complicity in murder.” Campaign to Stop Killer Coke/Corporate Campaign, Inc. Director Ray Rogers

Visit www.KillerCoke.org ( http://www.killercoke.org )

PDFs:

isidro_gil_adolfo_munera_let_us_not_forget

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8 mars en Grèce : Konstantina Kuneva, femme, immigrée, syndicaliste et martyre

Posté par assr38 le mars 8, 2009

Source: http://juralibertaire.over-blog.com/article-28766360.html

kkuneva

Cette année, en Grèce, le 8 mars, Journée internationale des femmes, est dédié à une femme bulgare, Konstantina Kuneva. Elle a immigré en Grèce en 2002. Depuis lors, elle s’est battue pour les droits des «esclaves modernes», les employé(e)s de ménage, le plus souvent immigré(e)s. Il y a deux mois, des agresseurs, toujours pas identifiés, l’ont gravement blessée à l’acide et au vitriol. Konstantina Kuneva est devenue le symbole de la journée du 8 mars.

Dans la nuit du 3 au 4 mars 2009, une vingtaine d’hommes, portant des masques de Carnaval, ont fait feu sur certains wagons de la ligne de métro Kifissia-Le Pirée, arrêtés à la station de Kifissia, faubourg chic d’Athènes, dans le but de «venger Konstantina Kuneva», comme le groupe, signant «Bande de la conscience révolutionnaire», le revendique sur Internet (http://juralibertaire.over-blog.com/article-28613911.html)



Mais qui est Konstantina, que des milliers de féministes, de syndicalistes, d’étudiantes et d’universitaires, de mères de familles avec leurs filles adolescentes portant des brins de mimosas vont honorer lors de la manifestation du 8 mars à Athènes ? Les manifestantes partiront de la station de Kifissia, feront une halte devant le Parlement, pour arriver devant l’hôpital Evanghelismos, où Konstantina Kuneva est soignée.

Konstantina a 44 ans. Diplômée en histoire, elle est arrivée en Grèce en 2002 depuis la ville portuaire de Silistra, située dans le Nord-Est de la Bulgarie, près de la frontière bulgaro-roumaine. Elle était accompagnée de sa mère sexagénaire, et de son fils, aujourd’hui âgé de douze ans et souffrant d’une insuffisance cardiaque. Konstantina a fait ce long voyage pour trouver du travail. Une immigrée parmi tant d’autres, qui a dû oublier son diplôme pour accepter l’unique métier que la Grèce lui offrait : femme de ménage dans une société sous-traitante de l’Isap, qui gère la ligne métropolitaine Le Pirée-Kifissia.

«Konstantina n’est pas seule
ISAP-OIKOMET, meurtriers»


Konstantina a fait de ce travail l’étendard de sa lutte contre «l’esclavage moderne» qu’elle a subi avec ses collègues. Elle a réussi à réunir 1700 de ces «esclaves» dans l’Union pan-attique du personnel de nettoyage et de maison (PECOP), dont elle est devenue la secrétaire générale. Durant toutes ces dernières années, Konstantina a signalé, à tout occasion, les abus subis.

Par exemple, la société de nettoyage, Oikomet, dont dépendait (précairement) Konstantina, et qui «loue» les services de ses employés à des entreprises publiques, contraignait les travailleurs, des femmes pour la plupart, à signer des contrats «blancs», dont elles ne recevaient jamais la copie. Des six heures journalières de travail effectif, seules 4.5 leur étaient payées, sans jamais dépasser les 30 heures hebdomadaires, seuil à partir duquel l’activité est reconnue comme un travail ouvrant droit aux contributions et bénéfices prévus par la loi.

Le conflit concernait aussi le treizième mois, que l’entreprise aurait voulu s’abstenir de verser, alors qu’il est prévu par les contrats, en n’accordant qu’une petite somme aux employés : cette affaire a déjà été portée devant la justice.

Lutter contre ce type d’exploitation signifiait, pour la syndicaliste bulgare immigrée en Grèce, une condamnation à mort : destin auquel Konstantina n’a échappé que d’un cheveu. Elle était belle et attirante, avant cette nuit du 23 décembre 2008. Un groupe d’inconnus l’attendait en dessous de chez elle, dans les faubourgs populaires de Petralona et lui a jeté du vitriol au visage et sur les épaules, en l’obligeant même à avaler de l’acide pour lui clouer le bec à jamais.

«Nos patrons nous tuent»


Aujourd’hui, après deux mois et demi, un de ses yeux vert clair a recommencé à distinguer la silhouette de qui vient lui rendre visite. Il aura fallu trois interventions de chirurgie plastique reconstructrice, dans l’attente de soigner plus profondément les organes internes brûlés par l’acide, l’estomac et les poumons.

Les soins sont payés grâce à une collecte à laquelle ont contribué ses collègues, tous les syndicats grecs, beaucoup d’administrations communales, des milliers de citoyennes hellènes ou immigrées, mais aussi des personnes de toute l’Europe qui ont répondu à l’appel lancé sur Internet et même publié par le journal français Libération. L’État grec, en revanche, ne paie rien, car Konstantina Kuneva n’a aucun droit de Sécurité sociale. Parallèlement, l’enquête policière se poursuit pour retrouver les agresseurs, mais sans aucun résultat : un immigré albanais a été arrêté puis relâché pour manque de preuves.

«Ce sont de petits poissons», a commenté la psychiatre Katerina Matsa, interviewée par le quotidien athénien Eleftherotypia. Elle n’a jamais quitté Konstantina, qui se bat entre la vie et la mort depuis plusieurs mois au service de soins intensifs. «Le mobile doit être cherché chez ceux qui tiennent les manettes de cet énorme réseau d’exploitation du travail au noir qui concerne surtout les immigrés», ajoute-t-elle.

La syndicaliste bulgare a perdu son autre œil pour toujours. «Konstantina commence à parler, seulement depuis peu, avec l’aide d’un appareil spécial», raconte la psychiatre. «Avant, elle communiquait en me touchant le visage et en écrivant difficilement des petits messages sur des bouts de papier. Elle m’a dit qu’elle aimait la musique : Mozart, Andrea Bocelli, parce qu’il est aveugle comme elle l’est maintenant»… Des cicatrices lui couvrent le visage et les mains, rougies par des années de dur labeur.

Ces signes extérieurs de souffrance s’atténueront peut-être grâce aux interventions chirurgicales. Les cicatrices intérieures perdureront, toutefois, jusqu’à hurler d’indignation et de douleur contre qui voulait la voir morte, parce qu’elle a osé défendre celles qui ont été réduites en esclavage par un marché de travail digne du Moyen Âge. Une mission, à laquelle Konstantina continuera à se dédier de toutes ses forces, comme elle l’a déjà dit. Mais à sa manière.

Car Konstantina n’est pas femme à chercher la publicité. Elle a refusé le siège au Parlement européen que lui ont offert deux partis de l’opposition : le Pasok («Lui offrir un poste en liste serait envoyer un signal à toute la société, une action symbolique de respect et de dignité envers une femme qui n’a certainement pas été accueillie avec hospitalité en Grèce»), et la coalition de la gauche réformiste Syriza («Konstantina Kuneva est l’emblème de la femme travailleuse, immigrée, syndicaliste»).

La réponse de Konstantina : «Non merci. Je ne descendrais en lice que si l’Union pan-attique des employés de ménage se présentait aux élections.» La vice-présidente du syndicat, son autre ange gardien, à côté de sa mère et de la psychiatre, s’indigne : «Les partis de gauche se souviennent d’elle seulement maintenant qu’elle est blessée ? Pourquoi ne l’ont-ils pas fait quand elle allait bien, qu’elle était forte et qu’elle se battait pour nos droits ?» Il semblerait d’ailleurs que la société Oikomet, le sous-traitant chargé de l’entretien dans les stations de la ligne Kyfissia-Le Pirée, soit la propriété d’un vieux cadre du Pasok.

Dans tous les cas, le combat continue. La semaine dernière, les collègues de Konstantina Kuneva ont occupé les bureaux de la ligne et ont obtenu la révision du contrat d’Oikomet pour qu’elles soient embauchées à durée indéterminée. Depuis l’hôpital, Konstantina a souri en apprenant la nouvelle. Son martyre n’aura pas été vain.

Gilda Lyghounis – Osservatorio sui Balcani, 6 mars 2009
Traduit par Mandi Guéguen – Le Courrier des Balkans, 7 mars 2009.

Traduction anglaise de deux tracts
diffusés dans les rues d’Athènes ces derniers jours :

Faceless

The attack against Konstantina Kuneva wasn’t a murderous one. Her likely death as a result of this attack was a secondary issue for the pigs who conducted it. The sulfuric acid was used for her stigmatisation, her degradation, her disgrace. For her return to order, to the domestic and private, to the role of woman.


Sulfuric acid attacks aim for the face and this is anything but a coincidence. The face of the woman in patriarchy is laid through the antagonism around stereotypes of beauty. A woman has a public face to the extent that she is beautiful. When a woman tries to gain a face not for what she “is” but for what she does, she has to be put back in her place — the place of the private, the place of gender normality as defined by male sovereignty. Especially when her position as a cleaner incorporates, more than any, the “meaning” of her social gender as the non-productive, the family-gender, the passive, the reproductive. As the servant staff of those who “really work”.

In the face of Kuneva the symbolisms of the woman, the migrant, the cleaner sprang up a movement opposite to their mirroring. The face attacked by the acid was one that attempted to gain materiality and meaning that went beyond accepted boundaries.

Kuneva perceived herself as a worker and such she stormed in the male castle of syndicalism. She therefore attacked subservience, the borders of her gender, of the domestic — challenging some of the roles upon which lays the contemporary barbarism. She turned herself into an enemy that must be eliminated, not as a physical presence but as a personality.

If the bosses wanted to kill her they would shoot her. If they wanted to terrorise her they would beat her up. They would treat her as an enemy that deserves to be punished equally — that is, as a man. Yet her burnt face is a symbol of things as they should be: the symbol of male order. The sulfuric acid will either lock her home or will turn her into a reminder of the consequences faced by any woman who questions this very order. This is the logic of the swines. And their hand was armed by the male view on things and the world. The world, that is, as it is now and as it should continue to be.

In the struggle against this world Konstantina is not alone.


On The Greek Riots, February 26, 2009.

In the struggle against this world, Konstantina is not alone

When, in hearing Konstantina Kuneva’s name, we bring in mind “slave-trade” and the new work conditions’ “Middle Ages” we immediately forget that the model of subcontracting workers via agencies is not a set-back of the capitalist system to archaic models of work management that should be somehow “reviewed”. It is one of the most extreme contemporary forms of exploitation.


We forget that, from the continuous intensification and flexibility of work conditions to insurance, job lay-offs and work accidents, the attack of the bosses concerns the repressed in their entirety — and in this sense one and all can feel close to them the case of Konstantina.

So-called “employer lawlessness” does not concern individual bosses and specialised exploitation methods. The maximization-of-profit-by-all-means is the only issue that concerns each and every boss, who “risk their capital” over our own heads. The terrorism of the bosses concerns conditions of exception as much as the bullets of the cops do. Although, in the case of the attack against Konstantina what shocked was the upgraded form of violence against her, her case managed to spontaneously reveal to one and all that the bosses drink our blood by all means possible every-single-day.

Solidarity is not humanism of any sort. Solidarity means to take a stance: to connect the events with their true causes, the dismissal of life with the real face of its executioners. The increasingly conscious polarisation is the only radical and feasible answer to the war waged from the bosses and organised apathy. In the face of the coming revolt, compiling our negations is half of our common task.

In the struggle against this world Konstantina is not alone.


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Antigone les 4 et 6 mars 2009: “Les travailleur-euses malades du système capitaliste : la souffrance au travail en question”

Posté par assr38 le février 7, 2009

agenda_antigone_mars_2009

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Sources

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Deux soirées sur la souffrance au travail :

  • mercredi 4 mars :« Ils ne mourraient pas mais tous étaient frappés » Réalisé par Sophie BRUNEAU et Marc Antoine ROUDIL Inspiré du livre de Christophe Dejours « Souffrances en France » , le film décrit la souffrance subjective de ceux qui travaillent et de la banalisation du mal. “Comment parvenons-nous, dans le même temps, à accepter sans protester des contraintes de travail toujours plus dures dont nous savons pourtant qu’elles mettent en danger notre intégrité mentale et physique ? » Dans ce documentaire, tour à tour, quatre personnes racontent leur souffrance au travail dans le cadre d’un entretien unique. Les trois professionnels écoutent et établissent la relation entre la souffrance individuelle du patient et les nouvelles formes d’organisation du travail.

Voir

  • http://assr38.wordpress.com/2007/10/17/souffrance-au-travail-ils-ne-mouraient-pas-tous-mais-tous-etaient-frappes/ (’La souffrance au travail s’accroît parce que ceux qui travaillent perdent progressivement l’espoir que la condition qui leur est faite aujourd’hui pourrait s’améliorer demain. Plus ils donnent d’eux-mêmes, plus ils sont « performants », et plus ils font de mal à leurs collègues de travail, plus ils les menacent, du fait même de leurs efforts et de leurs succès. Ainsi le rapport au travail se dissocie-t-il progressivement de la promesse de bonheur et de sécurité partagés : pour soi-même d’abord, mais aussi pour ses collègues, pour ses amis et pour ses enfants. Cette souffrance s’accroît avec l’absurdité d’un effort au travail qui ne donnera pas en retour de satisfaction vis-à-vis des attentes sur le plan matériel, affectif, social et politique. Les conséquences de cette souffrance sur le fonctionnement psychique et, au-delà, sur la santé sont inquiétantes.

    La peur et la menace au licenciement sont devenues des outils de management.
    La peur est devenue une pièce maîtresse dans le fonctionnement du système. Ce maniement managérial de la peur et de la menace au licenciement pousse les gens à travailler à plein régime et c’est un des rouages essentiels à l’efficacité du système. On exige de ceux qui travaillent des performances toujours supérieures en matière de productivité, de disponibilité, de discipline et de don de soi.Ceux qui travaillent vivent dans une peur permanente. Peur de ne pas être à la hauteur, peur de perdre son statut, peur de perdre sa place. La peur s’inscrit dans les rapports de travail.

    Elle engendre des conduites d’obéissance, de soumission et d’individualisme.
    Dans ce nouveau système de management basé sur la peur au licenciement, la tolérance à l’injustice, la souffrance personnelle et la souffrance infligée aux collègues sont devenues des situations ordinaires. C’est le processus de banalisation du mal où l’on suspend la faculté de penser dans les systèmes totalitaires d’après H.Arendt. Ce qui est pointé dans le film c’est de voir qu’entre l’ouvrière et le cadre, on retrouve le même discours. Il s’agit bien d’une nouvelle forme d’organisation collective de travail qui s’est généralisée et qui génère des pathologies.
    ‘)

  • http://fr.wikipedia.org/wiki/Perversit%C3%A9 (’…Dans tous les cas, la mise en œuvre de la perversité s’appuie sur une négation de la relation, poussant l’autre hors de la réalité, et le mettant face au défi impossible de prouver qu’il existe vraiment”. C’est là le principal point de rencontre entre la perversité et la perversion, ce qui confirme encore qu’il est très difficile de les différencier...’)
  • http://assr38.wordpress.com/2008/01/19/projection-du-documentaire-jai-tres-mal-au-travail-aux-bas-cotes-le-250108-a-200000-aux-bas-cotes/ (’ la projection du documentaire de Jean-Michel Carré “J’ai (très) mal au travail”. “Le travail : obscur objet de haine et de désir” Stress, harcèlement, violence, dépression, suicide sont des thèmes de plus en plus fréquemment évoqués dans les médias à propos du travail. Depuis plus d’un an, Jean-Michel Carré a entrepris une enquête et une réflexion de fond sur le rapport qu’entretiennent les Français avec le travail et sa nouvelle organisation orchestrée par les nouvelles méthodes de management. Le film tente de comprendre au prix de quelles douleurs ou de quels bonheurs le salarié fabrique, résiste, crée, s’épanouit ou craque’)
  • http://assr38.wordpress.com/2007/11/03/souffrance-au-travail-le-%c2%ab-sale-con-%c2%bb-en-entreprise-a-un-cout/ (’L’Américain Robert Sutton a le sens de la formule. Pour preuve, le célèbre psychologue opérationnel et professeur de management de l’université de Stanford fait, depuis quelques mois, un tabac avec son dernier opus : « Objectif zéro-sale-con » aux Editions Vuibert. Un guide de survie face « aux connards, despotes, enflures, harceleurs, trous-du-cul et autres personnes nuisibles qui sévissent au travail ».’)
  • http://assr38.wordpress.com/2007/10/17/souffrance-au-travail-jai-tres-mal-au-travail/ (’Carré pose d’emblée les données du problème : le management soi-disant « moderne » est encore basé sur l’idéal tayloriste de “l’homme boeuf” – entendez, derrière cette effroyable expression, la volonté farouche d’extirper toute trace d’humanité en l’homme. Avec cette différence que, désormais, les souffrances physiques qu’engendraient les cadences infernales à la chaîne sont remplacées par des souffrances psychiques, dissimulées derrière l’ambiance feutrée des bureaux. Reste à décrypter les mécanismes qui provoquent et alimentent ces souffrances.’)
  • http://assr38.wordpress.com/2007/10/17/souffrance-au-travail-la-question-humaine/ (‘Le héros donc -ou plutôt l’anti-héros-, Simon travaille comme psychologue à la direction des « ressources humaines » d’un grand groupe multinational de chimie. Celui-ci contribue sans se poser véritablement de questions, à sa mission qui consiste d’une part à sélectionner (les nouvelles recrues ou les futurs licenciés), et d’autre part à organiser des « séminaires » pour motiver les jeunes cadres très dynamiques, incarnations modernes comme il dit lui-même, des « moines soldats » – enfin, davantage soldats que moines si on considère leurs raves débridées où ils s’adonnent à des abus de drogues et de sexe. Jusqu’au jour où l’un de ses directeurs, Karl Lange (Jean-Pierre Kalfon) lui confie une mission un peu spéciale : surveiller le directeur général de la filiale française, Mathias Jüst (Michael Lonsdale), qui aurait perdu la raison. S’en suit une longue enquête au cours de laquelle Simon perd lui-même pied, en découvrant le passé trouble de ses supérieurs. C’est que celui-ci s’enracine dans l’ « expérience » nazie, ce qui conduit Simon à prendre conscience de la proximité entre son propre travail et celui des exécutants de la Shoah’)
  • http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-apres-plusieurs-suicides-gfi-informatique-met-en-place-un-dispositif-d-ecoute-de-ses-salaries-26810.html

Publié dans 2009, Antigone, Entreprises totalitaires, Perversité, autoritarisme, capitalisme, choix de société, esclavage, grenoble, guerre sociale, harcèlement moral, privatiser les profits, salariat-esclavage, souffrance au travail | Taggé: , , | Leave a Comment »

Grèce: Tentative d’assassinat barbare contre Konstantina Kuneva, secrétaire du syndicat des femmes de ménage

Posté par assr38 le février 7, 2009

konstantina_kuneva

Sources:

http://www.cnt-f.org/international/spip.php?article294

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Fin janvier 2009, plus de 10 000 personnes ont manifesté à Athènes en solidarité avec Konstantina Kuneva, jeune travailleuse et syndicaliste d’origine bulgare victime d’une ignoble agression fin décembre 2008. Nos camarades de l’ESE grecque participent à cette mobilisation et appellent à la solidarité financière

Justice pour Constantina Kouneva et ses collègues

À Athènes, il n’y a pas que les voitures et les banques qui ont brûlé. Il y a des femmes qui sont brûlées au vitriol parce qu’elles ont osé s’opposer aux conditions de travail moyenâgeuses qui leur sont imposées.

Le soir du 23 décembre dernier, Constantina Kouneva a été agressée par deux inconnus qui lui ont brûlé le visage au vitriol et l’ont ensuite forcée à avaler une quantité mortelle d’un acide corrosif. Kouneva est une immigrée bulgare installée en Grèce depuis dix ans qui y est venue afin que son fils, atteint d’une pathologie cardiaque grave, puisse avoir accès aux soins nécessaires. Kouneva travaillait comme agent d’entretien dans une entreprise de sous-traitance qui loue ses travailleurs [OIKO.M.E.T.], dans leur grande majorité des femmes étrangères, aux organismes publics, hôpitaux, RATP, etc.

Les femmes qui assurent ce travail pénible sont obligées, sous la menace de licenciements sans indemnités et de la perte de leur carte de séjour, de travailler dans des conditions moyenâgeuses et avec des salaires de misère largement inférieurs au SMIC.

Payées moins d’heures que leur temps de travail réel, souvent non déclarées, assurant des heures supplémentaires non payées, elles vivent sous un vrai régime de terreur sachant que la feuille blanche que leur employeur les avait obligé de signer au moment de leur embauche pouvait se transformer à tout moment en une « lettre de démission volontaire ». Qui plus est, si elles sont licenciées, leur nom figurera sur la « liste noire », ce qui signifie qu’elles ne retrouveront plus jamais du travail dans le même secteur. D’ailleurs, elles n’ont pas à subir que le harcèlement moral systématique mais également le harcèlement sexuel, qui vise plus particulièrement les femmes immigrées qui viennent d’arriver au pays.

Constantina Kouneva et quelques autres se sont opposées à ce régime d’esclavage moderne. Constantina, secrétaire générale du Syndicat de personnel d’entretien et d’aides domestiques de la région d’Attique, recevait des menaces contre sa vie à cause de son activité syndicale et sa mère, qui travaillait dans la même entreprise qu’elle, a été licenciée pour des raisons d’intimidation. Kouneva a continué malgré les menaces de mort à lutter pour le respect de droits élémentaires de ses collègues et à les inciter à faire de même. Étant femme, immigrée et déléguée syndicale active, Kouneva a été « punie » d’une façon ostentatoire pour l’exemple.

Actuellement, elle lutte pour sa survie. Elle a perdu un œil et les médecins s’efforcent de sauver la vision résiduelle de l’autre. Les cordes vocales ont été détruites, l’œsophage et l’estomac irrémédiablement abîmés. Ce crime épouvantable qui relève d’un capitalisme de type mafieux a failli passer inaperçu et n’a défrayé la chronique que grâce à l’insistance et aux témoignages courageux de collègues de Constantina.

La police a tout fait pour étouffer l’affaire et il a fallu plusieurs dénonciations et protestations publiques pour forcer les autorités à ouvrir une enquête. Celle-ci a été fermée d’une façon précipitée sans que Kouneva elle-même ait pu donner sa version des faits. L’enquête fut menée d’une façon si bâclée que le procureur de Première Instance l’a retournée en demandant un supplément d’enquête et notamment la mise en examen à titre de témoin de l’employeur de la syndicaliste. Les avocats de Kouneva dénoncent la tentative de noyer l’affaire en la présentant comme un crime passionnel, ce qui est complètement infondé car aucun élément de la vie privée de la syndicaliste ne permet de l’étayer.

Nous tenons à exprimer notre indignation face au crime abject dont Constantina Kouneva a été la victime ainsi que notre vive inquiétude devant les retards et le manque de zèle avec lesquels la police grecque mène l’enquête. Nous voulons également exprimer notre solidarité à cette syndicaliste hors pair et à ses collègues qui se battent sous les menaces de mort de la part de milieux patronaux. Nous exigeons que l’enquête judiciaire avance rapidement et que les coupables soient jugés et condamnés pour ce crime d’une particulière cruauté. Que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que le(s) commanditaire(s), et pas seulement les exécutants, soient traduits devant la justice. Nous dénonçons également la responsabilité des organismes publics et des banques qui, en ayant systématiquement recours à l’externalisation des services, permettent à des entreprises, qui font fi du droit du travail, de prospérer.

Nous nous sentons concernés au plus haut point par le sort de Constantina Kouneva et par celui des ses collègues qui travaillent dans des conditions de servitude moyenâgeuses, car il y va de la société dans laquelle nous voulons vivre.

Partout en Europe, il existe de phénomènes analogues, comme l’acharnement policier contre les sans-papiers, qui ne manque pas de se conclure par des morts, comme le régime d’exclusion par rapport au droit du travail dans lequel vivent les intérimaires et les employés loués par leur entreprise, etc. Ce régime d’exclusion interne dans lequel sont condamnés à vivre les travailleurs immigrés, et pas uniquement ceux-ci, suscite notre indignation pour deux raisons fondamentales.

D’une part, nous ne pouvons pas accepter ces méthodes de discrimination qui font exister au sein de notre société deux mondes séparés, un monde pour les citoyens nationaux et un autre pour les étrangers, tous ceux qui vivent dans la précarité, les nouveaux parias. Et d’autre part, nous croyons que ce type de phénomène ne manquera pas d’avoir des répercussions sur l’ensemble de la société, en infusant la peur bien au-delà de ceux qui en sont les victimes directes. Son incidence pourrait se mesurer à la banalisation progressive des pratiques mafieuses dans le monde du travail. Par ailleurs, la terreur exercée à l’encontre des travailleurs immigrés va de pair avec la construction d’une Europe bunker.

Ce qui est en jeu ici est la construction d’une Europe sans ghettos, conçue comme un espace ouvert où nous pourrions vivre ensemble, sous l’exigence du commun.

Nous refusons l’installation de ghettos de travail et de zones de non-droit au sein de notre société. Nous exigeons la suppression du régime de sous-traitance et de location des employés dans des conditions équivalentes à celles de l’esclavage.

JUSTICE POUR CONSTANTINA KOUNEVA ET SES COLLÈGUES

Vicky Skoumbi et Dimitris Vergetis pour la revue grecque Alèthéia

POUR SIGNER LA PÉTITION, envoyez un message à l’adresse suivante :  justicepourconstantinakouneva@gmail.com

P.S. Une aide financière peut être apportée à Constanina Kouneva

Références bancaires : DECHEVA ELENA TODOR KUNEVA KOSTADINA IBAN : GR 28 0172 0120 0050 1201 9021 277 BIC : PIRBGRAA

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Liens

  • http://www.cnt-f.org/international/spip.php?article290 (’…Le 04 avril 2009 sera organisée une journée internationale pour une autre éducation et contre la répression syndicale. Lors de la rencontre internationale I07 qui s’est déroulée en France durant le printemps 2007, plusieurs organisations syndicales présentes en ont ressenti la nécessité. Les capitalistes, les églises, les armées, les despotes ; n’ont aucun intérêt à l’émancipation des peuples. Ils cassent les services publics d’éducation et d’apprentissage là où ils fonctionnent. Par l’intimidation, la répression syndicale, ou parfois les assassinats, ils empêchent la conquête des droits fondamentaux là où ils sont encore bafoués.  L’urgence est là et les travailleurs de l’éducation, plus que jamais, se doivent d’unir leurs forces pour résister ensemble. Puisque leurs attaques sont globales, nous devons leur opposer nos solidarités, nos échanges et nos fraternités…. Pourquoi le 4 avril ? La date du 4 avril a été retenue en hommage à Carlos Fuentealba, syndicaliste enseignant argentin, abattu sur un piquet de grève par la police d’un tir de flash-ball tiré en pleine tête à bout portant. Sachons mutualiser nos espoirs et nos luttes. Résistons, imposons et construisons ensemble ! Les événements seront annoncés sur : http://09-04-04.org/‘)

    Adresses de reportages audio et vidéo en anglais

    Communiqué de la Confédération Syndicale Internationale (CSI) mis en ligne par la LDH

    Communiqué du syndicat de Kouneva (PEKOP) traduit par un collectif de jeunes grecs

Publié dans 2009, Entreprises totalitaires, Grèce, Luttes, Medias patronaux, assassinat, autoritarisme, barbarie, capitalisme, double violence, esclavage, féminisme, harcèlement moral, harcèlement sexuel, international, les médias et les illusions nécessaires, lutte de classes, migrants, précarité, répression, salariat-esclavage, solidarité, syndicat, xénophobie | Taggé: , , , | Leave a Comment »