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Egalité économique et social, Autogestion, Fédéralisme, Liberté. Je ne suis vraiment libre que lorsque tous les êtres humains qui m’entourent, hommes ou femmes, sont également libres. La liberté d’autrui, loin d’être une limite ou une négation de ma liberté, en est au contraire la condition nécessaire et la confirmation (Bakounine)

Manifestation du jeudi 18 octobre 2007: Protection sociale, retraites et sécu, la fin du principe de solidarité ?

Posté par assr38 le octobre 17, 2007

Confédération Nationale du Travail

Union Départementale des syndicats de l’Isère

Permanence le premier lundi du mois de 18 à 20h00 au 102 (102 rue d’Alembert 38000 Grenoble)

 

Protection sociale, Services publics, salaires…

De l’argent, il y en a dans les caisses du patronat !

 

Le régime des retraites et la Sécurité Sociale ne cessent de subir des attaques de plus en plus violentes, remettant en question les principes même de la solidarité et de l’universalité, des piliers pourtant fondateurs de la protection sociale en France.

Sous prétexte de lutter contre de pseudo-privilèges, le gouvernement s’en prend aujourd’hui aux retraites des cheminots pour mieux s’en prendre demain à nous tous et toutes, salarié-e-s du public comme du privé. Rappelons que le passage aux 41 ans de cotisation pour tous est prévu dès 2009 puis à 42 ans en 2013. Mais les vrais privilèges ne sont pas là où on nous le dit. Les patrons quant à eux sont exonérés de cotisations sociales, plus de 200 milliards de cadeaux leur ont été fait depuis 1991. Et on ose nous parler du trou de la sécu ! Celui-ci n’existe pas ! Il a été créé et creusé de toutes pièces par les exonérations et cadeaux de l’Etat au patronat afin de justifier le passage petit à petit d’un système de santé basé sur la solidarité aux assurances privées et ainsi substituer le profit à la solidarité !

Casse programmée du service public

Avec 23 000 suppressions de postes en 2008, puis 50 000 à 60 000 prévues tous les ans dès 2009, auxquelles s’ajoute le recrutement par CDI de droit privé au lieu du statut de fonctionnaire, c’est la mort du service public qui est en route.

Les suppressions de postes auront lieu dans les écoles, les collèges et lycées, les hôpitaux, les administrations, au mépris des usagers et usagères, alors que pour lutter contre le chômage et améliorer ces services ce sont des embauches massives dont nous avons besoin. C’est donc la qualité des services publics offerts qui va profondément se dégrader et l’on sait que ce sont les classes populaires qui en subissent les plus grands méfaits, renforçant ainsi les inégalités sociales. La place du service public dans une société est le reflet des choix sociétaires de celle-ci et aujourd’hui se dessine une société capitaliste de plus en plus inégalitaire et autoritaire.

Public ou privé, tout le monde va y perdre !

Les attaques contre la Protection sociale et les services publics s’ajoutent à la remise en cause du code du travail, pour mieux le précariser, à la limitation du droit de grève, pour mieux nous faire taire ainsi qu’aux attaques contre les étrangers et étrangères, pour mieux détourner notre colère des vrais responsables de la situation sociale en oubliant de préciser que les travailleurs et travailleuses immigré-e-s sont aussi des producteurs de richesses qui cotisent pour remplir les caisses de la sécu et payer les retraites.

Pourtant, d’autres solutions existent. Le seul remboursement des cotisations patronales non versées depuis 1991 rembourserait le « trou » de la sécu. L’embauche massive de jeunes là où on en a besoin permettrait de laisser les plus âgé-e-s partir pour une retraite bien méritée, l’arrêt des cadeaux (exonérations, stock options, golden parachute…) pourrait être investi dans les services publics tellement plus utiles à la population.

Toutes ces attaques sont faites contre les travailleurs et travailleuses, elles enrichissent les plus riches et appauvrissent les salarié-e-s ! Il faut les stopper et construire la contre-offensive !

En 1995, les travailleurs et travailleuses cheminots, postiers, enseignants et salariés du privé ont empêché la mise en place du plan Juppé sur la Sécu. En 2006, les lycéens, lycéennes, étudiants et étudiantes, les futur-e-s travailleurs ont imposé l’abandon du contrat première embauche. Notre force c’est la mobilisation, la lutte et la grève ! S’ils attaquent sur tous les fronts, nous devons répondre tous et toutes ensemble ! Faisons du 18 octobre la première étape d’une mobilisation générale contre ce gouvernement au service du patronat et pour affirmer d’autres choix sociétaires en terme de partage des richesses !

Pour faire céder le gouvernement, une journée de grève ne suffira pas. Il faut commencer à construire une grève reconductible et cela passe notamment par des appels à des Assemblées générales interprofessionnelles ! C’est en bloquant l’économie, en attaquant les capitalistes dans leur portefeuille que nous pourrons obtenir satisfaction !

Exigeons et battons-nous pour :

- La réduction du temps de travail pour travailler tous et toutes, moins et autrement (réduction du nombre d’annuités dans le public comme dans le privé, baisse de la durée hebdomadaire du temps de travail sans perte de salaire).

- La fin de la flexibilité et de l’annualisation du temps de travail.

- L’arrêt des exonérations patronales et leur remboursement pour boucher « le trou » de la sécu.

    - La création massive de poste dans les services publics pour les besoins de la population.

  • - La fin des contrats précaires (titularisation dans le public et embauche dans le privé).

  • L’abandon des franchises médicales.

Tout cela dans un premier temps, car il nous faut préparer l’avenir avec un nouveau système de protection sociale qui pourraient s’inspirer de ces propositions. La CNT sera de ce combat.

 

UN SYNDICAT REVOLUTIONNAIRE ! DE COMBAT ! AUTOGESTIONNAIRE ! ET SOLIDAIRE !

UN SYNDICAT REVOLUTIONNAIRE ! Parce que cette forme d’organisation – telle qu’elle a été définie par ses fondateurs et qui reste plus que jamais d’actualité – englobe à la fois le champ économique, politique, social et culturel. Parce qu’elle a écrit les plus belles pages de l’histoire du mouvement ouvrier. Parce qu’elle est directement issue du peuple et qu’elle représente au plus près ses intérêts. Parce qu’elle remet en cause le rôle dirigeant des partis au sein du mouvement social.

Parce qu’elle offre une structure solide sur laquelle s’appuyer pour lutter au quotidien et pour, ensuite, réorganiser la société.

DE COMBAT ! Parce que la plupart des syndicats sont actuellement englués dans la collaboration avec les classes dirigeantes. Parce que l’État et le patronat ne se laissent pas convaincre par de belles paroles. Parce que les intérêts des travailleurs et travailleuses s’opposent radicalement aux intérêts du capitalisme. Parce que seule la lutte est payante (grèves, occupations, manifestations, boycott…).

Parce que les grandes avancées sociales n’ont été arrachées que dans l’action et la mobilisation

AUTOGESTIONNAIRE ! Parce que les permanents syndicaux, dans leur ensemble, génèrent la passivité et la bureaucratie au sein de leurs organisations. Parce que les décisions doivent être prises à la base par les syndiqué-e-s elles et eux-mêmes. Parce que nos délégué-e-s sont élu-e-s sur des mandats précis et qu’ils et elles sont révocables à tout moment par l’assemblée générale du syndicat. Parce que nous tenons à l’autonomie des syndicats locaux et au fédéralisme. Parce que nous préconisons l’auto organisation des luttes (comités de grève, coordinations…).

ET SOLIDAIRE ! Parce que les hiérarchies de salaires et de fonctions ainsi que les différences de statuts, renforcent les divisions et l’égoïsme au sein de la population, et s’opposent à la construction d’une société égalitaire et autogérée… Parce que seules la réflexion et l’action interprofessionnelles ou inter catégorielles permettent d’éviter le corporatisme… Parce que les luttes des femmes, des chômeurs et chômeuses, des précaires, des mal logé-e-s, des sans-papiers, des lycéens et lycéennes, des étudiants et étudiantes sont aussi les nôtres. Parce que les travailleurs et travailleuses du monde entier sont tous et toutes victimes des mêmes maux.

Le tract au format pdf:  Manif du 18 octobre 2007 : Protection sociale, retraites et sécu, la fin du principe de solidarité ?

 

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