Assr38’s Weblog

Egalité économique et social, Autogestion, Fédéralisme, Liberté. Je ne suis vraiment libre que lorsque tous les êtres humains qui m’entourent, hommes ou femmes, sont également libres. La liberté d’autrui, loin d’être une limite ou une négation de ma liberté, en est au contraire la condition nécessaire et la confirmation (Bakounine)

Archives pour octobre 2007

Les Droits ASSEDIC des travailleurs migrants soumis à l’autorité préfectorale

Posté par assr38 le octobre 22, 2007

Source: http://www.ac.eu.org/spip.php?article1788

Les droits ASSEDIC des travailleurs migrants soumis à l’autorité préfectorale

Résumé: Avec cette mesure, les Préfectures vont être informées en temps réel de la situation des étrangers dont le titre de séjour arrive à expiration. Ce qu’espère l’Unedic, comme le Ministère, c’est que nombre d’étrangers ne fassent plus ouvrir leurs droits de peur de perdre leur droit au séjour. Qu’ils préfèrent crever de faim, prendre n’importe quel boulot, et notamment ceux au noir, contre lesquels cette mesure prétend lutter.

—————–8<——————–

Depuis le 1er octobre, tout salarié étranger qui vient s’inscrire à l’ASSEDIC pour obtenir l’ouverture de ses droits, voit son titre de séjour transmis à la Préfecture. C’est à celle-ci de donner son feu vert à l’examen du dossier et donc à l’indemnisation.

Quel est l’objectif réel de cette mesure discriminatoire ? “L’objectif est de lutter contre la fraude documentaire, le travail clandestin et les faux demandeurs d’emploi“, dit Brice Hortefeux.

La fraude documentaire ? Si le Ministre parle de fausses fiches de paye, en quoi concerneraient-elles plus les demandeurs d’emploi étrangers que les autres ? S’il s’agit de faux titres de séjour, soyons un peu sérieux . Toutes les affaires de ce type éventées ces dernières années mettaient en cause des fonctionnaires de la Préfecture, parce que l’informatisation des fichiers et le degré de technicité requis nécessitent des complicités internes.

Le travail clandestin ? Par définition, le travail clandestin est celui qui se fait sans contrat de travail, ni fiches de paye, donc de toute façon, sans possibilité d’ouverture de droits.

Les faux demandeurs d’emploi ? Mais qu’est-ce qu’un faux demandeur d’emploi, sinon celui que la Préfecture, l’ANPE ou l’ASSEDIC décidera de considérer comme tel ?

En réalité, l’enjeu est bien là, dans un contexte ou l’immigré, quelle que soit l’ancienneté de son séjour, devrait désormais en justifier l’utilité économique pour le patronat , s’il veut rester en France.

- Que va-t-il se passer avec cette mesure ?

Rappelons que la délivrance de la carte de dix ans est légalement de plus en plus restreinte, la norme étant désormais les titres temporaires, de six mois ou d’un an. Pour qu’il y ait renouvellement, l’étranger doit justifier de son intégration. Celle-ci outre d’apprendre par cœur la Marseillaise, consiste surtout à avoir un emploi. Avec cette mesure, les Préfectures vont être informées en temps réel de la situation des étrangers dont le titre de séjour arrive à expiration. Il sera donc très facile de planifier le non renouvellement, l’émission des invitations à quitter le territoire, et des arrêtés de reconduite à la frontière.

Instaurer la peur pour contraindre l’étranger à ne pas faire valoir ses droits, tel est l’objectif principal de cette mesure.

Rappelons que l’ouverture de droits à l’indemnisation ASSEDIC exige d’avoir cotisé et qu’il ne s’agit en aucun cas d’une quelconque générosité à sens unique de l’Unedic. A cotisations égales, les étrangers étaient déjà discriminés puisque la perte du titre de séjour induisait la perte du droit à l’indemnisation.

Ce qu’espère l’Unedic, comme le Ministère, c’est que nombre d’étrangers ne fassent plus ouvrir leurs droits de peur de perdre leur droit au séjour. Qu’ils préfèrent crever de faim, prendre n’importe quel boulot, et notamment ceux au noir, contre lesquels cette mesure prétend lutter.

Concrètement, même pour ceux qui iront faire valoir ce droit, la période entre le licenciement et l’indemnisation , donc la période sans aucune ressource ne pourra que s’allonger. Qui peut croire en effet que les Préfectures vont se presser de traiter les dossiers , quand l’ensemble des personnels sont mobilisés sur les objectifs chiffrés de reconduite à la frontière ?

Au passage, le chômeur « bien de chez nous « appréciera la disponibilité immédiate de l’Assedic et de l’ANPE à répondre aux ordres des Préfectures.

Partout les accueils physiques des Assedic sont supprimés, les délais de traitement des dossiers s’allongent, les erreurs se multiplient, mais pour ficher et contrôler, le temps qu’il faut sera pris. Il n’y a, parait-il pas assez d’argent pour envoyer convocations et avis de radiation en recommandé, mais là c’est quotidiennement que seront envoyés les titres de séjour des personnes.

Comment résister à ces nouvelles mesures ? Il appartient , individuellement et collectivement, à l’ensemble des salariés de l’ASSEDIC et de l’ANPE, de décider de collaborer ou non à cette mesure discriminatoire, contre laquelle certains syndicats se sont déjà exprimés.

Concrètement, nous invitons tous les chômeurs et précaires concernés par cette mesure, à nous contacter , à témoigner sur les forums du site, à se coordonner pour organiser les ripostes collectives à cette discrimination institutionnalisée.

Collectivement, intervenons dans les ASSEDIC , dans les ANPE en cas de blocage des dossiers !

————————–8<———————-

Autre source: http://endehors.org/news/anpe-et-assedic-tenues-de-transmettre-les-papiers-des-etrangers-aux-prefectures

ANPE et Assedic tenues de transmettre les papiers des étrangers aux préfectures

Lu sur Le Monde :  Les syndicats de l’ANPE et de l’Assedic ne mâchent pas leurs mots : de concert, ils dénoncent une “nouvelle mission d’auxiliaire de police”, une “chasse à l’étranger”, de “la délation”En cause, un décret publié le 11 mai 2007, pris en application de la loi Sarkozy sur l’immigration et l’intégration du 24 juillet 2006, qui oblige, depuis le 1er octobre, les agents de l’ANPE et des Assedic à transmettre “systématiquement” aux préfectures copie des titres de séjour et de travail des demandeurs d’emploi étrangers pour vérification.

Lire la suite ici

Publié dans injustice, migrants, travailleurs migrants | Taggé: , , , | Laisser un commentaire »

1939-1945 Appel à la révolution sociale

Posté par assr38 le octobre 22, 2007

Source: http://increvablesanarchistes.org/articles/1936_45/1943_tract%20FSIR.htm

Le tract date de 1943

À TOUS LES TRAVAILLEURS DE LA PENSEE ET DES BRAS

Au moment où l’humanité, dirigée par des fous, des arrivistes et des hypocrites, s’effondre sous les coups répétés des appétits des profiteurs de toutes sortes, nous jetons, une fois de plus, un appel sincère à tous les individus raisonnables et pratiques, pour essayer d’éviter la destruction totale et, profitant du chaos actuel, de les orienter vers une organisation sociale rationnelle et humaine.


Indéniablement, c’est par la faute de tous les gouvernements que le sang des travailleurs coule à flots, dans tous les pays, depuis plus de trois années. Si, effectivement, ce sont Hitler et Mussolini qui, en dernier lieu provoquèrent le conflit, il y a d’autres responsables : la finance internationale, les trusts industriels et financiers qui, de 1919 à 1930, financèrent le mouvement fasciste italien et le national-socialisme allemand et, de 1930 à 1939, payèrent la presse des différents pays démocratiques et fascistes, pour faire les campagnes bellicistes qui devaient provoquer un réarmement puissant et sans limite de toutes les nations, qui devait trouver sa conclusion dans la guerre actuelle, en même temps que le conflit enrayait tout mouvement de libération des masses travailleuses.

Le conflit actuel est l’oeuvre des puissances d’argent de chaque nation, puissances qui vivent exclusivement et internationalement de l’exploitation de l’homme par l’homme. Il est aussi le résultat des compétitions internationales, des compromissions et des rivalités politiques des hommes et des systèmes, de la vénalité, de la faiblesse, de l’hypocrisie, de l’inconscience des politiciens du monde entier. Et nous n’exceptons personne.
La diplomatie secrète a sévi aussi bien à Londres qu’à Berlin, à Paris qu’à Moscou, à Washington aussi bien qu’à Tokyo.
Aujourd’hui, les impérialistes d’hier se posent en libérateurs. Les fabricants et les trafiquants du Traité de Versailles, les inventeurs et les torpilleurs de la Société des Nations, les complices d’Hindenburg et de Dollfüs, les étrangleurs de la Révolution espagnole, les fomenteurs des contre-révolutions du Mexique, les fournisseurs de l’Allemagne hitlérienne et de l’Italie mussolinienne prétendent, ô ironie ! mettre de l’ordre dans le Monde, eux qui n’ont jamais vécu que du désordre et de l’incohérence des nations des deux hémisphères.

Que nous propose et le sordide impérialisme anglais et le féroce capitalisme américain ?


Tout simplement le retour à “l’avant-guerre”, le retour au statut-quo de Versailles ou à quelque chose d’à peu près semblable, et la réinstallation de la Société des Nations, la continuation de l’exploitation du travail par le capital, la banque maîtresse du monde, l’Or-Roi, les mille et une combinaisons diplomatiques, les mille et une combinaisons politiques et financières que nous connaissons. En somme, de quoi re-préparer une bonne petite guerre mondiale dans 25 ou 30 ans, si les Peuples sont incapables d’instituer la véritable Société des Peuples qui garantira la Paix et organisera le monde, par la Révolution sociale universelle.

Que nous proposent, d’autre part, les sinistres apôtres de la “Révolution Nationale” ?


Une Révolution à rebours, qui rejetterait l’humanité en arrière vers les époques les plus sombres de son existence, dans l’abîme d’un fanatisme racial et religieux, d’un esclavage total des masses laborieuses et d’un écrasement absolu de l’individu.
Il reste l’U.R.S.S. Mais la République de Staline, si elle a fait disparaître le capital privé, n’a pas fait disparaître les différences de classes (hauts fonctionnaires, hauts militaires, ouvriers privilégiés et, en tout dernier lieu, le peuple). D’autre part, nous lui reprochons d’avoir supprimé toute pratique et toute apparence ou idée de liberté. Hélas ! le Guépéou n’a rien à envier à la Gestapo et, si les camps de concentration de Sibérie renferment des fascistes, ils contiennent aussi des socialistes, des Trotkistes, des syndicalistes et des libertaires. Nous lui reprochons d’avoir aussi, dans cette guerre, joué un jeu diplomatique qui a servi les intentions des fascistes et des impérialistes et permis le déclenchement du terrible conflit actuel.
De tout cela il résulte que les peuples ne peuvent, ni ne doivent plus avoir confiance en personne Les Chefs d’État, les chefs militaires de toutes couleurs et de toutes nuances, passent d’un camp dans l’autre, déchirent des traités, en signent d’autres, servent tantôt la République, tantôt la Dictature, collaborent avec ceux à qui ils faisaient hier la guerre, et vice-versa et revice-versa. Tant et si bien que personne ne comprend plus rien à l’honneur, à la foi jurée, à la probité, à l’honnêteté.

Mais si les hommes d’États, les généraux, les amiraux et consorts se permettent de jouer “aux petits fous”, le peuple, lui, paie les pots cassés : on le mobilise pour les démocraties, contre les démocraties, pour les fascistes, contre les fascistes.


Mais que ce soit en Afrique, en Asie, en Europe, c’est le bon peuple qui fait les frais de ces “expériences contradictoires” et se fait casser la gueule. Ce sont les maisons des gens du peuple qui s’écroulent avec dedans les femmes et les gosses du peuple. Et demain, ce sera encore le peuple qui paiera les frais de reconstruction.


Nous demandons à tous ceux que le parti pris n’aveugle pas d’ouvrir les yeux sur la situation. Le fascisme germano-italien, conséquence de l’impérialisme mondial est à l’agonie.

L’impérialisme anglo-méricain, aidé de toutes les forces du capitalisme aux abois prépare :
1° Une paix impérialiste, genre Traité de Versailles, qui sera une nouvelle base de conflits futurs et l’espoir de nouveaux bénéfices ;
2° L’étouffement de tout mouvement d’émancipation ouvrière avec le concours des traîtres et arrivistes de tous les pays ;
3° Un règlement de comptes, à l’amiable ou non-avec la Russie soviétique.
Quant à cette dernière, elle rêve d’instaurer de par le monde un capitalisme d’État qui, par son despotisme, serait aussi néfaste que le capitalisme privé.
Ainsi sera l’ordre social universel, à moins que les travailleurs du monde entier s’unissent dès maintenant pour planter le drapeau de la Révolution sociale sur le chaos que nous vivons.

Pour cela, que faut-il faire ?


En premier lieu, utiliser la tendance naturelle des Peuples vers l’Unité des Continents ; fédérer les pays qui composent les Continents ; développer entre ces Continents les liens de solidarité qui les associent ; donner à ces liens une forme organique, par l’institution d’une véritable Société des Peuples et non par un replâtrage d’une Société des Nations, qui ne serait qu’une Ligue nouvelle des Nations et de leurs intérêts égoïstes ; faire de cette Société des Peuples, par la création d’organismes à son service, tels qu’un Conseil Économique International et un Conseil Administratif et Social International, le véritable Régulateur Économique, administratif et social du Monde entièrement organisé pour la Paix et contre la guerre.

Mais tout cela ne sera, incontestablement, que l’oeuvre de la Révolution sociale, universelle comme la guerre elle-même.


Et pour cette tache gigantesque, il faut que les peuples s’entendent, s’associent, luttent ; qu’ils comprennent, agissent et réalisent et que, par avance, ils jettent entre eux, par l’organe de leurs prolétariats respectifs, les bases d’un vaste mouvement fédéraliste continental d’abord, universel ensuite ; qu’ils soient prêts à projeter, avec toutes ses conséquences ce mouvement sur le plan des réalités concrètes dans chaque pays, afin que naissent de leurs propres organisations de classe les institutions qui, demain, régiront, dans tous les domaines les Peuples associés.

Nous entendons par Révolution Sociale : l’abolition du pouvoir politique, l’abolition du militarisme, l’abolition de l’Or-Roi, l’abolition des classes.

Nous entendons par Révolution Sociale la liberté entière et définitive de parole, d’organisation, d’action pour tous ; la libre disposition des moyens de production pour tous les Peuples ; le travail, les produits, l’instruction, le bien-être pour tous.

Nous entendons par Révolution Sociale, le pouvoir aux mains de tous, par :
- L’association syndicale, faisant fonctionner la production dans chaque pays et dans le Monde, assurant une équitable répartition des matières premières et des produits, ainsi que des objets de toute nature nécessaires à la consommation.


- L’association communale, assurant par la distribution, tous les besoins de la consommation et administrant le bien commun dans l’intérêt de tous ; créant, sur le plan social tous les organismes capables sur tous les terrains, d’assurer le plein développement et l’épanouissement des individus ; garantissant à tous la véritable égalité sociale par la bonne administration d’une saine et populaire justice, basée sur la conciliation et l’arbitrage.


- L’association sur le plan géographique, de façon identique, des localités, régions et pays, par la création d’organismes de liaison permanente des rouages économiques et administratifs pour gérer mieux les intérêts de tous ordres et de tous, harmonieusement conjugués et associés pratiquement.

Pour cela, il faut non seulement que notre Révolution sociale soit universelle et, autant que possible, simultanée dans tous les pays, mais il faut encore qu’elle ouvre la voie à l’Ère de la Raison, de la Science consciente et du Travail libéré.


Travaillons pour elle. Travaillons bien.


Il ne s’agit pas de lutter seulement contre le fascisme hitlérien, mais contre tous les fascismes, contre toutes les tyrannies,, qu’elles soient de droite, du centre ou de gauche, qu’elles soient encore royales, démocratiques ou sociales, car aucune tyrannie n’émancipera le travail, ne libérera le monde, n’organisera l’humanité sur des bases vraiment nouvelles.


Il ne s’agit pas de parler de liberté, il s’agit de vivre librement. Il ne s’agit pas de parler de fraternité, il s’agit de vivre fraternellement.

Nous ne luttons pas pour inscrire des mots sur une bannière ou changer de couleur un drapeau. Nous sommes concrets.


Nous voulons passer :
- de la guerre perpétuelle à la paix perpétuelle ;
- de l’exploitation de l’homme par l’homme à l’égalité sociale ;
- de la tyrannie totale ou partielle à la liberté entière ; de l’incohérence à la conscience.

Nous n’acceptons aucun compromis avec personne. Nous ne sommes attachés à aucune personnalité, ni à aucun parti.
Nous voulons la réalisation pratique de l’Idée sociale préconisée depuis près de deux cents ans par les républicains, les socialistes, les syndicalistes, les libertaires.
Et nous sommes convaincus que, seules, la méthode sus-indiquée pourra la réaliser.


Aujourd’hui, nous sommes une association de lutteurs.
Demain nous serons une association de constructeurs et de réalisateurs.
Et pour mener la tâche à biens : … Nous cherchons des associés.

FEDERATION INTERNATIONALE SYNDICALISTE REVOLUTIONNAIRE

Ce tract a été conçu et par des militants libertaires du groupe Marseille et de Toulouse (notamment André ARRU).
Il a certainement été imprimé par les frères Lion (imprimeurs à Toulouse) qui travaillaient aussi pour le réseau Combat.


MORT AUX VACHES !

PROLETAIRE,

Depuis 3 ans, de l’Est à l’Ouest et du Sud au Nord de notre Globe, tu fais les frais de la bataille déclenchée par tes maîtres aux multiples nuances.
Des milliers de prolétaires de tous les pays crèvent pendant que les hommes de la finance, de la politique et de la guerre, ces gueules de vaches, se congratulent, dissertent, se partagent les bénéfices, se distribuent prébendes et privilèges.
Rappelle-toi, Combattant de la der des der : en revenant de là-haut, en 1918, encore souillé du sang de l’infâme boucherie, devant les 10 millions de cadavres, les 20 millions de blessés, les 10 millions d’invalides, 3 millions de disparus, les millions de veuves et d’orphelins, tu avais dit et promis PLUS JAMAIS !
De nouveau les brutes galonnées ont mis la main sur toi.
Dans le monde ouvrier, l’homme n’est plus un homme, c’est un matricule.

JUSQUE A QUAND ?

Jusqu’à ce que les prolétaires du monde entier fraternisent, s’unissent, et au pas de charge – l’ultime – armés encore des baïonnettes fraîches encore du sang de leurs frères, aillent piquer les culs de tous les histrions bellicistes et gouvernementaux

Prolétaires, en 1919, en 1936, tu criais : MORT AUX VACHES !
En 1943, ne crie plus : AGIS


Crève-les TOUTES : qu’elles portent en grelot une croix gammée, une étoile rouge, l’Ordre de la Jarretière, la Croix de Lorraine ou une francisque.

Vive la Liberté ! Vive la Paix ! VIVE LA REVOLUTION SOCIALE !

FEDERATION INTERNATIONALE SYNDICALISTE REVOLUTIONNAIRE.

Publié dans Histoire, Révolution sociale, autogestion, guerre sociale, libertés, lutte de classes | Taggé: , , , , , | 1 commentaire »

CNT : Une tentative de typologie des mandats

Posté par assr38 le octobre 22, 2007

Source: http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=1329
 
Une tentative de typologie des mandats. Texte de réflexion sur les mandats visant à clarifier leurs utilisations et entamer un débat sur nos fonctionnements internes.
 
Les mandats

Dans notre pratique syndicale, il est très souvent question de mandatement. Tellement souvent que le terme même de mandat semble désigner des réalités parfois très éloignées. C’est pourquoi nous proposons une liste des différentes définitions que nous avons pu voir donner au mot mandat. Afin de s’y retrouver et de pouvoir discuter de manière précise nous proposons une typologie de ces différents mandats.Il ne s’agit en aucune façon de guider les pratiques des autres syndicats et remettre en cause leur autonomie, mais plutôt de créer un cadre de référence de manière à ce que chacun(e) sache où il en est. Au sein de notre syndicat le choix s’est porté sur les trois premières sortes de mandat en fonction des événements et de nos disponibilités.

Le mandat ferme (ou fermé)

Le syndicat ( ou le congrès, la fédération, l’union régionale…) s’est réuni en assemblée générale et a pris position de manière ferme sur un certain nombre de points, il mandate un(e) de ses syndiqué(e)s pour faire part de ses décisions dans une réunion (intersyndicale, collectif, congrès…) et travailler à la réalisation de ses objectifs. Le ou la mandaté(e) a alors une tache très claire à accomplir qui a été entièrement planifiée par l’AG du syndicat.

Avantages :le travail de la ou du mandaté(e) est grandement facilité, elle ou il n’a pas de souci à avoir quant à son respect des positions de son syndicat. Inconvénients :il n’y a pas de place pour la discussion, si tous les mandats étaient de ce type, nous n’aurions plus besoin de nous déplacer pour un congrès ou autre, il suffirait de voter par correspondance sur les motions.

Le mandat semi ouvert

Le syndicat s’est réuni en AG et a pris position, mais il laisse une marge de manoeuvre à sa ou son mandaté(e) afin de réagir aux discussions qui ont lieu dans la réunion où il ou elle est délégué(e). Le ou la mandaté(e) connait parfaitement la position de son syndicat qui lui a laissé une possibilité d’interprétation de ses positions.

Avantages : le syndicat se garde une possibilité de réagir aux échanges par la voix de son ou sa mandaté(e) Inconvénients :la ou le mandaté(e) doit être particulièrement vigilant(e) lors de la réunion afin de respecter scrupuleusement son mandat

Le mandat ouvert

Une AG du syndicat a eu lieu durant laquelle les membres se sont exprimés autour des sujets relevant du mandat, mais il n’y a pas eu de décisions fermes. Le ou la mandaté(e) doit alors faire des choix en essayant de respecter « l’esprit » du syndicat.

Avantages : le syndicat peut parfois gagner beaucoup de temps en évitant par exemple de discuter chaque motion pour la préparation d’un congrès et en les regroupant par thème afin d’avoir une discussion sur l’ensemble de celles-ci. Inconvénients :la tache de la ou du mandaté(e) peut devenir plus difficile car il n’est pas toujours aisé de traduire des prises de position générale en décisions précises.

Le mandat en blanc

Il n’y a pas eu de discussions au sein du syndicat et celui-ci fait entièrement confiance à son ou sa mandaté(e) pour le représenter et prendre des décisions. Avantages :le gain de temps est énorme et peut permettre à un syndicat de continuer à « fonctionner » lorsque celui-ci traverse une période difficile. Inconvénients : aucune discussion n’a lieu au sein du syndicat autour des points traités et donc pas d’auto-formation des syndiqué(e)s, de plus ils ou elles risquent fort de ne pas se sentir impliqué(e)s par ses prises de position. Il y a aussi toujours un risque que le ou la délégué(e) ne représente que lui.

Enfin, pour permettre aux différentes réunions (UR, UD, CCN, congrès…), dans lesquels nous mandatons des délégué(e)s, de se dérouler dans un climat de travail serein, nous reprécisons que les délégué(e)s sont porteurs de la parole de leur syndicat. Il est donc inutile et nuisible de les invectiver, menacer ou railler lorsque leurs prises de position ne nous conviennent pas (ce ne sont pas forcément les leurs). En conclusion, nous tenons à rappeler que pour nous, et quelques soient les mandats qui sont donnés, il ne peut y avoir de contrôle des mandats et donc de démocratie directe dans notre confédération sans que soit appliquée à tous les niveaux (union locale, union régionale, congrès fédérale, CCN, congrès confédérale…) l’identification des votes.

CNT 34 éducation

Publié dans CNT | Taggé: , | Laisser un commentaire »

Fusion ANPE/ASSEDIC: un démantèlement furtif; le guichet unique

Posté par assr38 le octobre 22, 2007

Source: http://www.cnt-f.org/spip.php?article394
section.anpe@cnt-f.org Paris septembre 2007 CNT santé-social-fpt RP
ANPE-ASSEDIC : UN DEMANTELEMENT FURTIF
La fusion ANPE-ASSEDIC, en projet depuis longtemps, est devenue, via le programme présidentiel, une priorité nationale. Le démantèlement du service public de l’emploi, et surtout de l’ANPE, se heurte toutefois à des enjeux politiques et économiques qui de toutes façons dépassent les intérêts du personnel et des usagers de cette institution. Malgré des perspectives encore très floues sur la forme définitive de la fusion, la Direction Générale de l’ANPE entreprend déjà des manœuvres pour anticiper (et mettre tout le monde devant le fait accompli) cette réorganisation. Le nom de code de cette opération ? Le guichet unique.
Le baratin officiel justifiant cette initiative s’appuyant sur les concepts vaseux de « flexicurité, sécurité sociale professionnelle, sécurisation des parcours professionnels… » ou « d’amélioration du retour à l’emploi et de simplification du parcours du demandeur d’emploi » n’est qu’un leurre pour imposer une précarité généralisée réclamée à corps et à cri par les tenants du libéralisme.
  • Politiques cœrcitives,
  • multiplication des contrôles,
  • aggravation des sanctions,
  • restriction d’accès au droits (formation, aides au déplacements…) sont, à ce jour les seules conséquences de « l’amélioration du retour à l’emploi » subis par les usagers du service public de l’emploi. Soumission aux intérêts économiques, précarité, baisse des prétentions salariales sont les objectifs réels de ces orientations.
Afin de tenir ses objectifs sans provoquer un tollé, le gouvernement a programmé la mise en œuvre effective pour début 2008. Toutefois, divers enjeux et intérêts contradictoires, tant sur le plan économique que politiques, contribuent à rendre la fusion délicate.Les partenaires sociaux (syndicats de salariés et patronaux) se mobilisent déjà pour refuser une « nationalisation » de l’UNEDIC qui les priverait de substantiels revenus. La privatisation de l’ANPE reviendrait à son élimination (partielle ou complète) au profit du secteur privé (intérim et consorts) qui intervient officiellement depuis 2006 dans le placement des chômeurs. La déconcentration, soit le transfert de la responsabilité politique du traitement du chômage aux instances locales (régions, départements…), se heurte également à l’occupation effective de ce terrain par les missions locales, les PLIE et maisons de l’emploi, outre le fait de rapprocher l’épineux problème du chômage des politiciens locaux. Le transfert des missions de l’ASSEDIC à l’URSSAF (déjà chargé de la collecte des cotisations sociales) a même été évoqué.

Sur le terrain, malgré de bonnes et de moins bonnes mobilisations des agents ANPE, soutenus par une inter syndicale unitaire, les perspectives de fusion ne sont pas clairement annoncées. Au mieux, on pourrait déboucher sur un rapprochement (ANPE/ASSEDIC) formel et factice ayant pour unique résultat, la dégradation des conditions de travail et d’emploi des salariés de ces deux institutions et idem pour les conditions d’accueil et de traitement pour les usagers. Pourtant, la Direction Générale de l’ANPE, en concertation avec l’UNEDIC, s’active déjà pour imposer au pas de course, le nouveau dispositif. Le Guichet Unique est déjà déployé sur plus de 250 unités ANPE-ASSEDIC dans un cadre légal aléatoire. Les agents refusant d’exercer aux ASSEDIC sont sévèrement sanctionnés. Autre exemple : la DG ANPE tente actuellement d’instaurer un cadre rigide (une clause de non-concurrence) pour les agents qui quitteraient l’établissement. Prévoirait-elle une « migration massive » et spontanée de tout son personnel ? L’expérience britannique de fusion des services de l’indemnisation et du placement des chômeurs a entraîné 10 000 suppressions de postes (sur 84 000 employés) et la fermeture de plus d’un tiers des « job centers » (dans la même perspective en Allemagne, l’Arbeitsagentur, emploie 75.000 personnes et envisage un plan social concernant 3.500 postes).

Face aux mauvaises surprises qui s’annoncent, la CNT poursuivra son engagement unitaire et intercorporatif pour défendre un service public de l’emploi d’utilité sociale. Tous les salariés sont concernés car il se pourrait bien que le traitement du chômage d’aujourd’hui prépare les conditions de l’emploi salarié de demain.

section.anpe@cnt-f.org Paris septembre 2007 CNT santé-social-fpt RP

Publié dans chomage | Taggé: , , | Laisser un commentaire »

BTP : Travailleurs migrants, vous avez des droits !

Posté par assr38 le octobre 21, 2007

 Source: http://cntbesancon.wordpress.com/2007/10/21/btp-travailleurs-migrants-vous-avez-des-droits/

Lors des rencontres internationales I07 de la branche BTP organisées par la CNT, le constat suivant s’est imposé: Le BTP est un secteur où la proportion de travailleurs migrants est systématiquement importante. Ces travailleurs migrants affrontent de nombreux problèmes, à commencer par la régularisation de leur séjour. Ils sont également la cible du racisme « ordinaire » en matière de vie quotidienne, de logement, et d’accès à leurs droits. Concernant plus particulièrement la condition de travailleur du BTP, les travailleurs migrants, ainsi que tous leurs camarades de travail, exercent leur métier dans un secteur d’activité connu pour ses dangers multiples, et pour la rapacité des patrons. Ces derniers n’hésitent pas à tenter de profiter de l’éventuelle méconnaissance de leurs droits pour surexploiter particulièrement ces travailleurs migrants.

La rencontre de la branche BTP, dont la représentation française (la fédération de la construction CNT), a donc décidé de mener une campagne d’information et de lutte sur les dangers du secteur BTP et sur l’information des droits des travailleurs migrants.
Le document qui suit est destiné à faire connaître succinctement ces dangers et ces droits.

Il comporte 3 parties, la première indique le cadre général du travail salarié et les obligations de l’employeur en matière de contrat et de fiche de paie, la seconde précise la question des salaires et des qualifications, la troisième donne un état statistique des accidents et maladies du travail dans le BTP, ainsi que quelques obligations réglementaires .

Pour le télécharger en PDF, cliquez sur le lien ci-dessous : BTP : Travailleurs migrants, vous avez des droits !

Publié dans travailleurs migrants | Taggé: , , , , | Laisser un commentaire »

Souffrance au travail: “Cadres par ici la sortie” licenciement pour faute avec mise à pied conservatoire

Posté par assr38 le octobre 21, 2007

Toujours dans le cadre de la souffrance au travail et de la nouvelle façon de licencier en particulier dans la grande distribution, les sociétés de services en informatique et l’industrie pharmaceutique, voir le bouquin suivant:

“Cadres par ici la sortie!”
Guide servie en milieu hostile
Editions First 2007
ISBN:978-2-7540-0421-3
de Françoise Eiera-Dabo
avec Jean-Claude Picot

avec quelques extraits:

p.16 “Aujourd’hui (2007) c’est clair la donne a changé : il suffit de
regarder autour de soi pour constater que le licenciement négocié est
devenu un Graal réservé aux plus chanceux ou à ceux ayant la plus forte
capacité de nuire. Les autres ? Il se voient administrer un traitement
de choc que ne désavouerait pas la production de Koh Lanta. A défaut de
pouvoir les obliger à déguster du cafard grillé – mais ça peut venir -
leur hiérarchie se met soudain à leur faire avaler de pleins seaux de
couleuvres de moins en moins digestes, à les submerger de tâches de plus
en plus absurdes ou irréalisables jusqu’à ce que l’écoeurement et
l’épuisement fassent leur oeuvre pour les précipiter vers la sortie. Et
si d’aventure le traitement tarde à produire ses effets, il n’est pas
exclu que se déclenche brusquement une procédure accélérée d’escamotage:
un bon licenciement pour faute assorti d’une mise à pied conservatoire
et les voilà disparus du payasage”.

p.18
“un constat clairement posé par un autre rapport effectué pour le
ministère de l’Emploi où l’on apprend que “tensions et humiliations”
afin de provoquer une démission ou “mettre à terre une personne” en la
licenciant pour une faute imaginaire font désormais partie des
stratégies classiques des directions d’entreprise souhaitant réduire
leurs effectifs”. Une utilisation bien particulière du licenciement pour
motif personnel (LMP) qui touche en priorité les cadres et s’observe le
plus souvent dans les grandes entreprises et le secteur des nouvelles
technologies


p.20 “tous les cadres sont parfaitement au courant de l’existence de
pratiques humaines peu reluisantes, mais curieusement, peu accptent de
réaliser “pour de bon” qu’elles puissent se concrétiser sur leur propre
personne”

p.35 “Facteur de risque supplémentaire: vous aimez votre travail
…plusieurs chercheurs en psychologie ou médecine du travail -
Christiane Kreilow et Philippe Davezies – pour ne citer qu’eux ont en
effet mis en évidence à quel point le souci de produire un travail de
qualité constitue aujourd’hui un facteur majeur de vulnérabilité”.

p39 “..Or par les temps qui courent, passer pour un emêcheur de tourner
en rond voire quelle horreur, pour quelqu’un qui ne joue pas le jeu,
n’est pas forcément très prudent.

p.69 Les “coucous managers”…Intellectuellement médiocres, ils ne
peuvent guère compter que sur leur habileté à vampiriser le travail
d’autrui – compétents eux – et sur leur habileté à rayer du paysage ceux
qui auraient des vélléités de résistance. Ils auraient tort de s’en
priver: l’évolution de la société vers la rivalité et
l’instrumentalisation de l’autre font désormais apparaitre leur capacité
à manipuler et leur absence de scrupule comme de vraies qualités de
“stratège”. Pour s’en convaincre il suffit d’allumer sa télé.


p.70 “Comble de malchance le “coucou manager” est une espèce qui se
reproduit à toute allure. Il suffit qu’il en arrive un à la tête d’une
organisation pour qu’il recrute une ribambelle de ses congénères qui
auront tous le même profil: un Q.I de poulet mais un bec très acéré. Et
surtout un très gros appétit…dans leur système de pensée, talent ou
compétences ne constituent pas des valeurs en soi et ne méritent aucun
respect particulier, pas plus que les individus qui en sont détenteurs.
Ce sont seulement des matières premières dans lesquelles on puise”.

p.84 “Opératio Katapult …alors vous avez compris qui est le chef ? -
surtout si vous aviez commis l’erreur de tiquer devant l’inanité de
certains de leurs propos ou décisions. Dans ce cas là, mettons qu’ils
joignent l’utile – faire place nette – à l’agréable.”


p.86 “..Inutile de préciser que seuls les naifs peuvent croire qu’être
licencié pour faute suppose d’en avoir commis une”.

Publié dans licenciement pour faute grave, mise à pied conservatoire, souffrance au travail | Taggé: , , , , | 3 Commentaires »

Liberté d’expression sur le net:La plainte en diffamation contre le site Bellaciao est rejetée

Posté par assr38 le octobre 21, 2007

Source: http://www.rsf.org/article.php3?id_article=23954

La plainte en diffamation contre le site Bellaciao est rejetée

“Nous nous félicitons de la décision du tribunal de Saint-Nazaire. C’est la seule issue favorable à cette affaire qui n’aurait jamais dû exister. Roberto Ferrario n’a fait que relayer in extenso un communiqué syndical en indiquant sa source”, a déclaré Reporters sans frontières.

Publié le 16 septembre 2005, le communiqué accusait les Chantiers de l’Atlantique de se livrer au “banditisme patronal” et dénonçait leurs “pratiques mafieuses”. L’entreprise avait alors décidé de porter plainte contre l’USM-CGT et Bellaciao pour ces mots qu’elle jugeait diffamatoires. La juge en charge du dossier, Mme Bironneau, avait cependant décidé de ne poursuivre que le site Internet en la personne de Roberto Ferrario.

Ce dernier a comparu devant le tribunal de Saint-Nazaire pour diffamation le 11 septembre 2007. L’entreprise demandait alors “un euro symbolique de dommages et intérêts” mais, le 2 octobre dernier, la cour a jugé la “plainte irrecevable” et a relaxé Roberto Ferrario.

Durant ces deux ans de procédure, le collectif franco-italien a été soutenu par de nombreuses organisations syndicales parmi lesquelles le Syndicat national des journalistes CGT, qui déclare aujourd’hui que “la liberté d’expression a gagné une bataille”. L’USM-CGT avait également mis une pétition en ligne, qui a recueilli plus de 25 000 signatures.

Publié dans liberté de la presse, libertés | Taggé: , , , | Laisser un commentaire »

CNR: le programme du Conseil National de la Résistance

Posté par assr38 le octobre 18, 2007

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_du_Conseil_National_de_la_R%C3%A9sistance

—–<8—–
Extrait du programme du CNR appliqué dès 1944

Le programme du Conseil National de la Résistance est très empreint de rénovation sociale et de l’influence des groupes communistes comme le Front National, surtout dans la partie II « Mesures à appliquer dès la Libération du territoire », qui vise à instaurer une vraie « démocratie sociale », sous un régime d’économie planifiée.

Parmi les mesures envisagées et appliquées à la Libération, citons la nationalisation de l’énergie, des assurances et des banques, la création de la Sécurité Sociale… Ces actions ont constitué jusqu’à aujourd’hui une grande partie des acquis sociaux de la seconde partie du XXe siècle.

—–8<—-
Source: http://www.observatoire-medias.info/article.php3?id_article=315

—–8<—-

Nous présentons ci-dessous, avec l’accord des auteurs, la déclaration produite par les membres du Conseil National de la Résistance au moment de la célébration du 60ème anniversaire du programme du CNR, adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944.

La dernière parti du texte est d’une actualité frappante dans sa dénonciation – déjà – du contrôle des principaux médias par des intérêts privés.
On notera avec intérêt que la parution de ce texte sous forme de tribune a été refusée par les quotidiens nationaux sollicités à l’époque…

 

Anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944

Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et transmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle. Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et soeurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n’a pas totalement disparu et notre colère contre l’injustice est toujours intacte.

Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d’accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais :

Nous appelons d’abord les « éducateurs », les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l’anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des « féodalités économiques », droit à la culture et à l’éducation pour tous, presse délivrée de l’argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc.

Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était ruinée ?

Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.

Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau « Programme de Résistance » pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l’intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.

Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.

Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : créer, c’est résister. Résister, c’est créer.

Signé : Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey.

—–8<—-

Publié dans CNR | Taggé: , , , , | 2 Commentaires »

La rupture ? Chiche !

Posté par assr38 le octobre 18, 2007

Source: http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article126

La rupture ? Chiche !

La « rentrée sociale est attendue » ! Le pouvoir, requinqué par le succès
participatif aux dernières élections, a, de son point de vue, les coudées franches pour « réformer ». Tout va désormais très vite. Après le moment d’affrontement démocratique et citoyen du printemps entre fractions de la bourgeoisie pour la prise du pouvoir politique et la gestion du capital national, Sarkozy a commencé par inviter certaines « personnalités » du camp défait à collaborer. Ce fut un succès qui traduit simplement le fait que toute la classe politique a fondamentalement le même projet de société, les joutes oratoires droite/gauche ne portant que sur des nuances de gestion. L’essentiel n’est-il pas de « servir la France » ? Cette « ouverture » n’est pas une nouveauté puisqu’elle fut initiée dans les années 80 par l’un des plus grands politiciens de l’Histoire de France, un certain F. Mitterrand, qui avait compris que pour garder le pouvoir le plus longtemps possible il fallait constituer un consensus le plus large possible !

Puis, les réformes annoncées ont commencé à tomber dès le mois de juillet. Les réformes, leitmotiv de tous les gestionnaires de l’Etat, sont toujours conçues pour faire baisser le coût du travail, éliminer les « archaïsmes » qui freinent le développement, gagner la lutte des classes (dont on nie par ailleurs l’existence) en mettant au pas tout mouvement social qui pourrait naître et plus globalement encadrer, réprimer et casser tous ceux et toutes celles qui ne sont pas dans « les clous ».

C’est ainsi que nous avons eu droit:

  • à une loi « sur la récidive » qui vise à traiter pénalement les mineurs de 16 ans comme des adultes,
  • la loi de débridage des heures supplémentaires permettant essentiellement d’abaisser les cotisations sociales patronales (le coût d’une HS sera identique à celui d’une heure normale),
  • la loi relative à « l’autonomie » des universités qui verront leur dépendance vis-à-vis du patronat s’accroître
  • et enfin la loi contre le droit de grève dans les entreprises de transports terrestres.

Cette dernière intitulée « loi du 21 août 2007 sur le dialogue social et la
continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs
» était à l’étude depuis les grèves de 1995.

En France, les grèves quasi générales dans les transports ou dans le secteur de l’énergie sont les seules à pouvoir entrainer à brève échéance la paralysie de l’économie capitaliste. C’est ainsi que, par cette loi, le pouvoir s’est attaqué au droit de grève dans le secteur des transports terrestres (SNCF, RATP et l’ensemble des transports urbains) afin de faire respecter la liberté de circulation, la liberté du travail et … « la liberté du commerce et de l’industrie ». Sans entrer dans les détails, avant de déposer un préavis de grève 5 jours avant le début éventuel de celle-ci, les organisations syndicales représentatives déposeront à l’employeur une notification des motifs pour lesquelles elles envisagent de déposer le préavis de grève entraînant une négociation obligatoire dans les 8 jours. En d’autres termes, toute grève décidée par une assemblée générale sera interdite pendant… 13 jours. Mais là n’est peut-être pas le plus grave. En effet, les travailleurs qui désirent faire grève devront se faire connaître individuellement auprès de leur hiérarchie directe 48 heures avant le début de celle-ci sous peine de sanctions disciplinaires s’ils font grève sans l’avoir annoncé ! Ces 48 heures doivent permettre l’organisation d’un service minimum. Pour organiser celui-ci, l’employeur et les organisations syndicales représentatives doivent « engager des négociations en vue de la signature, avant le 1er janvier 2008, d’un accord collectif de prévisibilité du service applicable en cas de perturbation prévisible du trafic ou de grève ».
Ces syndicats sont donc invités à cogérer le service minimum… Pour terminer,
au-delà de huit jours de grève, l’employeur, une organisation syndicale
représentative ou le médiateur « peut décider l’organisation par l’entreprise d’une consultation ouverte aux salariés concernés par les motifs figurant dans le préavis et portant sur la poursuite de la grève ».

Cette loi n’est pas une surprise elle reprend d’ailleurs les grandes lignes de la
législation en vigueur dans un certain nombre de pays européens. Dès maintenant, dans ce secteur sensible, la grève sera illégale ou ne sera pas ! (*) Elle ne concerne aujourd’hui que le secteur des transports terrestres mais si nous ne réagissons pas, elle se généralisera petit à petit. N’oublions pas, tout de même, que ce n’est pas leur légalité qui empêchera les futurs mouvements sociaux d’éclore, qui seront peut-être plus rares mais certainement plus déterminés.

Dans la foulée, le pouvoir a décidé d’harmoniser par le bas les retraites en s’attaquant aux régimes spéciaux. Nous devons être bien conscients que le pouvoir veut supprimer tout avantage acquis dans les luttes afin de s’attaquer aux retraites de tous et toutes en 2008. Ses objectifs sont de continuer à nous contraindre à travailler au-delà de 60 ans par des pensions de plus en plus faibles rendant ainsi indispensable, pour les jeunes générations, la retraite par capitalisation.

Face à ces attaques sociales la riposte, par la grève, s’impose ! Les cheminots,
les plus attaqués, sont en train de se mobiliser. La généralisation de ce mouvement à d’autres secteurs est loin d’être évidente, d’autant plus que le gouvernement peut compter sur les médias et quasiment toute la classe politique pour faire croire que ces travailleurs en lutte sont d’affreux individualistes privilégiés.

Mais, ce n’est pas impossible à condition que d’autres revendications apparaissent. Avec tous les cadeaux que ce pouvoir fait à la bourgeoisie (une quinzaine de milliards prévus dans un premier temps), les revendications salariales sont tout à fait d’actualité, d’autant plus qu’il y a de gros risques que l’Etat nous impose une nouvelle politique de rigueur. En effet, la croissance espérée pour financer les cadeaux à la bourgeoisie ne sera pas au rendez-vous.

Attendons nous au pire !

OCL/REIMS, le 23/09/07.

(*) Actuellement, des rencontres ont lieu afin d’organiser une importante
mobilisation exigeant l’abrogation de cette loi.

Courant Alternatif, le mensuel de l’ Organisation communiste libertaire est
disponible en kiosque ou directement à OCL – c/o Egregore – B.P. 1213 – 51058 Reims Cedex
Mail : oclibertaire(a)hotmail.com

Publié dans grève, lutte de classes, retraites | Taggé: , , , , , | 1 commentaire »

Souffrance au travail: “Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés”

Posté par assr38 le octobre 17, 2007

Source: http://www.amis.monde-diplomatique.fr/article1184.html

Ce documentaire réalisé par Sophie BRUNEAU et Marc Antoine ROUDIL est inspiré du livre de Christophe Dejours Souffrance en France Ed Seuil. Christophe Dejours est psychiatre, psychanalyste, professeur au Conservatoire national des arts et métier et directeur du Laboratoire de Psychologie du Travail. Ce livre décrit la souffrance subjective de ceux qui travaillent et de la banalisation du mal. « Comment faisons-nous pour tolérer le sort réservé à ces chômeurs et ces « nouveaux pauvres » dont le nombre ne cesse de croître ? Et comment parvenons-nous, dans le même temps, à accepter sans protester des contraintes de travail toujours plus dures dont nous savons pourtant qu’elles mettent en danger notre intégrité mentale et physique ? »

Dans ce documentaire, tour à tour, quatre personnes racontent leur souffrance au travail dans le cadre d’un entretien unique. Les trois professionnels écoutent et établissent la relation entre la souffrance individuelle du patient et les nouvelles formes d’organisation du travail.

Le nerf de la guerre, c’est la compétitivité.
Et cette machine de guerre fonctionne parce que mêmes ceux qui ne sont pas les décideurs, donc la majorité d’entre eux, apportent leur concours à son fonctionnement, à son efficacité et à sa longévité, ou qu’en tout cas ils ne l’empêchent pas de poursuivre son déploiement. La souffrance au travail s’accroît parce que ceux qui travaillent perdent progressivement l’espoir que la condition qui leur est faite aujourd’hui pourrait s’améliorer demain. Plus ils donnent d’eux-mêmes, plus ils sont « performants », et plus ils font de mal à leurs collègues de travail, plus ils les menacent, du fait même de leurs efforts et de leurs succès. Ainsi le rapport au travail se dissocie-t-il progressivement de la promesse de bonheur et de sécurité partagés : pour soi-même d’abord, mais aussi pour ses collègues, pour ses amis et pour ses enfants. Cette souffrance s’accroît avec l’absurdité d’un effort au travail qui ne donnera pas en retour de satisfaction vis-à-vis des attentes sur le plan matériel, affectif, social et politique. Les conséquences de cette souffrance sur le fonctionnement psychique et, au-delà, sur la santé sont inquiétantes.

La peur et la menace au licenciement sont devenues des outils de management.
La peur est devenue une pièce maîtresse dans le fonctionnement du système. Ce maniement managérial de la peur et de la menace au licenciement pousse les gens à travailler à plein régime et c’est un des rouages essentiels à l’efficacité du système. On exige de ceux qui travaillent des performances toujours supérieures en matière de productivité, de disponibilité, de discipline et de don de soi.Ceux qui travaillent vivent dans une peur permanente. Peur de ne pas être à la hauteur, peur de perdre son statut, peur de perdre sa place. La peur s’inscrit dans les rapports de travail.

Elle engendre des conduites d’obéissance, de soumission et d’individualisme.
Dans ce nouveau système de management basé sur la peur au licenciement, la tolérance à l’injustice, la souffrance personnelle et la souffrance infligée aux collègues sont devenues des situations ordinaires. C’est le processus de banalisation du mal où l’on suspend la faculté de penser dans les systèmes totalitaires d’après H.Arendt. Ce qui est pointé dans le film c’est de voir qu’entre l’ouvrière et le cadre, on retrouve le même discours. Il s’agit bien d’une nouvelle forme d’organisation collective de travail qui s’est généralisée et qui génère des pathologies.

Une forme de peste.
Au moment du tournage, il est trop tard. Trop tard parce que depuis longtemps le mal est fait ; Comme pour les deux cinéastes, il ne nous reste plus qu’à prendre la mesure du désastre et constater l’étendue des dégâts.

Manifestement, il s’est passé quelque chose avant, qui n’a pas été filmé, parce que demeurent des zones interdites aux caméras ; Il s’est produit en amont quelque chose d’irrémédiable. Une catastrophe en cours, une mutation sans précédent, une forme de peste dont les manifestations perverses n’en finissent plus de démembrer le corps social et de reformater l’ensemble du monde du travail. Une machine de guerre est mise en place.

Désormais, toute forme d’emploi, qu’il soit précaire ou supposé stable, se trouve soumise de manière constante aux nouvelles méthodes de dressage du Capital. Intimidation, harcèlement, chantage, réversibilité des rôles de victimes et de bourreau, représailles sous forme de déclassement définissent aujourd’hui l’organisation du travail salarié.

De plus en plus réduit à n’être qu’un simple rouage dans un organigramme où la soumission aux ordres vaut davantage que la compétence, où l’expérience professionnelle compte moins que la docilité. Il s’agit d’esseuler pour ensuite surveiller, contrôler, sanctionner. Les mêmes principes régissent l’économie de marché : segmentation, isolement, quadrillage. Désormais, le monde du travail est une somme de solitudes.

Le film.
C’est la rencontre entre un praticien et un patient. Pour trois situations, c’est une première rencontre. Nous assistons aux entretiens. Les patients se racontent de façon linéaire et leur itinéraire professionnel devient comme un mini récit de vie. Dans la dernière séquence, Viatique (ce qui apporte un soutien) il fallait apporter comme un prolongement à la parole des patients. Ce n’est alors ni un discours d’experts ni l’illustration d’une théorie mais bien une réflexion en acte, l’élaboration d’une pensée commune qui, précisant les problèmes, commence à entrevoir les réponses. Christophe Dejours est l’interlocuteur.

C’est un « film outil » qui va à l’essentiel avec l’espoir de susciter ou nourrir une réflexion, un débat public.

Publié dans culture, films, harcèlement moral, souffrance au travail | Taggé: , , , , , | 3 Commentaires »