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Egalité économique et social, Autogestion, Fédéralisme, Liberté. Je ne suis vraiment libre que lorsque tous les êtres humains qui m’entourent, hommes ou femmes, sont également libres. La liberté d’autrui, loin d’être une limite ou une négation de ma liberté, en est au contraire la condition nécessaire et la confirmation (Bakounine)

Archive de 20 novembre 2007

Retraites, régimes spéciaux: pour une répartition solidaire des richesses !

Posté par assr38 le novembre 20, 2007

Derrière la remise en cause des régimes dits spéciaux se profile un choix de société. On nous  bassine avec le « déficit » de ces régimes (comme celui de la Sécu dans son ensemble) en accusant les « privilégiés » que seraient les travailleurs de ces secteurs (SNCF, RATP, EDF, etc.).

Or lors de ses nombreuses apparitions médiatiques, le gouvernement se garde bien de pointer du doigt l’ensemble des régimes spéciaux, comme ceux des députés ou des militaires. Pourtant dans l’armée, 500 000 militaires se partagent un pactole de 8,2 milliards d’euros contre 5 milliards pour 1,1 millions de pensionnés à la SNCF. Un militaire peut en outre prendre sa retraite au bout de 15 ans de service contre 37,5 pour un cheminot.
Si ces régimes sont « plus favorables », c’est dû à des cotisations plus importantes ainsi qu’à une prise en compte de la pénibilité et de la continuité du service public (travail de nuit, horaires décalés, disponibilité, mobilité, etc.).

Est aussi passé sous silence le fait que ces régimes spéciaux, comme le régime général, participent au financement des retraites des non-salariés (agriculteurs, commerçants et artisans) pour plusieurs milliards d’euros chaque année (6 milliards en 2006).

Par ailleurs, le « déficit » des régimes spéciaux est aussi dû au déficit démographique résultant de la baisse des effectifs (notamment en favorisant le tout-routier contre le frêt ferroviaire), et donc des cotisations. Les vrais privilégiés sont en fait les patrons, exonérés de cotisations (25 milliards par an dont 10 milliards pour les retraites), y compris sur leurs stockoptions (3 milliards par an), sans compter les parachutes dorés et retraites chapeaux.

Pour remédier au « déficit » des retraites, on nous propose d’aligner les régimes spéciaux sur celui de la fonction publique puis d’augmenter les annuités de cotisations de l’ensemble des salariés à 41 annuités en 2012 (loi Fillon 2003), voire plus dans les années suivantes. Or l’augmentation de ces an-
nuités pose plusieurs problèmes. Si les départs en retraite sont repoussés, le chômage risque d’augmenter, notamment chez les jeunes et les seniors, déjà confrontés à de gros problèmes d’embauche. D’autant plus que le développement de la précarité et du chômage rend impossible d’atteindre 41 annuités, ce qui augmentera les inégalités entre ceux, riches, capables de souscrire à des retraites complémentaires (fonds de pension) et ceux, pauvres, qui devront se contenter de retraites amputées.

Plus largement, ces attaques cachent des enjeux idéologiques. La qualité de vie et la place du «progrès » : doit-on vivre plus vieux pour travailler plus ou pour profiter de la vie ?

Le trou de la Sécu est un problème de redistribution des richesses qui ne cessent d’augmenter. Doit-on répartir ces dernières de manière solidaire (par des cotisations salariales) ou promouvoir l’individualisme (fonds de pension) ? Le chômage et la précarité sont de la responsabilité des patrons, c’est donc à eux de payer.

Toutes ces manoeuvres montrent quel cap le gouvernement veut prendre : celui de la destruction pure et simple de la solidarité, de ce qui reste des services publics de la santé, de l’éducation et des transports. Il entend piétiner les principes fondateurs de la protection sociale : unité et universalité.

Demain il ne restera plus rien si l’on renonce à se battre aujourd’hui. C’est pourquoi la CNT souhaite une uniformisation et une harmonisation par le haut des régimes afin d’en finir avec la multitude exagérée, corporatiste et inégalitaire des statuts.

Nos revendications

• Retraites à 55 ans pour tous et toutes à taux plein.
Pour le retour d’urgence aux 37,5 annuités, vers les 35 annuités pour tous (travailler moins pour travailler tous).
• Prise en compte de la pénibilité du travail (avec comme critère l’espérance de vie par catégorie socio-professionnelle).
• Prise en compte des années d’études et des périodes de chômage.
• Refus des retraites par capitalisation (épargne salariale et fonds de pension) ou de son financement par l’impôt.
• Réduction massive du temps de travail sans perte de salaire et emploi pour tous et toutes.
• Augmentation des salaires et notamment des bas salaires (donc augmentation des cotisations).
Le meilleur moyen de partager les richesses produites, exprimées par le PIB, est de les faire retourner à celles et ceux qui les ont produites, c’est-à-dire les salariés, par le biais des salaires et des cotisations.
• Pour une retraite à 100 % de taux de remplacement calculée sur les salaires (au minimum le Smic) revalorisés les plus hauts de la carrière du salarié.
Exclusion du patronat (Medef et Cie) des instances de gestion des caisses de solidarité des travailleurs (Sécu, retraite, chômage) et gestion de ces caisses par les travailleurs eux-mêmes.
• Suppression des exonérations de cotisation.
• Financement par une revalorisation des cotisations patronales, inchangées depuis vingt ans.
• Élargissement la base des cotisations à tous les éléments de la rémunération (intéressement, participation, stock-options).

Anticapitaliste et autogestionnaire, la CNT lutte pour une redistribution des richesses au profit des travailleurs et au détriment du capital.

 Régimes spéciaux

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Manif du 20 novembre 2007 à Grenoble: GRÈVE, BLOCAGE, SABOTAGE ! Action directe contre l’état et le patronat !

Posté par assr38 le novembre 20, 2007

GRÈVE, BLOCAGE, SABOTAGE !
Action directe contre l’état et le patronat !

Le gouvernement et les patrons continuent leurs attaques contre l’ensemble des travailleur/euses : on peut observer, entre autres, la suppression massive de postes dans les services publics, l’augmentation du temps de travail par le rallongement de la durée de cotisations (pour toutes et tous les travailleur/euse-s du privé comme du public et pas seulement pour les régimes spéciaux), la remise en cause du droit de grève, la suppression massive de postes dans la fonction publique, l’injuste franchise médical, la stagnation des revenus les plus bas alors que les prix flambent … La liste est malheureusement très longue et ne s’arrête pas là.

L’écart entre les plus riches et les plus pauvres ne cessent de se creuser depuis une dizaine d’années alors qu’il s’était réduit au cours du 20° siècle. Sarkozy, pensant certainement que les gueux n’ont que ce qu’ils méritent et sont incapables de se révolter, décide de s’octroyer une augmentation de 206,5% (primes comprises), alors que les 500 plus grandes fortunes françaises se sont enrichies de 40 % en 2006, et que l’état a fait pour 15 Milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux plus riches, pour les smicard-e-s, les rmistes, la situation ne cesse de se dégrader.

Il est plus que temps de réagir et de s’organiser pour défendre nos acquis sociaux. Mais nous ne devons pas nous arrêter là, sous peine d’être toujours en retard d’une bataille dans la guerre que nous mène le capital. Passons à l’offensive et commençons à construire pour cela dès aujourd’hui les germes de la société que nous voulons pour demain : égalitaire, autogérée, sans état, ni patrons.

Ni privé, ni d’état : Services publics autogérés

Les services en question ne sont pas publics, et ce pour de multiples raisons. Tout d’abord, pour un certain nombre d’entre eux, leur accès est encore réservé aux seuls détenteurs de liquidités. D’autre part, «public» impliquerait un choix du peuple, or il n’en est rien. Est-ce que la création de franchises médicales est un choix du peuple ? Aussi, comment qualifier de publiques des structures qui confient une grande partie de leurs activités à des officines privées (nettoyage, sécurité, logistique…) ? Cette incursion du privé se traduit aussi par une gestion du personnel digne des fleurons du CAC 40 : licenciements, salaires au mérite, casse des statuts…

Cette situation est le fruit du contrôle de l’état, qui légitime ces pratiques et n’assure donc nullement son «service» mais sert plutôt les intérêts du patronat. On assiste en effet à une véritable collusion entre les différents pouvoirs, activement soutenue par les partis et syndicats co-gestionnaires. Afin de remédier à cette situation, donnons-nous les moyens de créer de véritables services publics pour toutes et tous en en reprenant le contrôle et en les gérant
démocratiquement (travailleur/euse-s et usager-e-s).

Puisque personne ne travaille à notre place, alors que personne ne
décide à notre place !

Depuis plus de 20 ans déjà, les différents gouvernements n’ont cessé de rogner sur les mécanismes de protection sociale créés au lendemain de la seconde guerre mondiale. C’est ainsi que notre salaire socialisé, fruit de notre travail, nous est confisqué. Les cotisations patronales sont un pur produit de l’imagination des capitalistes car ce sont les travailleur/euse-s qui produisent des biens et des services. Par conséquent, la gestion des différentes caisses de solidarité leur revient de plein droit.

Nous devons réclamer la création d’une caisse unique (sécurité sociale, retraite, assurance chômage) pour toutes et tous les travailleur/euse-s (salarié-e-s ou non) gérée directement par elles et eux (avec des mandats courts, révocables et non cumulables). Nous en profiterions pour d’abord revenir aux 37,5 années de cotisations pour toutes et tous, voir une évolution vers les 35 années ou encore une cessation progressive d’activités qui permettraient aux plus ancien-ne-s de faire profiter aux plus jeunes de leur expériences dans des conditions de travail adaptées à leurs conditions physiques.

Travaillons tou/te-s, moins et autrement

De plus en plus d’individu-e-s sont contraint-e-s à des conditions de vie précaires (sans logis, sans papiers, chômeur/euse-s, étudiant-e-s et travailleur/euse-s précaires, etc.). C’est une majorité qui subit les dégradations sociales provoquées par la violence capitaliste. Et c’est une petite minorité qui en profite et qui n’a aucun intérêt à montrer les limites du système qu’elle a imposé.
Contre la précarité sociale il nous revient de partager le travail et les richesses, et de réorienter le travail vers des activités socialement utiles.

Dans l’immédiat nous, syndiqué-e-s de la Confédération Nationale du Travail, revendiquons:
- une réduction du temps de travail
- la titularisation de toutes et tous les précaires,
- la régularisation de toutes les personnes sans papiers,
- un logement décent pour chacun-e
- et une augmentation de salaires inversement proportionnelle à la
hauteur de ceux-ci, pour avancer vers l’égalité salariale.

Nous avons conscience que nous n’obtiendrons rien de cela avec une journée de grève. C’est pourquoi nous proposons dès aujourd’hui de voter la grève reconductible pour construire la grève générale illimitée, par des assemblées générales décisionnelles qui seules permettent de ne pas se faire confisquer la contestation par les bureaucraties syndicales. Ceci ne pourra se faire que grâce à un rassemblement de tous ceux et toutes celles qui luttent pour leur dignité à la base.

L’état utilise des médias aux ordres pour discréditer les grévistes, envoie ses flics pour déloger, matraquer, enfermer les étudiant-e-s en lutte. Cela ne nous fera pas reculer !

Pour l’unité de tou/te-s les travailleur/euse-s! Qu’ils et elles soient précaires ou non, sans emplois, syndiqué-e-s ou non, en formation (étudiant- e-s), avec ou sans-papiers… !

Nous n’aurons que ce que nous prendrons !

 

Grève, blocage, sabotage

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