Assr38’s Weblog

Egalité économique et social, Autogestion, Fédéralisme, Liberté. Je ne suis vraiment libre que lorsque tous les êtres humains qui m’entourent, hommes ou femmes, sont également libres. La liberté d’autrui, loin d’être une limite ou une négation de ma liberté, en est au contraire la condition nécessaire et la confirmation (Bakounine)

Archive de 12 novembre 2007

Grève du mardi 20 novembre 2007: L’UNIVERSITÉ EST UNE MARCHANDISE

Posté par assr38 le novembre 12, 2007

 

La loi “d’autonomie” des universités

Depuis plusieurs années, et notamment avec le LMD, la privatisation des universités pointe le bout de son nez. Suppression de filières « non rentables », précarisation des personnels, cadre sécuritaire (personnels contrôlés par la vidéosurveillance, flicage des étudiant-e-s)… l’Etat continue le massacre avec la loi du 10 août dernier. Le spectacle suit son cours : désormais la mission prioritaire de l’éducation serait l’orientation et l’insertion professionnelle. Après le rapport Hetzel et le cahier des charges de l’IUFM, va bientôt être mise en application la loi d’autonomie des universités.

Autonomie double dépendance publique/privée

L’article 16 du projet Pécresse stipule que les universités peuvent demander « à bénéficier de responsabilités et de compétences élargies en matière budgétaire et de gestion des ressources humaines ».Qu’est ce que cela signifie ?
Il faut s’attendre à un engagement financier limité de l’état quant à la masse salariale, ce qui encouragera le/la président-e de l’université à recruter des personnels sur ressources propres : « le président peut recruter pour une durée déterminée ou indéterminée des agents contractuels ».
C’est la porte ouverte aux contrats précaires, pour « personnels administratifs, techniques, ouvriers de service, employés de l’enseignement
et scientifique ».

Il sera possible pour l’université de devenir propriétaire des bâtiments, ce qui fait qu’elle financera les aménagements et réparations. Les facs qui ne choisiront pas cette option seront de fait désavantagées. S’il y a « autonomie », une bonne part des financements viendra du privé et donc s’il n’y a pas « d’ autonomie », ces dernières devront se contenter des maigres deniers de
l’état. Cela entraînera un enseignement à deux vitesses, facs poubelles, facs bonduelles…

Toujours plus de démocratie…

Pour ce qui concerne l’administration des universités, les fastes de l’idéologie libérale apparaissent de nouveau. Sans cautionner la démocratie telle qu’elle s’exerce actuellement à l’université (démocratie dite représentative déléguant le pouvoir à une minorité qui prend les décisions pour tou-te-s), on ne peut que s’opposer à la régression démocratique concernant le fonctionnement du conseil d’administration :
• vote à la majorité absolue et non plus au 2/3 quorum d’une moitié des élu-e-s pour une prise de décision n’est plus nécessaire
• voix prépondérante du/de la président-e lors du partage des voix
Le conseil d’administration prend pour modèle les CA d’entreprises…
Par ailleurs sa composition change drastiquement, les représentant-e-s des étudiant-e-s et des personnels voient leur proportion réduite tandis que les personnalités extérieures ( ex : représentants du patronat) sont plus nombreu-
ses et sont nommées par le/la « président-e-manager » ).

AINSI, CONCERNANT LA DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE, LA BUREAUCRATIE RESTE, LES SEIGNEURS CHANGENT…

L’un des points important est le nouveau rôle de calife du/de la président-e de l’université. Grosso modo, c’est lui le boss. Il était déjà responsable
du maintien de l’ordre ayant autorité sur l’ensemble du personnel de l’établissement ; il décide avec ce projet de loi de toutes les affectations et primes.Le/la président-e – manager pourra être à peu près n’importe qui mais surtout un-e patron-ne.

Sa mission s’il l’accepte : distribuer l’argent que l’Etat verse à l’université selon ses caprices, embaucher du personnel précaire et dérouler le tapis rouge au MEDEF.

Ce qui doit ici tou-te-s nous inquiéter à la vue de ce nouveau conseil d’administration, c’est la concentration des pouvoirs, confiscant ceux d’autres conseils décisionnels, le CA a désormais tout pouvoir de création et suppression de filières ou projet de recherche, gère la répartition et l’attribution des crédits, tout cela en l’absence de régulation nationale.

Il est certain que nous assisterons, en plus d’une concurrence et d’une sélection au sein des universités, à une réelle régionalisation des diplômes.
Professeur-e-s ou étudiant-e-s, filières peu rentables, d’aucun ne seront à l’abri de la totale main mise du patronat sur le fonctionnement universitaire. Du financement à l’évaluation des enseignements, le cursus universitaire passe
sous le contrôle des chiens de garde du Capital.

Avec le nouveau rôle du conseil d’administration tout puissant et du/de la président-e patron-ne, couplé à un financement privé désormais indispensable à la survie des universités autonomes, il apparaît évident que cela aura des répercussions sur le contenu pédagogique comme sur les frais d’inscription.

Par ailleurs aucune fac n’échappera à la sélection, conséquence de la régionalisation des diplômes. Cette soi-disant autonomie annonce bel et bien une privatisation de l’enseignement supérieur.
CNT paris 13

Tract au format pdf: Tract anti-LRU de Paris 3

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Contre la loi LRU/Pécresse: Appel de la coordination nationale du 10 et 11 Novembre de Rennes

Posté par assr38 le novembre 12, 2007

Appel de la coordination nationale du 10 et 11 Novembre de Rennes

Nous, étudiants réunis en coordination nationale, représentant les assemblées générales de universités, constatons que la mobilisation prend chaque semaine de l’ampleur contre la LRU et les attaques du gouvernement.

Plus de 50 assemblées générales ont eu lieu cette semaine, réunissant des dizaines de milliers d’étudiants. Plus de 25 universités sont en grève, dont plus de 15 ont voté massivement le blocage et l’arrêt total des cours. La mobilisation des étudiants s’annonce donc massive. Des assemblées générales sont prévues cette semaine dans presque toutes les universités.

Nous refusons la LRU parce qu’elle vise à démanteler le service public d’enseignement supérieur, amorcé depuis plus de 30 ans à travers de nombreux projets de lois (loi Faure, Projet De Waquet, Plan U3M, LMD, Loi de Modernisation des Universités), dont l’objectif principal est la mise en concurrence des universités à l’échelle mondiale comme aux niveaux nationaux.

La LRU va vers la privatisation des universités, augmentant ainsi le poids des entreprises et du privé. Les universités pourront être gérées comme des entreprises par des présidents tous puissants et des conseils d’administration avec encore moins de contrôle démocratique.

Ainsi, les universités seront mises en concurrence avec comme conséquence une baisse du financement des filières considérées comme non rentables, une dégradation des conditions d’études dans les universités, et une augmentation de la sélection envers les étudiants.

La loi instaure une présélection des lycéens à l’entrée de l’université et facilite à terme l’augmentation des frais d’inscriptions.

Nous appelons l’ensemble des lycéens à se mobiliser et à bloquer leurs établissements.

De plus, les personnels enseignants comme non enseignants seront précarisés et gérés directement par la présidence des universités : c’est la casse de leur statut qui est programmée.
Cette réforme n’étant ni négociable, ni amendable tant au niveau national que local, nous exigeons son abrogation.

La LRU n’est qu’une des mesures qui s’inscrivent dans la logique globale de casse de l’éducation, des services publics, et de l’ensemble des droits sociaux.
Nous exigeons un cadrage national des diplômes, une augmentation des aides sociales et du budget de l’enseignement supérieur, ainsi que la suppression des frais d’inscription. En particulier, nous exigeons le rétablissement des 22000 postes de fonctionnaires supprimés cette année dont les 11200 dans l’éducation nationale.
Nous exprimons notre solidarité avec les luttes des salariés qui se déroulent en ce moment et avec leurs revendications : contre la remise en cause des régimes spéciaux et pour le retour aux 37,5 annuités pour tous ; contre les franchises médicales ; contre la précarisation des statuts de la fonction publique. Cette solidarité ne doit pas être un vain mot elle engage tous les acteurs du mouvement social à travailler et à lutter ensemble.

Nous dénonçons également la stigmatisation des immigrés et nous exigeons l’abrogation des lois anti-immigrés en particulier la loi Hortefeux, la régularisation de tous les sans-papiers et la fermeture des centres de rétention, et la fin des rafles.

Au rouleau compresseur du gouvernement nous opposons la convergence des luttes tous les secteurs attaqués, qui seule pourra le faire céder.

Le gouvernement fait fermer les universités bloquées et envoie les CRS dans celles qui sont occupées. A la mobilisation, le gouvernement répond par des pseudo promesses et par une répression dans les universités, nous appelons au boycott et blocage des commissions de mise en place de la LRU. Nous condamnons fermement les fermetures administratives et les agissements de la police. Face aux référendums organisés par les administrations nous affirmons la seule légitimité des Assemblées Générales et des comités de grèves pour décider des suites du mouvement. Les votes à bulletins secrets doivent être empêchés car ils nuisent au mouvement.

• Nous appelons la population à soutenir notre mobilisation, celle des cheminots et la grève du 20 novembre dans la fonction publique. C’est par une lutte de tous et pour tous, que nous pourrons faire céder le gouvernement.

• Nous appelons les étudiants à se mettre en grève dès maintenant, à construire la lutte avec piquets de grève, blocage et occupation à discuter et convaincre autour d’eux pour construire un mouvement encore plus massif. Nous appelons tous les personnels des universités à nous rejoindre dans la grève.

• Nous appelons à une journée nationale d’action de blocage des gares le mardi 13 Novembre.

• Nous appelons à manifester aux côtés des cheminots le 14 ou le 15 novembre selon les villes.

• Nous appelons à manifester massivement le 20 novembre avec la fonction publique.

• Nous appelons les salariés du public comme du privé à se saisir de ces dates pour nous rejoindre dans la grève, car c’est tous ensemble, étudiants, lycéens, travailleurs que nous ferons céder le gouvernement.

La coordination ne reconnaît pas et condamne toute négociation de syndicat ou organisation avec le gouvernement car l’objectif est la mise en place d’un rapport de force, le seul moyen de satisfaire nos revendications.

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Grève du mardi 20 novembre 2007 : tract national de la CNT

Posté par assr38 le novembre 12, 2007

Etendons et intensifions la lutte !

TOUTES ET TOUS EN GREVE LE 20 NOVEMBRE !

Cette fois encore, la situation est claire. Le pouvoir en place poursuit ses offensives contre les travailleurs pour le compte du grand patronat et des plus nantis :
- Briser un système de retraite socialisé et fonctionnant par répartition (qui a fait ses preuves sur le plan social) pour le livrer, en passant par une tentative de culpabilisation des travailleurs-ses, aux fonds de pensions privés.
- Poursuivre la casse des services publics, par une réduction drastique des moyens, par une attaque sans précédent des statuts et par une précarisation toujours plus massive, afin d’orchestrer plus certainement leur privatisation.

Ils ont les dents longues ! Les services publics et le système par répartition offrent, dans la perspective capitaliste, des opportunités formidables de privatisation et de marchandisation à hauteur de plusieurs milliers de milliards d’euros à l’échelle mondiale.

Nous faire travailler plus longtemps et casser les services publics ? C’est certainement l’objectif du gouvernement, mais il s’agit surtout de faire sauter le système actuel de solidarité intergénérationnelle et interprofessionnelle et d’appliquer un système de décote qui contraigne les travailleurs-ses, qui n’arriveraient pas au bout, à se tourner vers des complémentaires privées, ou à survivre de petits boulots ultraprécaires et
de misérables expédients. Le train d’attaque a commencé par les régimes dits «spéciaux» mais le reste du secteur public et le secteur privé y passeront aussi. En terme de stratégie, la donne est claire, il s’agit de diviser les secteurs entre eux et de les faire imploser à terme, mais en attaquant de toutes parts. Vieille recette «à la Thatcher», héritée de ses maîtres américains, qui a fait ses preuves en dégâts sociaux au Royaume-Uni.

Quant aux services publics, c’est limpide. Le plan « Fonction Publique 2012 », derrière ses allures prétentieuses de consultation devrait mener, sur cinq ans, à la suppression de près de 200 000 postes. Ce sont déjà 15 000 suppressions pour 2007, puis plus de 22 000 en 2008. Les conditions de travail des personnels et la qualité de service aux usagers vont se dégrader de plus en plus.

De l’argent il y en a dans les caisses du patronat !

Les cotisations non versées par le patronat se chiffrent à plus de 200 milliards d’euros depuis 1991. L’enrichissement des plus grandes fortunes professionnelles de France a augmenté, rien qu’en un an, de 80 milliards d’euros.
Les nouveaux coups portés contre les travailleurs-ses sont donc une grande occasion de se mobiliser et de lutter ensemble, pour défendre des conquêtes sociales fondamentales… et d’en obtenir de nouvelles. La grève du 18 octobre a été une réussite, dans les transports, mais aussi dans plusieurs autres secteurs. Nous savons cependant que, contre ce gouvernement, une journée de grève ne suffit pas pour gagner. Nous savons aussi que pour gagner il faut que tous les secteurs se battent ensemble.

Alors mettons-nous toutes et tous en grève le 20 novembre 2007
Réunissons-nous et organisons-nous en Assemblées Générales et mettons en débat nos revendications, la reconduction et la lutte interprofessionnelle.

GRÈVE INTERPROFESSIONNELLE !
Dés le mardi 20 novembre 2007 !

Fichier au format pdf: Trat CNT 20 novembre 2007

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Grève du 14 novembre 2007 : Tract de la CNT CHEMINOTS : OUVRONS LA VOIE !

Posté par assr38 le novembre 12, 2007

CHEMINOTS : OUVRONS LA VOIE !

Il était temps ! Enfin un mouvement de grève reconductible et unitaire à la SNCF, à la hauteur des attaques que nous subissons depuis des années. L’avertissement du 18 octobre dernier qui, rappelons le, a montré un taux de grévistes historique (près de 80%) ne pouvait pas suffire sur une base de 24 heures.

Les fédérations de cheminots « les plus représentatives » ont été poussées dans les Assemblées Générales par leurs bases pour poursuivre le mouvement du 18 octobre. Mais certains appareils syndicaux avaient donnés des directives bien précises : 24 heures et pas plus ! Grâce aux nombreuses AG qui ont reconduit la grève du 18 octobre, les négociateurs habituels ont été contraints et forcés d’appeler à une grève reconductible.
Les régimes spéciaux dont font partie notamment les régimes de retraite de la SNCF, RATP, EDF-GDF, sont les derniers vestiges en matière de retraite par répartition, avancée sociale importante, créée en 1944 par le Conseil National de la Résistance (CNR). Le CNR instaurait alors un programme définissant la durée de cotisation concernant les retraites des salariés : 37, 5 annuités pour tous.

Il n’y a pas si longtemps, en 1993, le gouvernement Balladur décidait d’amener le privé à 40 ans de cotisation. Ce fut un recul social sans précédent. En 2003, le gouvernement Fillon (avec la collaboration tacite et intéressée des principales confédérations syndicales), enfonçait le clou : 40 ans pour le public.
Maintenant c’est au tour d’une partie des régimes spéciaux : SNCF, RATP, EDF-GDF…mais pas tous : militaires, parlementaires en sont évidemment exclus. Ne les laissons pas faire, nous sommes parmi les derniers à cotiser 37, 5 ans.

Après nous, les cheminots, ce sera 41 ans en 2008, 42 ans en 2012 ? Et 45 ans c’est pour quand ?

Les salariés ont tous à y perdre, unissons nos luttes : public, privé, précaires, même combat !

RETOUR AUX 37,5 ANS POUR TOUS !

C’est largement possible dans un pays aussi riche que la France. Rappel : 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux accordés aux patrons à comparer aux 5 milliards d’euros par an que le retour aux 37,5 annuités pour tous coûterait.

Cheminots et autres travailleurs des régimes spéciaux :
ouvrons la voie !

Les luttes du passé (comme décembre 95) ont montré qu’autour d’une lutte d’une catégorie de travailleurs peut se cimenter une révolte beaucoup plus puissante. N’ayons pas peur de ces illusionnistes du gouvernement , ils ne sont que des croquemitaines.

Si un mouvement social comme celui de décembre 95 se cristallise, on verra bien si tous ces pontes feront encore les malins à grands renforts d’intox médiatique.

N’oublions pas que si nous décidions de bloquer l’économie du pays, Etat, patrons, puissants de tous poils viendront nous manger dans la main. Preuve s’il en était, qu’ils ont besoin de nous mais nous n’avons pas besoin d’eux.

Nous travaillons et ils en profitent !
Changeons de société : que ceux qui travaillent soient ceux qui décident !

A gouvernement de combat, syndicat de combat !

La période est d’autant plus propice que la colère gronde dans d’autres secteurs. Nous pouvons faire plier ce gouvernement réactionnaire car contrairement à ce qu’on veut nous faire croire nous ne sommes
pas seuls.

Le ras-le-bol explose dans de nombreux secteurs :

  • les étudiants font face à une loi scélérate qui veut faire entrer le capitalisme à l’université. Le mécanisme est simple : passer d’un financement 100% public des universités à un financement 50% public 50% privé et ainsi faire financer la moitié du budget des facs par les entreprises du secteur.

Conséquences :

  • augmentation phénoménale des frais d’inscription (+200% ?)
  • choix et financement des filières les plus intéressantes pour les entreprises, mise au placards des filières non exploitables
  • compétition entre les universités : les filières comme histoire, philosophie… seront mal classées donc auront encore moins de moyens.

Si nous les laissons faire les études ne permettront plus aux jeunes de s’émanciper, d’avoir une pensée autonome. A quand une licence COCA-COLA, un master ALSTHOM, une thèse VEOLIA

  • EDF-GDF , La RATP sont aussi visés par leur « réforme » des régimes spéciaux de retraite.
  • les magistrats et les avocats qui s’opposent à la « réforme » de la carte judiciaire prévoyant la fermeture de 20% des tribunaux, laissant présager une justice encore plus expéditive.

CHEMINOT, SYNDIQUE – TOI ET COMBATS !

CNT Coordination Cheminots c/o CNT Moselle- MDE du Saulcy 57000 Metz

Confédération Nationale du Travail – Bureau Confédéral BP 30423 35004 RENNES cedex / cnt@cnt-f.org
Tel: 08 10 000 367 NoAzur (Prix appel local) / Fax: 02 99 63 12 58

Fichier pdf: Tract CNT cheminots

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Manif du 14 novembre 2007 : communiqué SII – CNT : Soutien de la lutte pour la défense des retraites

Posté par assr38 le novembre 12, 2007

Le SII (Syndicat Industrie Informatique) soutient les travailleurs et
les travailleuses en lutte pour la défense des retraites, et appelle ses
sympathisants à s’engager dans la lutte pour la défense de la protection
sociale.

Tout le monde est concerné par la réforme des régimes spéciaux

La réforme des retraites de certaines catégories de salariés n’est que
la première étape d’attaques contre les pensions de tous et toutes. Si elle réussit, le gouvernement pourra ensuite poursuivre son plan qui est, comme le demande le MEDEF, de mettre à bas l’ensemble du système de retraite, et plus globalement, toute la protection sociale. Denis Kessler, un des dirigeants du MEDEF, l’a dit sans ambage dans un éditorial d’un journal économique.
S’il réussit à briser la résistance sur les régimes spéciaux, le gouvernement a déjà prévu dans la foulée d’augmenter à 42 le nombre d’annuités nécessaires pour avoir une pension complète. Il faudra donc travailler toujours plus longtemps, pour celles et ceux qui le peuvent.

En effet, la France est un des pays où le taux d’emploi des plus de 55 ans est le plus faible, c’est à dire que de moins en moins de travailleurs prennent leur retraite en ayant cotisé le nombre de trimestres nécessaires pour toucher une pension complète. L’allongement de la durée de cotisation se traduirait donc par une baisse du montant de nos futures pensions.

De l’argent, il y en a

Et pourtant de l’argent il y en a, et largement assez pour faire bénéficier tout le monde des régimes spéciaux, pour permettre à tout le monde de partir à 55 ans en ayant cotisé 37,5 années ou moins. Car s’il y a de moins en moins d’actifs par retraité, ces actifs sont de plus en plus productifs. L’augmentation de la productivité par personne compense largement le déficit démographique. Le problème est que les gains de productivité profitent essentiellement aux patrons. Il faut nous battre pour récupérer cet argent, pour qu’il serve à financer la protection sociale. C’est nous qui travaillons, cet argent nous revient !

Par ailleurs, les retraites sont financées par une cotisation sur les
salaires.
Or de nombreux dispositifs permettent aux patrons d’être exonérés de payer cette cotisation. En 15 ans, la protection sociale a ainsi été prélevée de plus de 200 milliards d’euros ! C’est autant d’argent en moins pour nous et autant en plus dans leurs poches. Supprimons toutes ces exonérations qui grèvent le budget de la protection sociale !

Hier comme aujourd’hui…

Nos droits d’aujourd’hui, en matière de condition de travail, de protection sociale, sont le fruit d’années de luttes, de grèves, d’actions, de manifestations…

C’est dans la rue qu’en 1936 les travailleurs ont obtenu le droit aux congés payés, des hausses de salaire, la semaine de 40h au lieu de 48, les premières allocations chômage, l’école obligatoire jusqu’à 14 ans…

C’est dans la rue qu’en 1968 les travailleurs ont obtenu des augmentations de salaire (jusqu’à 25% pour les plus bas), le droit de créer des sections syndicales, etc.
C’est dans la rue qu’en 1995 les attaques de Juppé contre la Sécurité sociale ont été arrêtées.
C’est dans la rue qu’en 2006 nous avons empêché la mise en place du CPE, un contrat de travail qui précarisait la jeunesse et par ricochet tous les travailleurs.

…seule la lutte paie.

Le gouvernement se prépare à la lutte : propagande intensive pour diviser les travailleurs en essayant de faire croire que certains seraient privilégiés, alors que nous sommes tous et toutes dans la même galère. En tentant de diviser le mouvement syndical par des promesses et des cadeaux aux uns et aux autres, le gouvernement se prépare à la lutte, nous devons nous aussi nous y préparer, avec nos armes.

  • En nous informant, en informant autour de nous, nos collègues, nos voisins, en combattant la propagande des médias aux ordres.
  • En organisant des actions pour lutter directement contre ces réformes et soutenir celles et ceux qui luttent. Grèves, manifestations, blocages, multiplions les actions.

C’est dans la rue, tous et toutes ensemble, que demain nous sauverons nos retraites et obtiendrons de nouveaux droits, de meilleures conditions de travail, de meilleurs salaires. Seule la lute paie !

Mobilisons nous pour obtenir :

- le retour aux 37,5 annuités pour tous et toutes, et moins pour celles et ceux qui font les travaux les plus pénibles;
- le remboursement par les patrons de tous les cadeaux et exonérations
qui grèvent le budget de la Sécu;
- la gestion des caisses par les travailleurs eux-mêmes

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