Source: http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&id=5506
A voir:
- http://www.eurowiki.com/wiki/index.php?title=Accueil (“Un wiki d’infos sur la mobilisation dans les facs”)
Définition http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_sur_l’autonomie_des_universit%C3%A9s : (…La loi no 2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU), initialement intitulée loi portant organisation de la nouvelle université et communément appelée loi d’autonomie des universités, bien que cela n’ait jamais été son titre officiel, est une loi française du gouvernement Fillon…)
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Val%C3%A9rie_Pecresse (”Valérie Pécresse, née Roux le 14 juillet 1967 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est une femme politique française. Elle est ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche des Gouvernement François Fillon 1 (18 mai 2007) et Gouvernement François Fillon 2 (19 juin 2007). Valérie Pécresse est la fille de Dominique Roux, universitaire et président de Bolloré telecom. Elle est mariée depuis le 6 août 1994 à Jérôme Pecresse (directeur général adjoint d’Imerys, numéro un mondial des minéraux de spécialité)…Connue pour être restée proche de Jacques Chirac, sans jamais le renier, elle est membre du Club de la boussole. Cependant, ne voulant pas rester l’éternelle ministrable, elle s’engage auprès de Nicolas Sarkozy…Elle annonce fin mai 2007 la mise en œuvre d’une loi sur l’autonomie des universités.”)
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Loi d’autonomie des Facs et privatisation de l’Université.
Autonomie ? Tu parles !
Au mois de juillet dernier, l’Assemblée Nationale a adopté une loi permettant l’autonomie financière des universités. Cette loi Pécresse propose l’éclatement du système actuel. Elle embarque l’Université dans un choix de société crucial.
Rappelons que cette loi fut votée en plein mois de juillet, alors que la grande majorité du monde universitaire se trouvait en période de vacances.Officiellement, la situation était présentée comme urgente, gageons plutôt d’une volonté manifeste de couper court à toute contestation éventuelle. Aussi les syndicats cogestionnaires (La Cé et la tendance majoritaire de l’UNEF) ainsi que les organisations de BDE n’ont produit qu’une opposition de façade. Une bonne bouffe à l’Elysée a semblé les convaincre de marcher main dans la main avec le gouvernement.
La loi prévoit de rendre autonome, d’un point de vue financier les facs. Cette mesure parachève un long mouvement de désengagement de la part de l’Etat. Il leur laisse le soin de trouver l’argent qu’il refuse d’accorder aux universités. Cette loi précise aussi qu’elles pourront faire appel comme bon leur semble à un financement de la part des collectivités territoriales (ici les Régions), des étudiantEs (prestations abusives) et autres (ne nous voilons pas la face, le grand patronat est des plus intéressé). En bref, la proposition se résume en un pauvre cache misère qui ne réglera en rien le manque d’argent chronique dans le Supérieur.
L’Université à deux vitesses.
Le financement de l’Université par les régions entraîne une équation très simple. A région riche = financement important = bonne qualité d’étude, et inversement. L’égalité dans l’éducation proposée est sérieusement remise en question.La loi bouscule une fois de plus la notion de service public d’éducation.L’ouverture au privé, les grandes multinationales qui exploitent nos vies et notre monde, bouleverse l’équilibre des forces dans les prises de décisions. Les « décideurs » feront leur entrée au sein du conseil d’administration d’une université, tout en réduisant l’expression des autres composantes du monde universitaire.
La loi Pécresse annonce l’introduction de la logique marchande (l’offre et la demande qui sont le socle de l’économie capitaliste) dans le contenu de nos enseignements. Dans la logique capitaliste et libérale, l’utilité d’une filière se mesure par les bénéfices qui pourraient en être tirés ; donc l’assurance de pouvoir produire un savoir libre s’envole.
Nous, étudiantEs, seront transforméEs en atomes marchands, forméEs uniquement aux besoins des entreprises, et n’ayant plus accès à un savoir émancipateur. On se doute bien que le grand patronat se fera une joie de mettre en péril des savoirs qu’il juge inutiles ou nuisibles pour lui : des savoirs n’ayant aucune valeur marchande possible mais qui peuvent se révéler rebelles ou subversifs dans notre société écrasée par le dogme libéral.
Il n’y a pas que la Fac dans la vie….
L’action du gouvernement ne se cantonne pas exclusivement au campus. Ils s’engagent sur la voie de la précarisation de nos vies.
Les mesures sécuritaires ne cessent de s’accumuler : la répression croissante, les mesures garantissant la paix sociale par l’enfermement des plus démuniEs, les peines planchers en cas de récidive et la castration chimique, les peines de plus en plus lourdes (à Grenoble, cet été un petit délit de vol avec récidive mérite un an de prison ferme, alors que Sarkozy propose de ne plus poursuivre pénalement les patrons voyous !!!), la rafle des sans-papiers avec à la clef un jeu sympa proposé par des gendarmes récemment ; crier « Gestapo ! » en frappant à la porte et débarquer dans l’appartement…
De même, notre sphère intime est touchée par la précarité. Les conditions de travail ne cessent de se dégrader, la casse programmée de la Sécurité Sociale, l’alignement sur les visées impérialistes américaines, le tout nucléaire comme seule alternative et un Grenelle de l’Environnement fumeux…Cette situation n’est pas nouvelle. Les différents gouvernements ont favorisé ce climat. La gauche « socialiste » n’a fait qu’accompagner ces réformes avec un vernis social. Aujourd’hui, comme hier, nous ne pouvons pas rester muetTEs devant cette situation.
Après la défensive, vient le temps de la contre-offensive !
La dernière campagne présidentielle fut significative par son manque d’intérêt et la prédominance de la Communication face à des propositions politiques concrètes et réellement sociales. Elle démontre un net basculement vers le spectacle politicien. La soupe nous a été vendue par l’appropriation de l’appareil médiatique par certains, à coup de Johnny Hallyday, de footing, de Fouquet’s… Tout cela comme n’importe quel produit marchand et publicitaire, les paillettes ont cet avantage qui est d’occulter le décor terne des aspirations sociales.
Pour la première fois dans l’histoire de la Vème République, le résultat a provoqué de nombreuses manifestations déclenchant des affrontements entre des manifestantEs venuEs démontrer leur mécontentement et les forces de police. Police qui devait avoir reçu comme consignes de réprimer pour ne pas gâcher la joie de Nicolas Sarkozy. Eh non, contrairement à ce que les médias nous annoncent à longueur de journée, le pays entier ne se trouve pas derrière le pouvoir. Il est maintenant de notre responsabilité d’agir de manière déterminée pour notre présent et notre avenir. Cette lutte est possible. Par le passé, d’autres que nous ont réussi à extorquer de nombreux droits à la classe bourgeoise et capitaliste. Les congés payés, le droit à une retraite digne et l’assurance maladie n’ont pas été offerts aux travailleurs, mais arrachés de haute lutte.
Actuellement, le mouvement social est acculé dans une position défensive. Il est temps de changer de stratégie afin de récupérer nos anciens droits et en conquérir de nouveaux, l’offensive doit primer. Nous ne nous contenterons pas des miettes (par exemple : l’abrogation seule du CPE) mais nous agirons dans le but de changer nos vies !
Répondons radicalement au gouvernement.Organisons-nous dès maintenant en Assemblée Générale.Construisons la Grève Générale dès maintenant.
Nous n’aurons que ce que nous prendrons !
pour plus d’infos :
local SUD-CNT, salle TD11 de l’Agora (UPMF)
permanences le mercredi de 12h à 14H
réunions le lundi à 18h
Tél : 04 76 82 83 47
sudetudiantsgrenoble (at) no-log.org
cnt-sr38 (at) no-log.org
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Autres sources:
http://www.cnt-f.org/fte/rubrique.php3?id_rubrique=138 (”
“)
Tract anti-LRU de la CNT-SR Rennes de la CNT SR Rennes
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Au cours de l’été, pendant que les étudiant travaillaient pour financer leurs études ou alors profitaient d’un repos bien mérité, le gouvernement s’est piqué de réformer l’Université pour la rendre plus libre, plus responsable et plus autonome.: c’est la loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités. (LRU). Dans la droite ligne du LMD, cette loi s’inscrit dans une logique de privatisation de l’enseignement supérieur et de la recherche par le biais du désengagement financier de l’Etat. Mais au-delà de la rhétorique d’Etat, l’oeil de lynx du syndicaliste cénétiste a su lire entre les lignes pour dégager trois axes majeurs de mobilisation.
LA LRU ou comment priver l’Université de ses moyens de fonctionnement financiers et finir de détruire l’enseignement supérieur le plus accessible possible.
Concentration du pouvoir = démocratie universitaire fantoche.
La démocratie universitaire est dite représentative : inutile de vous dire que ce modèle n’est pas le nôtre, et ne nous inspire que le mépris ! Mais, la LRU accroît l’illégitimité du modèle actuel. Le fonctionnement du Conseil d’Administration (CA) prend pour modèle les CA d’entreprises : vote à la majorité absolue (et non plus aux deux-tiers) ; fin du quorum d’une moitié d’élus nécessaires ; voix prépondérante du président pour le partage des voix. En plus, le CA concentre les pouvoirs : il décide descréations et suppressions de filières, gère la répartition des crédits, entre autres…
Mais surtout, l’avenir de nos universités se trouve assurée par une poignée d’oligarques. Le nouveau CA est restreint (on passe de 60 à 30 membres à Rennes 2) avec une proportion réduite d’étudiants et de salariés, pour faire la part belle aux « partenaires extérieurs » nommés par le président : représentants des collectivités locales et surtout du patronat.
De plus, le président de l’Université se voit attribuer de nouvelles compétences. Toujours garant de la sécurité, il devient responsable de l’embauche du personnel et attribue les primes et affectations. Le président devientun PDG chargé de gérer au mieux « son » université.
Ce court exposé montre la dérive réactionnaire que cette loi entérine. Moins de places pour les acteurs de l’université, ceux qui la font vivre tous les jours, étudiants et personnels. Et surtout plus de places pour des mandarins avides de pouvoir et des personnalités extérieures. L’idéal de démocratie directe à l’université s’éloigne encore !
Le statut des personnels : un ouvrage de grosse démolition.
Le président de l’université devient un manager. Il peut embaucher en contrat de droit privé une proportion beaucoup plus grande de salariés : personnels administatifs, techniques, enseignants et scientifiques. La présence dans nos services, dans nos amphis des personnels administratifs ou enseignants vactaires se trouvent confirmée. Certains nous affirmeront que des nécessités « ponctuelles » (hausse de travail administratif à la rentrée, remplacement d’un enseignant,…) obligent à cette flexibilité. Nous leur répondrons que l’exigence de qualité du service public universitaire passe par des personnels recrutés sur concours, embauchés avec des contrats de droit public afin de leur assurer la plus grande sécurité possible dans le travail. En s’attaquant aux salariés, c’est le service public universitaire en entier que l’on attaque. Or, l’Etat se désengageant, le président de l’Université devra obligatoirement avoir recours à ces contrats privés. Cette loi doit être l’occasion de revendiquer à nouveau la fonctionnarisation de tous les personnelsprécaires de l’Université, seule condition pour avoir un service public de qualité.
La recherche et la formation :
à bas la recherche fondamentale et indépendante,
à bas la validité des diplômes !
La recherche est bien malmenée par cette loi. Les crédits alloués aux équipes de recherche dépendent de l’accord du CA et des présidents d’université. Ainsi, les acteurs extérieurs de l’Université au CA influenceront les projets de recherche. Cette disposition menace la recherche fondamentale en la soumettant aux impératifs et à des critéres de rentabilité économique.
Dans la même perspective; que doit-on penser du droit de regard du président sur le recrutement des chercheurs ? On risque d’assister à la mise en place d’un système clientéliste dans lequel certains chercheurs seront bénéficiaires des largesses des équipes de direction.
Cette loi n’est donc pas celle qui réussira à remettre sur pied une recherche déjà bien malade et n’empêchera pas la fuite des « cerveaux » dont certains gouvernants se plaignent.Le principal danger qui guette les étudiants au quotidien est la validité des futurs diplômes. Dans une université dont les formations sont financées par des partenaires privés, ceux-ci demanderont des retours sur investissement… en termes humains. En bref, la formation de travailleurs adéquats, formés au besoin de l’entreprise qui paye la formation !
A ce propos, on peut légitimement s’interroger sur l’avenir des filières d’art, de lettres et de sciences humaines et sociales…
Et surtout, quelles valeurs auront nos diplômes ? En encourageant les acteurs économiques à investir dans les formations, le risque est de n’offrir que des débouchés économiques locaux. Par exemple, à l’IGR existe un Master surnommé « Carrefour » car il ne forme que des cadres commerciaux pour cette entreprise, même si cette entreprise n’embauche qu’une minorité à l’obtention du diplôme… Ainsi, cette loi parachève la casse des diplômes entamée par le LMD. On parle souvent de la hausse des droits d’inscription, certaines personnes affirmant que des garanties existent. Et en effet, elle existent… pour cette rentrée. L’Etat ne voulant plus financer les universités, qui devra payer pour faire fonctionner l’Université ? Fin de la sélection pédagogique, vive la sélection sur critères d’origine sociale ! Sachons tout de même que l’Université Rennes 2 pratique cette année 20 € de frais d’inscription illégaux à l’inscription dans certains Master 2. Allez les réclamer si vous êtes concernés !
Exigeons que nos universités nous assurent des formations aux débouchés les plus larges possibles. De plus, nous devons tous pouvoir accéder à l’enseignement supérieur, sans sélection, qu’elle soit pédagogique ou sociale. Mais surtout, ce haut-lieu d’éducation qu’est l’université doit avoiraujourd’hui pour objectif l’émancipation des étudiants, l’indépendance des formations et de la recherche enfin de permettre des projets scientifiques innovants.
Il est maintenant clair que la loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités (LRU) est la dernière offensive en date pour faire de nos universités la chasse gardée du patronat.
➔ Libertés : cette loi ne rend libres que les intérêts économiques locaux, libres d’investir dans la formation de futurs salariés pour les besoins de l’entreprise.
➔ Responsabilités : les établissements universitaires deviennent responsables de leurs budgets, locaux, personnels. Mais cette responsabilité est confiée aux irresponsables au pouvoir depuis des lustres qui sont incapables de proposer des évolutions innovantes pour l’Université.
Notre université ne pourra se transformer qu’en étant géré par et pour ses acteurs, qu’ils soient salariés administratifs, techniques, enseignants ou qu’ils soient étudiants. Notre lieu de travail et d’étude nous appartient, prenons-le en mains.
Seule la mobilisation pourra être efficace contre cette loi. Elle est nécessaire et surtout obligatoire car la LRU n’est que la version universitaire des réformes libérales, menées actuellement par le gouvernement. A cette loi s’ajoutent les baisses programmée de fonctionnaires, ce qui se ressentira sur les postes au concours. La LRU s’ancre dans un contexte de destruction de tous les services publics et assurances sociales acquises par tous les travailleurs.
INFORMONS-NOUS, MOBILISONS-NOUS, RÉSISTONS…
Local bâtiment G
Université Rennes
2 VillejeanPlace du recteur Henri Le Moal
35000 Rennes
Tél. : 02 99 14 14 76
@ : faurennes (at) no-log.org
Permanences du lundi au vendredi 12H-14h
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