Loi Pécresse/LRU/Autonomie : pourquoi nous bloquons

Voici un texte “adopté” en comité de grève jeudi soir dans l’amphi
occupé (peu avant son expulsion par les CRS, plus d’infos bientôt sur
Indymedia-Grenoble… et sur la campus demain matin lors des blocages !).

L’idée, c’est de le differ lors des blocages, et plus largement sur le
campus en général, histoire d’expliquer “en quelques mots… pourquoi
nous bloquons”. Le PDF à photocopier est en pièce jointe (je l’ai mis en
double pour qu’on n’oublie pas de le faire en recto-verso):

En quelques mots…

POURQUOI NOUS BLOQUONS
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La période est au « mouvement social ». Plusieurs secteurs sont en
lutte, dont celui de l’université. Les raisons en sont multiples, depuis
la simple contestation de la loi Pécresse (qui accélère le processus de
privatisation des universités et accroît le pouvoir des présidents
d’université) jusqu’au ras-le-bol généralisé d’un monde sur lequel nous
n’avons aucune prise (à moins d’être dans les hautes sphères du pouvoir,
ce qui n’est pas le cas de grand monde…)*.

On nous reproche parfois nos moyens d’action, et notamment celui du blocage.

Le blocage dérange. Le blocage oblige. Le blocage impose.
Le blocage n’est pas « démocratique », il ne respecte pas le « chacun
fait ce qu’il veut ».

Mais quel autre moyen avons-nous à disposition pour nous faire entendre ?

On connaît le résultat des pétitions, des manifestations plan-plan et
autres actions symboliques. On connaît aussi le résultat des
négociations entre « représentants étudiants », souvent autoproclamés,
et gouvernement.

Le pouvoir écoute, entend, mais c’est tout. Comme on dit : la dictature
c’est « ferme ta gueule »… et la démocratie c’est « cause toujours »
(d’ailleurs, on se demande dans quel régime on est, vu les interventions
policières des derniers jours, mais nous n’avons de toute façon pas plus
l’intention de fermer nos gueules que de parler dans le vent froid).

Le blocage est un moyen de pression.
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C’est pour ça que le gouvernement n’a qu’une envie : que les blocages
cessent. Que les cheminots retournent au turbin et que les étudiants
cessent de se poser des questions et de paralyser l’université.

En avril 2006, qu’est-ce qui a permis la petite victoire du retrait du
CPE ? Qu’est-ce qui a permis qu’il y ait tant d’étudiants lors des
manifestations ? Sans les blocages, le mouvement n’aurait pas pu avoir
l’impact qu’il a eu. Pour qu’il y ait du monde dans la rue, pour que
l’on puisse exprimer notre rage, le blocage est logique.

Le blocage ferme des portes pour en ouvrir d’autres.
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Parce que le blocage, c’est aussi ça : un moyen de prendre du temps. Du
temps pour la lutte, pour l’action, mais aussi pour la réflexion. Le
blocage permet de se réapproprier les lieux d’études et de les
transformer en université populaire, autogérée, proposant des débats,
des lectures, des vidéo-projections, d’autres moyens de faire circuler
les savoirs.

Le blocage est nécessaire.
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Parce que notre combat ne peut avoir du poids sur le gouvernement si la
vie de l’université continue comme si de rien n’était.
Parce que sans la grève effective, les possibilités de se retrouver et
de s’organiser quotidiennement deviennent illusoires.

Chaque fin d’après-midi, le comité de grève se réunit à 18h à l’Agora.
Il est ouvert à toute personne souhaitant participer à la lutte.
Et pas besoin d’être inscrit à l’université ! Si l’université est fermée
à tout un tas de gens, nous voulons l’ouvrir et briser les séparations.

Prochaine manifestation de la rage sociale :
Mardi 20 novembre, RV gare de Grenoble à 10h.

Prochaine assemblée générale (ouverte à toutes et tous):
Mercredi 21 novembre, à 12h, dans l’amphi Weil.

Le comité de grève du campus de Grenoble

* Pour plus d’infos sur toutes ces raisons, venez vous documenter à
l’Agora (au QG de la lutte). Et plus si affinités ! Participer
activement à la lutte est plus qu’une bonne idée : c’est le seul moyen
de la soutenir efficacement.

Tract au format PDF: Pourquoi nous bloquons

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