CNT38: Tract du 1er mai 2008 à Grenoble: PAS D’EGALITE SOCIALE, PAS DE PAIX SOCIALE !!!

PAS D’EGALITE SOCIALE, PAS DE PAIX SOCIALE !!!

Réforme des retraites, de la fonction publique, attaque contre l’éducation nationale, fichage et contrôle généralisés (Base Elèves, prélèvement ADN, fichier Ardoise…). Pour le privé : remise en cause des 35h, pression pour baisser les salaires, délocalisations.

Pour tous et toutes c’est des loyers hallucinants, des prix de plus en plus élevés, un contrôle accru des chômeurs et chômeuses, précarité maximum. Une société sous contrôle policier.

Ils nous veulent silencieux, abrutis, apeurés. Ils nous croient tous et toutes désirants de pouvoirs, soumis et à genoux face à eux.

Mais depuis le début de l’année les grèves s’enchaînent, privé, public, dockers, enseignantEs, lycéenNEs, sans-papiers, dans tous les secteurs d’activités. Des grèves qui ne sont plus seulement défensives, les travailleurEUSEs reprennent l’offensive, demandent des augmentations conséquentes de salaires, une régularisation collective.

Alors nous ne devons pas attendre les vacances d’été pour réagir. Les manifs d’un jour, « ballades pour militantEs », nous démobilisent plus qu’elles ne nous mobilisent, ne soumettent à aucune pression patronat et état, elles permettent juste aux directions des grosses confédérations de faire croire qu’elles luttent tout en contrôlant la contestation : un véritable rapport de force est à créer. Construisons l’offensive à la base, dans l’unité d’action, sans rien attendre des bureaucraties syndicales qui négocient déjà à notre place et se perdent dans des luttes stratégiques et électoralistes qui ne nous concernent pas.

Mettons en place des assemblées générales dans tous nos lieux de travail, boites par boites (privé, public), seul moyen nous permettant de décider tous et toutes ensemble à la base des offensives à mener. Construisons, en plus, les nécessaires convergences de luttes qui nous permettront d’imposer une alternative à la politique menée conjointement par le patronat et le gouvernement, c’est uniquement de cette façon que nous pourrons ouvrir des perspectives de changement de société.

Seule la grève générale reconductible nous permettra de nous organiser, de discuter en assemblée générale, de nous défendre et d’imposer nos choix.

Revendications immédiates :
- la réduction du temps de travail sans perte de salaire, sans flexibilité ni annualisation,
- la fin de tous les emplois précaires,
- la régularisation de toutes les personnes sans-papiers ainsi que la liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous,
- la revalorisation des minima sociaux,
- l’augmentation du Smic et l’abolition des hiérarchies salariales,
- le refus de toute privatisation des services publics.

Le tract complet: tractcnt38_1ermai2008

Base élèves: Manifestation le 2 avril 2008 à GrenoblePlace Félix Poulat à 16h avec un rassemblement à 17h 30 Place de Verdun

Source: http://baseeleves38.wordpress.com/manif-mercredi-2-avril-2008/

Manifestation le 2 avril 2008 à Grenoble

Place Félix Poulat à 16h

avec un rassemblement à 17h 30 Place de Verdun.

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Nos enfants sont fichés, on ne s’en fiche pas !

Si nous ne réagissons pas, tous les enfants, dès l’âge de 3 ans, seront fichés dans une base de données « Base Élèves Premier Degré » mise en place par le ministère de l’Éducation Nationale. Ce fichier qui concerne 6,5 millions d’enfants et leurs proches représente de graves atteintes aux libertés individuelles. Cette base de données comporte déjà plus de 60 champs d’information sur les enfants. La plupart sont confidentielles, certaines relèvent du secret médical comme le suivi psychologique, les situations de handicaps (voir liste des champs au dos). Ces informations sont conservées pour la plupart sur la durée de la scolarité de l’enfant, soit 15 ans.Jusqu’à présent les informations sur les enfants restaient dans les écoles. Avec Base Élèves elles sont nominatives jusqu’à l’Inspection Académique (niveau départemental de l’Éducation Nationale) avec un identifiant au niveau national. Par ailleurs, la loi de prévention de la délinquance du 5 mars 2007 introduit la notion de secret professionnel partagé entre les écoles, les maires, la police, la justice et les services sociaux.

Depuis 2004, Base Élèves se met en place à l’insu des familles, sans débat public, ni texte officiel et au mépris de l’obligation d’informer les parents. Des menaces de sanctions pèsent lourdement sur les directeurs et directrices d’écoles qui refusent de compléter Base Élèves. L’autorité parentale est bafouée puisque le ministère prétend que les parents n’ont pas le droit de s’y opposer.

Base Élèves est une sorte de casier scolaire qui suit l’enfant, l’enferme dans ses difficultés passées. Il se situe dans la droite ligne du rapport INSERM qui pour prévenir les comportements déviants préconisait la détection des troubles mentaux dès la crèche et du rapport Bénisti qui prônait le dépistage précoce des comportements déviants.

Pour toutes ces raisons, nous nous opposons à la mise en place de Base Élèves et appelons à la tenue d’actions le 2 Avril 2008.

Manifestation le mercredi 2 avril 2008 à Grenoble,
Place Félix Poulat à 16h
avec un rassemblement à 17h 30 Place de Verdun.

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Liens

RUSF38 : Délit de nationalité, délit de solidarité : RESISTANCE !

Jeudi 13 mars 2008 au soir, une femme sans-papiers et un membre du RUSF-38 ont été placés en garde-à-vue suite à un contrôle effectué en collaboration entre la police et les contrôleurs de la Semitag. Ils sont à présent menacés d’expulsion pour l’une, de poursuites pénales pour l’autre. Le RUSF 38 appelle à la solidarité face à la traque généralisée des étrangers et dénonce les arrestations politiques des militants.

Grenoble, Place Verdun, jeudi 13 mars, aux alentours de 22H. Une douzaine de contrôleurs TAG (transports agglomération grenobloise) entrent dans le tramway, accompagnés de deux policiers. Ils procèdent au contrôle des titres de transport. Une femme tente de s’enfuir, visiblement effrayée par les forces de l’ordre. Elle est stoppée, descendue à l’arrêt Hubert Dubedout, où les policiers procèdent au contrôle de son identité.

Deux militants du Réseau Universités Sans Frontières, présents par hasard dans le tram, comprennent alors que la jeune femme est sans-papiers, qu’elle va être arrêtée et probablement expulsée. Ils tentent de s’interposer en interpellant les policiers sur leur action et en manifestant verbalement leur opposition à ces pratiques liberticides. Immédiatement, ils informent les passants et alertent par téléphone des camarades qui les rejoignent. Les policiers et les contrôleurs tentent alors de les intimider, usent d’insultes, de moqueries, de bousculades…

Un regroupement de militants commence ensuite à se constituer
pacifiquement, devant une vingtaine de témoins. En face, arrivent un
véhicule de la BAC, une voiture et un fourgon de police. Parce qu’un des militants du tramway tente de demander le nom de la jeune femme pour pouvoir lui porter de l’aide, les policiers procèdent au contrôle de leur identité. En fouillant le premier, ils trouvent un opinel (n° 8) et s’en
servent de prétexte pour l’arrêter.

Le militant et la femme sans-papiers sont embarqués sous les slogans de solidarité avec les étrangers.

Un rassemblement est alors organisé devant l’hôtel de police, avec une
cinquantaine de personnes et jusque tard dans la nuit, pour demander la libération des deux personnes placées en garde-à-vue : l’une pour situation irrégulière et l’autre pour refus de fichage ADN.

Le militant, libéré vendredi midi, est toujours sous la menace de
poursuites judiciaires, bien qu’il ait été finalement contraint d’accepter le prélèvement ADN. La jeune femme a été placée sous arrêté de reconduite à la frontière, et est désormais enfermée au centre de rétention administratif de Nîmes, en vue de son expulsion.

Ces atteintes légales à la liberté de circulation, en constante augmentation, ainsi que la répression de la solidarité, sont inadmissibles. Le RUSF-38 dénonce la collaboration de la Semitag avec la traque des étrangers, et condamne l’instrumentalisation des Contrats Locaux de Sécurité (CLS) dans le cadre de la politique des quotas. Les CLS, établis en collaboration entre l’Etat, la Métro et la Semitag, ont pour objectif affiché la prévention de la délinquance dans les transports en commun. Dans les faits, ils participent de la répression des plus pauvres mais aussi des migrants : la situation d’irrégularité, imposée par l’Etat à d’innombrables étrangers, est aujourd’hui considérée comme un délit.

D’autre part, la répression de la solidarité des défenseurs des sans-papiers, qui passe aujourd’hui par l’obligation de se soumettre au fichage ADN, est extrêmement préoccupante car elle remet en cause l’intégrité politique et physique des individus.

Le RUSF-38 condamne fermement l’arrestation et la procédure d’expulsion contre la jeune femme sans-papiers, ainsi que les poursuites encourues par notre camarade. Nous appelons d’autre part agents et usagers des services publics à faire entrave aux rafles d’étrangers, et affirmons le devoir de chacun de résister face à l’arbitraire.

Nous n’en resterons pas là.

RUSF-38

Le Rusf-38 est un collectif, affilié au Réseau national Universités Sans Frontières, qui se donne pour but de lutter contre les politiques xénophobes par le soutient actif à toute personne souhaitant entreprendre des démarches en vue de demeurer sur le territoire français, notamment pour des raisons politiques, de santé ou de formation. Le Rusf-38 appelle tou-te-s celles et ceux qui souhaitent s’informer, obtenir ou apporter un soutien à prendre contact avec ses membres.

Permanence chaque Mardi de 12h à 14h à EVE (Espace Vie Etudiante) sur le campus, 1er étage (petit salon).
Contact : 38rusf@gmail.com
http://rusf.org/Nouvelles-coordonnees-pour-le.html

Les critères de la représentativité syndicale en France et dans le secteur privé début 2008

Source: http://www.cnt-f.org/59-62/Juri0004.htm

LA REPRESENTATIVITE SYNDICALE


Le débat sur les critères de la représentativité syndicale semble se calmer, même si - ici ou là - des leaders syndicaux continuent de réclamer qu’elle soit déterminée par les seuls résultats d’élections professionnelles.

Deux hypothèses sont aujourd’hui avancées : les résultats des élections des comités d’entreprise (CE) et ceux des élections prud’homales. Cette vision, si elle était retenue, serait une nouvelle entrave à la liberté syndicale. C’est d’ailleurs pour réduire au silence des syndicats alternatifs comme la CNT que ce type de projet voit le jour. En attendant, voici un rappel des principes qui régissent actuellement la représentativité dans les entreprises de droit privé

La question de la représentativité ne se pose pas pour les syndicats qui adhèrent aux 5 confédérations reconnues par arrêté “ représentatives au niveau national ” (CGC, CGT, FO, CFTC et CFDT). Ils n’ont pas en effet à faire, au niveau de l’entreprise ou de l’établissement, la démonstration de leur représentativité. Elle est acquise en application de l’article L.412-4 du Code du travail par le simple fait de cette adhésion confédérale.

A l’inverse, la CNT et les autres syndicats doivent faire la preuve devant un tribunal d’instance de leur représentativité au cas par cas, entreprise par entreprise ; et cela, que ce soit à la demande de l’employeur, d’un autre syndicat ou même d’un salarié à titre personnel.

A quel moment prouver sa représentativité ?

Le problème se pose quand un syndicat CNT veut que ses sections bénéficient des prérogatives réservées aux confédérations énumérées ci-dessus. En fait, le syndicat doit faire un acte “ positif ”, juridiquement réservé aux syndicats déjà reconnus représentatifs. Il peut s’agir de la désignation d’un délégué syndical ou de la présentation d’une liste CNT au premier tour des élections de délégués du personnel (DP) ou de comité d’entreprise CE (mais la CNT rejette cette institution) ou encore, pourquoi pas, la volonté de participer à la négociation d’un accord d’entreprise ou d’établissement. La désignation ou la demande doit évidemment être faite par lettre recommandée avec AR pour faire courir le délai de 15 jours au-delà duquel toute contestation est irrecevable.

Les critères

Les critères de représentativité d’un syndicat sont définis par le Code du travail. Ce sont : les effectifs, l’indépendance, les cotisations, l’expérience et l’ancienneté. Figure aussi sur la liste l’attitude patriotique pendant la guerre, mais ce critère est tombé en désuétude. La jurisprudence en a ajouté deux : celui de l’influence et celui de l’activité au niveau de l’entreprise ou de l’établissement. Il n’est pas nécessaire que l’ensemble de ces critères soit réuni.

L’effectif constitue certainement le critère essentiel. Il s’agit du nombre d’adhérents, mais il doit être considéré en regard du taux de syndicalisation dans l’entreprise ou le secteur professionnel concerné. Par ailleurs, la jurisprudence admet que la faiblesse de l’effectif peut être compensée par l’importance de l’activité et le dynamisme du syndicat.

L’indépendance vis-à-vis de l’employeur est par contre déterminante. Faute d’indépendance, notamment financière, pas de représentativité !

Les cotisations sont justement le moyen de preuve de l’indépendance. Mais il s’agit de l’indépendance du syndicat, et non de la seule section qui d’ailleurs n’a pas de personnalité juridique. C’est à dire que le syndicat devra prouver que sa trésorerie lui permet d’assurer l’activité de sa section.

L’expérience du syndicat lui-même ou de ses membres (en particulier au sein d’une autre organisation syndicale) est prise en compte. Mais le défaut d’expérience ne peut suffire à priver un syndicat de la représentativité (cf. Cass. soc. du 16 mai 1990). Mêmes remarques en ce qui concerne l’ancienneté (qui d’autre part, rappelons-le, est celle du syndicat, pas de la section).

L’influence et l’activité d’un syndicat sont de plus en plus souvent retenues pour reconnaître la représentativité…

En ce qui concerne l’activité, un syndicat justifie d’une activité réelle lorsqu’il a adressé des courriers à la direction et à l’inspecteur du travail, diffusé des tracts, publié des communiqués de presse… Est également pris en compte le fait d’avoir défendu des salariés devant les conseils de prud’hommes. Un bon conseil : gardez le maximum de traces écrites, envoyez-en des copies au secrétaire de votre syndicat, de votre union locale, de votre union régionale ! En ce qui concerne l’influence, elle est plus difficile à prouver. Cela peut être une grève, une pétition ou pourquoi pas un très fort taux d’abstention à des élections de CE ou de DP si on peut établir que l’action de la CNT a été déterminante.

La contestation de la représentativité

Toute personne intéressée peut contester la représentativité d’un syndicat. Le patron, un autre syndicat, un salarié. La saisine du tribunal d’instance, seule juridiction compétente doit intervenir dans les 15 jours de la connaissance de la désignation (réception de la lettre pour l’employeur, affichage pour les autres syndicats et les salariés). Il s’agit d’une procédure rapide, le tribunal devant se prononcer dans les 15 jours qui suivent sa saisine. Mais le non-respect de ce délai ne constitue pas un motif de cassation. Attention, c’est le syndicat dont la représentativité est contestée qui doit apporter les éléments de preuve (à l’exception du défaut d’indépendance qui doit être prouvé par celui qui l’invoque).

A voir:

- http://fr.wikipedia.org/wiki/Repr%C3%A9sentativit%C3%A9_syndicale_en_France

- http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9pression_antisyndicale#.C2.A0France (”Dans ce pays, le droit de grève est reconnu et le pays est considéré comme un pays ou la liberté syndicale est globalement respectée, toutefois certaines dispositions tel que les critères de représentativité défavorisent certaines organisations syndicales. Certaines grandes enseignes tel que Carrefour ou Mac Donald’s sont connues pour essayer d’empêcher l’implantation d’organisations syndicales.“)

- http://fr.wikipedia.org/wiki/Antisyndicalisme (”L’antisyndicalisme est une idéologie s’opposant au syndicalisme et à sa généralisation. Il peut être soit le fait d’Etats, soit celui des employeurs. L’antisyndicalisme n’est pas seulement le résultat d’une interdiction légale : il peut prendre la forme d’une répression étatique anti-associative (3e République française entre autre), de terrorisme anti-syndical (Colombie aujourd’hui, assassinat “légal” de Joe Hill aux Etats-Unis en 1915) ou du dévoiement du rôle des syndicats (syndicalisme obligatoire, étatique).”)

Comment créer un syndicat CNT

Source: http://www.cnt-f.org/spip.php?article112

La création d’un nouveau syndicat se décide lors d’une assemblée générale d’adhérents, que ce soit pour la création d’un syndicat professionnel ou pour un interco (expression interne, pour la déclaration en Mairie il est préférable de choisir exemple : syndicat des travailleurs et des précaires).

Le nombre minimum d’adhérents pour créer un syndicat est de deux (un secrétaire et un trésorier).

Qui peut constituer un syndicat :

« Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l’action syndicale et adhérer au syndicat de son choix » (Préambule de la Constitution de 195 8)

Aux termes de l’article L.411-2 du code du travail : « Les syndicats ou associations professionnelles de personnes exerçant la même profession, des métiers similaires ou des professions connexes, concourant à l’établissement de produits déterminés, ou à la même profession libérale, peuvent se constituer librement ».

Ainsi si c’est un syndicat professionnel des personnes de la même branche ou de la même entreprise, pour un interco cela n’a aucune importance.

1- Les personnes membres du bureau : conditions requises

Elles sont au nombre de trois.

• Les responsables doivent être membres du syndicat. S’il s’agit d’un syndicat d’entreprise, ils doivent appartenir au personnel de l’entreprise.

• Ils doivent jouir de leurs droits civiques : les personnes déchues de leurs droits civiques par une condamnation judiciaire ne peuvent diriger ou administrer un syndicat. Les mineurs ne peuvent diriger un syndicat, puisqu’ils ne jouissent pas de leurs droits civiques.

• Les responsables ne doivent pas avoir encouru une condamnation privative du droit électoral énumérée aux articles 5 et 6 du code électoral.
Art. L.411-4 du code du travail : « Les membres français de tout syndicat professionnel chargés de l’administration ou de la direction de syndicat doivent jouir de leurs droits civiques et n’avoir encouru aucune des condamnations prévues aux articles L.5 et L.6 du code électoral ».

« Tout ressortissant étranger âgé de dix huit ans accomplis adhérent à un syndicat peut accéder aux fonctions d’administration ou de direction de ce syndicat s’il n’a encouru aucune des condamnations visées à l’alinéa précédent ».

2- L’Assemblée constitutive du syndicat

Vous trouverez ci-après un exemple du déroulement de l’assemblée générale avec le modèle de procès-verbal qui peut être réalisé.

Aucune forme légale n’est requise. Il convient de faire un « PV » précis qui atteste de la création du syndicat.

Ce « PV » peut être utilisé en justice, en cas de contestation de notre représentativité.

Ce procès verbal rend compte de la constitution du syndicat, il est la « première archive » à conserver précieusement.

3- Les formalités de constitution du syndicat

1. La rédaction des statuts

Ils sont obligatoirement écrits. Leur contenu est librement déterminé par le ou les rédacteurs.

Ils doivent être déposés en mairie, certifiés par le secrétaire du syndicat et le trésorier.

En général ils contiennent les clauses suivantes :

• l’objet du syndicat

• le siège

• l’organisation interne

• le secteur géographique concerné

• les règles de fonctionnement

• les conditions de modification des statuts

• les conditions de la dissolution

2. Le dépôt des statuts

Si la loi précise que les statuts doivent être déposés en deux exemplaires à la mairie du lieu ou est établi le syndicat, les modalités de dépôt peuvent changer selon les agglomérations.

En principe le dépôt se fait à la Mairie, l’administration demandant trois exemplaires des pièces fournies.

(Pour Paris le dépôt se fait à la « Préfecture de PARIS » - bureau de la Mairie rue Lobau - en cinq exemplaires).

Pièces à déposer

• les statuts

• la liste des membres composant le bureau avec : les nom, prénom, date et lieu de naissance, adresse personnelle et fonction dans le bureau du syndicat

• le Procès Verbal de l’assemblée générale

Attention ! Il faut rédiger une lettre d’accompagnement de dépôt des statuts, la faire signer par deux membres du bureau dont l’un sera le déposant. Voir modèle ci-après.

Attention ! Chaque page des documents (PV de l’assemblée, statuts) doit impérativement porter les initiales des deux personnes qui signent. Sur la dernière page de chaque document portant le nom et la signature de ceux qui ont mis leurs initiales.

Attention ! Tout changement dans la composition des membres du bureau, toute modification dans la rédaction des statuts sont soumis à la formalité du dépôt des statuts, (Art.L.411-3 du Code du travail).

Attention ! Le dépôt des statuts en mairie est une formalité « substantielle » : il conditionne l’existence légale du syndicat.

Modèle de lettre pour le dépôt des statuts

Monsieur (Madame) le Maire (ou Monsieur-Madame- le Préfet de Paris),

Nous soussignés, Madame ou Monsieur……………………………………… ,

membres du bureau du syndicat CNT des Travailleurs et des Précaires, avons l’honneur de vous déposer, conformément à l’Article L.411-3 du code du travail :

le procès verbal de l’assemblée constitutive de notre syndicat,

les statuts ainsi que la liste des membres du bureau chargés de l’administrer

Nous vous prions de bien vouloir nous adresser le récépissé de dépôt à l’adresse suivante : ……………………………………………………………………………..

Veuillez agréer, Monsieur (Madame) le …………………………….., l’expression de notre haute considération.

Le (la) secrétaire.

4- Le délégué syndical

C’est l’article L.412-11 du code du travail qui définit les conditions de désignation du délégué syndical : « Chaque syndicat représentatif qui constitue une section syndicale dans les entreprises et organismes visés par l’article L.421-1 qui emploient au moins 50 salariés désigne, dans les limites fixées à l’article L.412 –13, un ou plusieurs délégués syndicaux pour le représenter auprès du chef d’entreprise ».

Il faut retenir :

Que seul un syndicat légalement constitué peut désigner un délégué syndical, c’est à dire un syndicat qui a déposé ses statuts en mairie (exception pour le délégué du personnel désigné délégué syndical par les syndicats représentatifs au plan national, concernant les entreprises de moins de 50 salariés).

Ainsi, la désignation du délégué syndical n’entre pas dans le champ des formalités constitutives du syndicat, mais après sa constitution.

Le délégué syndical et autres instances feront l’objet d’une autre brochure.

Enfin, il faut envoyer un exemplaire des lettres de constitutions du syndicat au bureau confédéral , avec les coordonnées du ou de la secrétaire.

RUSF38, Campus Grenoblois: Une journée de soutien aux sans papiers le mercredi 12 mars 2008

RUSF

RUSF38, Campus Grenoblois: Une journée de soutien aux sans papiers le mercredi 12 mars 2008

Cette année, la journée du 12 mars 2008 sera une journée de soutien aux sans-papiers sur le campus grenoblois. Animations, conférences, projections, se succèderont pour sensibiliser le public étudiant aux questions d’immigration et de clandestinité sur le territoire français. Le soir, un concert sera donné à EVE en soutien aux associations grenobloises de défense des sans-papiers.

  • 12h30 Stands dans tout le campus, de pétitions et d’informations.
  • 16h30 PROJECTION de deux films courts, suivi d’un DEBAT en présence des associations grenobloises de soutien aux sans-papiers.

Institut d’Etudes Politiques, Amphi A, entrée libre
32 JOURS + MESNIL-AMELOT, de Thi Bach Tuyet
32 JOURS EN CENTRE DE RÉTENTION
32 jours en Centre de Rétention de Mesnil-Amelot, un homme nous raconte sa
détention en projection, face aux images du photographe Olivier Aubert,
réalisées pour la Cimade.
Réalisatrice : Thi Bach Tuyet, juin 2007

MESNIL-AMELOT
Mesnil-Amelot est le nom d’un village et d’un Centre de Rétention, tous deux
situés entre décollages et atterrissages de l’aéroport de Roissy. Nous avons
rencontré, au hasard des rues, quelques habitants du village qui ont bien
voulu nous dire ce qu’ils ne savaient pas…
Réalisatrice : Thi Bach Tuyet, février 2007

- 20h00 Concert de soutien, avec stands d’information, et repas à prix
libre.

EVE, entrée 4€
Les Elans D’Arkel (Rock / New Wave)
The Moonlight Quartet (Progressive Dub)
Iwego Orchestra (Fanfare Ska)

VENEZ NOMBREUX PARTICIPER A CETTE JOURNEE. MERCI

RUSF a besoin de bénévoles pour la communication et l’organisation de cette journée, et pour son action en faveur des sans-papiers.
Contact : 38rusf (AT) gmail.com

Réseau Universités Sans Frontières 38 (Isère)
IEP de Grenoble
1030 Avenue centrale
38400 Saint-Martin-d’Hères

Autres liens:

- http://rusf.org/(”Le réseau universités sans frontières se constitue autour de l’appel « étudiants étrangers : ni sélection, ni expulsions ! ». Le RUSF se donne pour objectif de fédérer les initiatives existantes en faveur des étudiants étrangers et d’inciter à la création de collectifs de soutien aux étudiants étrangers dans les universités.”)

- http://rusf.org/-Grenoble-38-.html (”Permanences : chaque mardi de 12h à 14h à EVE (espace vie étudiante) sur le campus, 1er étage, petit salon.
Contact : 38rusf@gmail.com. jeanne 06 71 72 07 19, lucas 06 60 70 15 89, nico 06 07 32 48 06 “)

- http://rusf.org/Nouvelles-coordonnees-pour-le.html (”Le Rusf-38 est un collectif, affilié au Réseau national Universités Sans Frontières, qui se donne pour but de lutter contre les politiques xénophobes par le soutient actif à toute personne souhaitant entreprendre des démarches en vue de demeurer sur le territoire français, notamment pour des raisons politiques, de santé ou de formation. Le Rusf-38 appelle tou-te-s celles et ceux qui souhaitent s’informer, obtenir ou apporter un soutien à prendre contact avec ses membres.“)

CNT 38 Grenoble: projection du documentaire “Et pourtant ils existent” au 102 rue d’Alembert le jeudi 13 mars 2008 à 19h30

Soirée la CNT fait son cinéma.

Projection du documentaire “Et pourtant ils existent” suivie d’une discussion. Entrée 2/5 euros. A partir de 19h30 au 102 (102 rue d’Alembert, Grenoble).

Et pourtant ils existent

“Et pourtant, ils existent” - Histoire du syndicalisme d’action directe
Un film de Michel Mathurin - Mardi 15 mai 2007
Combien de personnes savent que la CGT, quand elle s’est constituée, était différente des syndicats dits représentatifs actuels.
Entre 1895 et 1914, le syndicalisme révolutionnaire mise sur l’efficacité de la grève générale pour renverser d’un seul coup la démocratie bourgeoise et le régime capitaliste.
En 1906, la Charte d’Amiens est largement influencée par les partisans de l’action directe. Cette influence vient de la 1ere Internationale, de la Commune, de la Fédération des bourses du Travail lancée par Fernand Pelloutier et traversée par le courant anarcho-syndicaliste.
Cet héritage sera revendiqué par la CGT-SR de 1926 à 1939 et la CNT depuis 1946.

Histoire CNT

Avec les interventions de :

Produit par :

  • Acracia Film
  • Atelier du Soir

L’affiche “Et pourtant ils existent”

Solidarité avec Gilles, militant de la CNT PTT 75, victime d’une répression patronale féroce à la Poste: 4 mois de mise à pied !

Journée anti-répression le diamnche 9 mars

Gilles, adhérent de la CNT-PTT 75, figure de proue de la campagne des élections CCP sur la DOTC Paris Sud et « meneur » d’une campagne pour la reconquête des droits syndicaux pour notre syndicat à Paris, est passé en CAP pour une « sombre » histoire sur la base d’un non moins « sombre » dossier… Résultat : mise à pied de 4 mois !

Conclusion : l’exploitant tente-t-il par tous les moyens de se débarrasser des « indésirables » ?

Cette mise à pied sans traitement laisse Gilles sans revenus.

Vous pouvez l’aider financièrement en envoyant vos chèques (mention au dos :
“Solidarité Gilles CNT PTT Paris”) à CNT-PTT Paris, 33 rue des Vignoles, 75020 Paris.

Voir aussi: Un militant et permanent de SUD-PTT mis à pied pour faits de “Prise de parole” et “Débrayage” Détails des faits, pétition de protestation et autres actions de soutien sur le site : http://www.sudposte75.fr/

[CNT] Petites vidéos sur Mai 68

A l’occasion du 50ème anniversaire de Mai 68, une petite vidéo réalisée par un militant de la CNT à partir d’affiches de cette époque.

Il y a  deux versions.

La première version (durée = 3mn) est un diaporama d’affiches de Mai 68 qui se termine par “Aujourd’hui comme hier : police partout, justice nulle part !” et par les coordonnées de la CNT (adresse postale des Vignoles + coordonnées téléphoniques et internet confédérales).

La bande-son est libre de droit : version soixante-huitarde de la chanson “Il est 5 heures, Paris s’éveille” entrecoupée de sons d’ambiance de l’époque (clameurs et slogan “CRS-SS” scandé par des manifestants et “Internationale” chantée par des ouvriers de Renault). Pour la télécharger, cliquer sur ce lien: http://www.cnt-f.org/59-62/Mai68.wmv (fichier wmv de 8,14 Mo téléchargeable en 2mn 18s avec une connexion ADSL d’1,2 Mbits/s).

La seconde version est identique à la première. Mais elle est beaucoup plus lourde (durée = 5mn) car j’ai ajouté à la fin deux vidéos tournées à Lille en novembre 2007 : CRS matraquant une manif anti-LRU (dont plusieurs camarades de la CNT) + manif anti-LRU avec slogans “Etudiants sélectionnés, personnels précarisés, ça ne peut plus durer, ça va péter !” et “Tout est à nous, rien est à eux…”.

Cette seconde version se termine par les coordonnées de l’union
régionale CNT du Nord Pas-de-Calais. Pour la télécharger, cliquer sur ce
lien: http://www.cnt-f.org/59-62/Mai68Nov2007.wmv (fichier wmv de 40,6
Mo téléchargeable en 10mn 58s avec une connexion ADSL d’1,2 Mbits/s).

[CNT Lyon] Soumission pendant la période d’essai ou les limites du conseil de prud’hommes dans la lutte de classe

    Viré pendant sa période d’essai suite à un arrêt maladie, Marc, avec le soutien du syndicat CNT Rhône-Alpes du nettoyage, a poursuivi son employeur au Conseil de Prud’hommes pour rupture abusive du contrat de travail. En effet la décision a été prise au maximum après deux jours de travail (6 heures exactement). Sauf qu’entre temps Marc a été en arrêt maladie une journée. Le lien de cause à effet est évident. Le travail demandé n’était pas compliqué et aucun reproche n’a été fait. Et bien entendu à posteriori l’employeur trouve des prétextes fallacieux dont une incapacité à travailler. Cette incapacité bénéficie de l’appui du témoignage du chef d’équipe. Mais quelle valeur peut avoir un témoignage d’un salarié qui est subordonné au patron ?

Verdict : non coupable. Marc et la CNT sont déboutés.

A l’heure où les conditions de travail sont difficiles et où les patrons profitent d’avoir le rapport de force de leur coté, à l’heure où la précarité continue de se développer, fournissant ainsi une main d’œuvre encore plus corvéable, tout le monde sait que pendant une période d’essai plus qu’à n’importe quel autre moment, le salarié est complètement soumis à la volonté du patron et ne doit surtout pas tomber malade. Sauf qu’on ne choisit pas de tomber malade. Il est inadmissible que pour un jour de maladie un salarié puisse perdre un CDD de trois mois !!!

Alors oui nous n’avions pas de preuve. Mais comment prouver les intentions d’un patron ? En soit c’est quelque chose qu’on ne peut pas prouver. Seule l’accumulation de faits et donc ce que vivent au quotidien des millions de salariés montre que ce genre de pratique est malheureusement banale.

Cette affaire montre les limites des capacités des prud’hommes à faire respecter le droit des salariés.

Cette décision valide le fait qu’un patron puisse en toute illégalité rompre une période d’essai à cause d’un arrêt maladie sans que les prud’hommes puissent l’en empêcher. Cela rappelle que si les prud’hommes sont un outil que les travailleurs peuvent utiliser pour se défendre, ils ne suffisent pas et il est donc nécessaire de lutter en établissant un rapport de force contre les patrons.

S’unir, s’organiser, s’autogérer, et combattre sur une base de lutte de classe.

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