Assr38’s Weblog

Egalité économique et social, Autogestion, Fédéralisme, Liberté. Je ne suis vraiment libre que lorsque tous les êtres humains qui m’entourent, hommes ou femmes, sont également libres. La liberté d’autrui, loin d’être une limite ou une négation de ma liberté, en est au contraire la condition nécessaire et la confirmation (Bakounine)

Archives pour janvier 2008

Appel de RESISTE38 : Constituons ensemble le RESeau ISérois contre la Traque des Etrangers !

Posté par assr38 le janvier 28, 2008

A toutes celles et ceux qui travaillent dans les secteurs de l’éducation, du social, du travail et de l’emploi, de l’insertion, de la santé, des transports et de tous les autres secteurs confrontés aux directives sur le contrôle des étrangers et étrangères.

Constituons ensemble le RESeau ISérois contre la Traque des Etrangers !

Sous couvert de lutte contre la fraude et le travail illégal et au prétexte de réduire la très discutable dette de l’Etat, l’action des différents ministères dont nous dépendons est de plus en plus soumise aux orientations de la politique d’immigration du gouvernement, focalisée sur les chiffres d’expulsions d’étrangers.

Nous tenons à affirmer avec vous que les missions de nos secteurs professionnels ne sont pas le contrôle des papiers des étranger-e-s et encore moins la délation.
Nous persisterons à agir ensemble pour la défense des droits de toutes et tous les salarié-e-s, y compris des plus précaires, ainsi que des chômeurs et chômeuses, quelle que soit leur nationalité.

Notre position est fondée aussi sur la conviction qu’en refusant d’être des supplétifs de la police, en défendant des règles éthiques dans l’exercice quotidien de notre travail, c’est la confiance des usager-e-s, salarié-e-s et chomeurs/euses dans nos services que nous préservons. Or cette confiance est indispensable à la réalisation de nos missions.

Dans ce contexte, il nous paraît indispensable de nous regrouper localement en nous inspirant des réseaux déjà constitués (RESF pour l’éducation, REFI pour l’emploi-formation-insertion).

Nous vous invitons donc à débattre dans vos services, en attendant l’organisation prochaine d’une réunion publique, pour envisager la constitution en Isère d’un réseau de partage d’information, de discussions, de résistance et de lutte autour des axes suivants :
- réflexion et information sur les causes de l’immigration et son instrumentalisation au profit du développement du capitalisme, et sur la cohérence des dispositifs qui se mettent en place et les conséquences sur les personnes et les libertés,
- solidarité et soutien mutuel dans les actions à mener que nous déterminerons ensemble.

Nous appelons les organisations associatives, politiques et syndicales à être signataires de cet appel.

Vous pouvez nous contacter à : resiste38@gmail.com
Premiers signataires :

CGT DDASS, CGT Travail, CNT Education, SNU-TEF (FSU) Travail, SNU- TEFI (FSU) ANPE, Sud-Education, Sud Travail.

Voir:

- http://refi.over-blog.org/ (“Nous sommes des salariés des services publics : ANPE, Assedic, DDTEFP, ou encore d’associations, d’organismes de formation, nous refusons de collaborer à la chasse à l’étranger qui s’est instauré dans ce pays.“)

Hortefeux remonte les bretelles des préfets

- http://observix.lautre.net/(“Observatoire de l’institutionnalisation de la xénophobie (Observ.i.x) est un collectif de recherches en sciences de l’humain et de la société créé, face aux amalgames gouvernementaux de l’identité nationale et de l’immigration. Il vise à favoriser l’autonomie de la production intellectuelle, des savoirs scientifiques et de leur diffusion en ce qui concerne l’érosion des perceptions humanistes de l’altérité et la stigmatisation de l’étranger comme problème, risque ou menace dans le fonctionnement ordinaire d’autorités instituées (ministérielles, administratives, judiciaires, médiatiques, scientifiques, intellectuelles, scolaires, économiques, partisanes, associatives…). Il étudie également le développement de la xénophobie dans l’ensemble de la population sous l’effet des discours et des actes de ces autorités.”)

- http://observix.lautre.net/spip.php?article13 (“Les contributions des chercheurs de l’Observ.i.x et celles envoyées à l’Observ.i.x en réponse à l’appel à contributions, après examen et filtrage par le Groupe de Pilotage de l’Observ.i.x (tant pour l’une que pour l’autre catégorie de contributions), seront proposées à la revue Asylon(s), présentée ci-dessous, pour un numéro intitulé Institutionnalisation de la xénophobie en France – Regards croisés sur la construction politique de l’étranger. publiable fin avril 2008. Tous les textes doivent impérativement être remis le 31 mars 2008 au plus tard pour les travaux de relecture tant au sein de l’observatoire qu’au sein du comité scientifique de la revue. Ces textes feront l’objet du colloque international organisé à l’Assemblée Nationale (sous réserve de confirmation) les 30 et 31 mai 2008.”)

- http://observix.lautre.net/spip.php?article6 (“L’immigration comme “problème”: Alain BROSSAT, “Le traitement des étrangers indésirables comme moyen d’expérimentation de la politique d’exception furtive.. François BRUN, “Immigration choisie / subie : histoire juridique et fondement xénophobe du tri des migrants comme instrument de diffusion des pratiques de flexibilité et de démantèlement du droit du travailROCHEREAU, “L’Etat contre la société ? La tentation justificatrice entre pouvoir et existence : la lente mise en place d’un « eugénisme social » et la radicalisation des pratiques punitives et discriminatoires Roselyne .”")

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RUSF38 Grenoble : “Leur but : expulser, notre reponse : Solidarite !”

Posté par assr38 le janvier 27, 2008

Non aux expulsions !

La toute fraiche loi Hortefeux n’est jamais qu’une n-ième loi sur les migrants et migrantes : en cinq ans, quatre lois, de multiples décrets, circulaires et décisions administratives ont vu le jour. Leur application provoque la dégradation rapide des conditions de vie des migrants en France. Voici quelques éléments pour saisir la réalité de ces situations.

L’hospitalité à la française.

Les lois CESEDA 2004-2006 ont compliqué à outrance les démarches administratives dans le but de décourager tout candidat à l’immigration. Pour accéder à une formation en France, un étudiant sans-papier se
heurte aux rouages d’un système bien ficelé :

rouage infernal

pour s’inscrire à l’université, il doit avoir un logement ; pour obtenir un logement il doit pouvoir justifier d’un revenu ; or, pour être salarié il lui faut un titre de séjour ; et pour obtenir un titre de séjour il faut avoir … un logement.

C’est un paradoxe bien de chez nous, où la reglementation porte l’individu à se mettre hors la loi.
La situation a été encore aggravée par la constitutiondes CEF (« Centres pour les Etudes en France ») qui traitent les candidatures des étudiants dans leur pays d’origine. Ces démarches, payantes, obscurcissent encore les voies d’obtention et de recours pour les étudiants. Aucune information n’a été communiquée aux universités sur les contenus des entretiens que subissent les personnes qui s’y présentent, sur l’identité et la formation des individus qui assurent ces entretiens, ou sur les motifs de refus des dossiers .

Le plus grand flou règne sciemment sur les pratiques de ces centres qui, en externalisant les démarches des étrangers, rendent également impossible l’organisation de recours et de soutiens.

La rétention en chiffres en 2006 selon la Cimade.

Selon l’association, au moins 31232 personnes ont été retenues en Centre de Rétention Administrative en France en 2006, contre 28 220 en 2003. Parmi elles, 97 familles et plus de 200 mineurs, d’une moyenne d’âge de 8 ans. Près de la moitié des enfants étaient nés en France.

La durée moyenne de rétention est passée de 5 à 9 jours en trois ans. Les nationalités arrivant en tête des placements en rétention étaient en 2006 les Roumains (14,22%), les Algériens (12,21%), les Marocains (9,13%), les Turcs (7,78%), les Tunisiens (4,32%) et les Chinois (4,24%).

88,79% des étrangers placés en rétention n’avaient pas commis de délits. Sur le total des personnes retenues, 45,56% ont été présentées à l’embarquement pour être expulsées vers leurs pays d’origine et 54,4% ont été remises en liberté ou déférées.
La situation locale à Grenoble.

Le préfet de l’Isère applique avec d’autant plus de minutie les directives du ministère Hortefeux qu’il a été convoqué il y a peu parce que les quotas n’étaient pas remplis : 125000 interpellations et 25000 expulsions d’ici la fin de l’année. Si la mobilisation autour des personnes menacées le fait parfois reculer, il s’acharne sur des individus isolés, comme peuvent l’être les étudiants, cédant à quelques régularisations (pour apaiser les mobilisations) pour mieux expulser derrière. Ces dernières semaines, la méthode employée a consisté à envoyer individus et familles raflées au Centre de Rétention Administrative de Nimes, pour les couper de leurs soutiens.

Le Centre de Rétention Administrative le plus proche, celui de Lyon-Saint-Exupéry (Zone frêt, face à l’hôtel “Kyriad” CRA, BP 106, 69125 Lyon Saint Exupéry Aéroport), peut se flatter de détenir le sinistre record du nombre de détenus enfants : 117 exactement pour l’année 2006, soit, grâce à l’action de Resf, 64 de moins qu’en 2005, où il y en a eu 181. Mais la présence d’enfants dans ces prisons pour sans-pap reste la règle, non l’exception.

L’immigré-e : chose politique, chose économique.

Le droit des étrangers est désormais verrouillé : sélectionné-e-s, trié-e-s, utilisé-e-s et renvoyé-e-s parce que considéré-e-s inutiles aux intérêts des économies nationales et du patronat. Taxé-e-s d’indésirables parce que « non intégré-e-s ». C’est une vision utilitariste assumée qui soutend aujourd’hui les politiques migratoires françaises et européennes. L’objectif est de produire à court et moyen termes une réserve de main d’oeuvre corvéable à merci, dans des domaines bien précis faisant défaut sur le marché du travail français.

Au nom d’une immigration qui réduit l’individu à une chose productive, les migrants se verront refuser tout espoir de faire venir un jour leur famille dans le pays où ils vivent, et qui exige pourtant d’eux qu’ils « s’intègrent ».

RUSF

Rusf ? Késako ?

Le Rusf-38 est un collectif, affilié au Réseau national Universités Sans Frontières, qui se donne pour but de lutter contre les politiques xénophobes par le soutient actif à toute personne souhaitant entreprendre des démarches en vue de demeurer sur le territoire français, notamment pour des raisons
politiques, de santé ou de formation.

Notre action part du constat de la spécificité des problèmes rencontrés par les étudiants. sans-papier. Leur situation est en effet très particulière, encore différente de celles d’étrangers scolarisés plus jeunes. Non que leur régularisation soit plus ou moins simple, mais c’est notamment, pour les étudiants, le recensement des cas, qui, dès le départ, pose question.

RUSF

Le Rusf-38 appelle tou-te-s celles et ceux qui souhaitent s’informer, obtenir ou apporter un soutien à prendre contact avec ses membres.

Mail : 38rusf@gmail.com / Tel. : 06-89-45-12-27
Adresse : IEP Grenoble, Domaine Universitaire,
1030 Av. centrale, 38040 Saint-Martin-d’Hères.
Permanences : Mardi 12-14h à EVE, Petit Salon.

Tract RUSF38 au format PDF

A voir:

- http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_centres_de_r%C3%A9tention_administrative_en_France

- http://rusf.org/ (“Le RUSF se donne pour objectif de fédérer les initiatives existantes en faveur des étudiants étrangers et d’inciter à la création de collectifs de soutien aux étudiants étrangers dans les universités.“)

- http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_universit%C3%A9_sans_fronti%C3%A8re (“Le Réseau Université Sans Frontières est un collectif français regroupant en son sein des associations, des syndicats et des partis politiques. Son but est de lutter contre les discriminations dont souffrent les étudiants étrangers en France, notamment en empêchant les expulsions dont ces derniers sont parfois victimes.”)

- http://fr.wikipedia.org/wiki/Cimade (“Depuis 1984, par une convention passée avec le ministère des Affaires sociales, la Cimade est présente dans les centre de rétention administrative répartis sur le territoire français. Les étrangers en instance d’expulsion “retenus” dans ces centres font l’objet soit d’une mesure d’éloignement du territoire, soit d’une “remise à un état de l’Union Européenne”. C’est la seule ONG autorisée (par la loi) à entrer dans les centres de rétention administrative (Liste des centres de rétention administrative en France) afin de surveiller les conditions de rétention, et d’apporter l’aide juridique nécessaire aux personnes en voie d’expulsion.”)

- http://www.cimade.org/ (“La Cimade a pour but de manifester une solidarité active avec ceux qui souffrent, qui sont opprimés et exploités et d’assurer leur défense, quelles que soient leur nationalité, leur position politique ou religieuse. » (Article 1 des statuts))

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SANS-PAPIERS, DÉFENDONS NOS DROITS DE TRAVAILLEURS !

Posté par assr38 le janvier 24, 2008

LE DROIT DU TRAVAIL PROTÈGE AUSSI LES TRAVAILLEURS SANS-PAPIERS.

Vous croyez que parce que vous n’avez pas de papiers, le patron peut vous obliger à faire ce qu’il veut ? Non ! Si vous n’avez pas de papiers, ou bien des papiers mais pas d’autorisation de travail, si vous travaillez avec les papiers d’une autre personne, avec une fausse carte ou au noir, vous avez des droits et vous pouvez les défendre.

Même si vous n’avez pas de papiers ou pas d’autorisation de travail, le patron doit respecter TOUT le droit du travail qui protège TOUS les salariés.

 

IL Y A DANS LE CODE DU TRAVAIL UN ARTICLE APPELÉ L. 341-6-1, QUI PARLE DES TRAVAILLEURS DANS VOTRE CAS – TRAVAILLEURS “SANS- SANS-PAPIERS” – OU SANS AUTORISATION DE TRAVAIL.

Ce que dit l’article du Code du Travail (texte de l’article L.341-6-1)

Un travailleur étranger, même s’il n’a pas d’autorisation de travail, doit être traité comme n’importe quel salarié. “L’étranger employé en violation des dispositions de l’alinéa premier de l’article L. 341-6 est assimilé, à compter de la date de son embauchage, à un travailleur régulièrement engagé…”

Le patron doit respecter sa santé, son droit au repos… “… en ce qui concerne les obligations de l’employeur relatives à la réglementation du travail définie au livre II du présent code…”

Ce travailleur a les mêmes droits qu’un autre salarié qui travaille depuis aussi longtemps dans l’entreprise. “… ainsi qu’à la prise en compte de l’ancienneté dans l’entreprise.”

L’employeur doit lui payer son salaire, ainsi que les primes prévues par la réglementation et les conventions collectives, et ses congés. “En ce qui concerne les avantages pécuniaires, cet étranger a droit au titre de la période d’emploi illicite : 1° Au paiement du salaire et des accessoires de celui-ci conformément aux dispositions législatives ou réglementaires et aux stipulations contractuelles, applicables à son emploi…”

S’il le licencie, il lui doit au moins un mois de salaire complet (parfois plus dans certains cas). “2° En cas de rupture de la relation de travail, à une indemnité forfaitaire égale à un mois de salaire à moins que l’application des règles figurant aux articles L. 122-3-4, L. 122-3-8 troisième alinéa, L. 122-8 et L. 122-9 ou des stipulations contractuelles correspondantes ne conduise à une solution plus favorable.”

Si le patron refuse de payer, le salarié a le droit d’aller aux prud’hommes pour l’y obliger. “La juridiction prud’homale saisie peut ordonner par provision le versement de l’indemnité forfaitaire visée à l’alinéa precedent”

Et le salarié licencié peut réclamer en justice tout ce que son patron lui doit et ne lui a pas payé. “Ces dernières dispositions ne font pas obstacle au droit du salarié de demander en justice une indemnisation supplémentaire s’il est en mesure d’établir l’existence d’un préjudice non réparé au titre desdites dispositions.”

1- LE PATRON DOIT RESPECTER VOTRE SANTÉ

Il ne peut pas vous mettre en danger en vous exposant à un risque pour votre santé. Le code du travail énumère beaucoup de risques auxquels il est interdit d’exposer les salariés sans protection. Par exemple, les produits chimiques, les machines dangereuses, le travail en hauteur… Les travailleurs ont le droit de refuser de faire un travail trop dangereux ; mais bien sûr, il faut se renseigner sur ses droits, et il vaut mieux agir avec d’autres ou – au moins – avec le conseil d’un syndicat.

Normalement, si vous n’avez pas de papiers, on vous refuse la Sécurité Sociale. Mais attention, SI UN JOUR VOUS AVEZ UN ACCIDENT AU TRAVAIL, LE PATRON DOIT TOUT DE MÊME LE DÉCLARER.

Il doit le faire avant 48 heures écoulées. S’il refuse, vous pouvez déclarer vous-même cet accident en allant avec quelqu’un au centre de Sécurité Sociale près de chez vous. Si vous êtes accidenté, ou si vous tombez malade à cause du travail, même si vous n’avez pas de papiers, la Sécurité Sociale doit payer les jours pendant lesquels vous ne pouvez pas travailler. Ce sont LES INDEMNITÉS JOURNALIÈRES DE SÉCURITÉ SOCIALE. De plus, vous avez des droits si votre accident ou votre maladie vous laisse handicapé à plus de 20%, même si vous décidez ensuite de rentrer au pays.

2- LE PATRON DOIT RESPECTER VOTRE REPOS ET VOS CONGÉS

En France, la durée légale du travail est de 35 HEURES, OU 39, SELON LES PROFESSIONS, soit par semaine, soit en moyenne à l’année. Si vous faites DES HEURES SUPPLÉMENTAIRES, elles devront être payées.

Les horaires doivent être AFFICHÉS dans votre entreprise et, normalement, ils sont les mêmes pour tout le monde. Si les horaires sont variables, votre patron doit vous donner un planning.

Même si vous travaillez avec des horaires variables, flexibles, ou si vous faites des heures supplémentaires, votre patron doit respecter votre repos.

Entre le moment où vous quittez le travail le soir et celui où vous revenez travailler le lendemain matin, il doit s’écouler 11 heures minimum. C’est le REPOS QUOTIDIEN.

Toutes les semaines, vous devez avoir au moins un jour entier (24 heures) passé sans travailler. Ce jour est généralement donné le dimanche. C’est le REPOS HEBDOMADAIRE.

Pendant la journée de travail, si vous devez rester plus de 6 heures à travailler, votre patron doit vous accorder une PAUSE d’au moins 20 minutes dans la journée. Sur tous les temps de repos, il existe des règles qui dépendent des métiers. Il faut se renseigner.

Dans l’année, vous avez droit à des CONGÉS PAYÉS. Chaque mois travaillé ouvre droit à 2 jours et demi de congé, que vous pourrez prendre à certaines dates de l’année. Attention, si les jours de congé ne sont pas pris avant la fin de l’année, ils sont perdus. Enfin, c’est important de savoir s’il existe, dans l’entreprise qui vous emploie, un accord de Réduction du Temps de Travail (RTT) ; vous pourrez prendre ces jours de RTT comme des congés. Avant de partir en congé ou en RTT, il faut absolument avoir une autorisation écrite de son employeur.

3- LE PATRON DOIT VOUS PAYER TOUS LES MOIS, ET VOUS DONNER UNE FICHE DE PAIE

Chaque heure que vous travaillez doit être payée, au moins au SMIC HORAIRE, qui est le salaire minimum en France. Il faut savoir que chaque métier a sa CONVENTION COLLECTIVE, un petit livre qui explique les droits des salariés dans ce métier (les horaires, les primes et les congés). Parfois, le salaire minimum prévu dans cette convention est plus élevé que le Smic .

Les HEURES SUPPLÉMENTAIRES doivent être MAJORÉES, c’est-à-dire payées plus que les heures normales. Tous les mois, le patron doit vous remettre une fiche de paie. C’est un document très important et vous devez en avoir une même si vous travaillez sans-papiers ou avec une fausse carte.

SUR UNE FICHE DE PAIE, IL DOIT Y AVOIR : le nom, l’adresse, le numéro d’immatriculation de l’entreprise, et la convention collective qui s’applique ; les heures effectuées (heures normales et heures supplémentaires), avec les dates ; le salaire “brut” (c’est-à-dire avec les charges) et le salaire “net” (ce qui doit vous être payé).

ATTENTION : IL FAUT GARDER SES FICHES DE PAIE MÊME SI ON TRAVAILLE SOUS UNE AUTRE IDENTITÉ QUE LA SIENNE.

Si votre employeur ne veut pas vous faire une fiche de paie, c’est très important de noter : le nombre d’heures que vous avez faites, avec les dates ; les lieux précis (chantiers, ateliers…) ; éventuellement, avec qui vous avez travaillé ; combien le patron vous a payé chaque mois, en chèque ou en liquide. Vous en aurez forcément besoin plus tard.

4- SI LE PATRON VOUS LICENCIE, IL DOIT RESPECTER DES RÈGLES

Souvent, lorsque le patron veut vous licencier, il fait semblant de “découvrir” que vous n’avez pas de papiers et il vous vire tout de suite. Depuis le premier juillet 2007, les employeurs sont obligés de faire vérifier vos papiers par la Préfecture. Certains en profitent pour vous licencier sans respecter les règles. Même dans ce cas, vous avez des droits.

Avant de vous licencier, le patron doit vous convoquer individuellement à un ENTRETIEN PRÉALABLE PAR UNE LETTRE RECOMMANDÉE avec accusé de réception. Il est déconseillé d’accepter de signer et de prendre une lettre remise de la main à la main. Ce courrier doit dire qu’il s’agit d’un licenciement, et doit préciser que vous pouvez être accompagné(e) soit par une personne de l’entreprise soit par une personne de l’extérieur. Vous avez 3 à 5 jours (hors week-end) pour vous préparer à l’entretien.

FAITES-VOUS TOUJOURS ACCOMPAGNER LORS DE L’ENTRETIEN : il ne faut jamais y aller sans un témoin qui devra établir un compte rendu écrit. Au cours de l’entretien, le patron devra vous expliquer les raisons de votre licenciement, et vous devez pouvoir vous défendre.

Ce n’est qu’après l’entretien qu’il pourra vous envoyer votre LETTRE DE LICENCIEMENT, qui devra rappeler les motifs du licenciement.

Il devra vous payer votre PRÉAVIS, les CONGÉS PAYÉS que vous n’avez pas pris au moment de votre licenciement et L’INDEMNITÉ DE LICENCIEMENT, tout cela calculé selon votre ancienneté dans l’entreprise.

5- VOUS AVEZ LE DROIT D’ALLER EN JUSTICE

Même si vous n’avez pas de papiers, vous avez le droit de saisir la justice. Ce sera le Conseil des prud’hommes. Mais attention, la justice est compliquée. Il vaut mieux prendre conseil avant, auprès d’un syndicat, par exemple, et être accompagné par un syndicaliste ou par un avocat.

Pour préparer votre dossier devant les prud’hommes, il est important d’avoir gardé tous les papiers donnés par le patron (fiches de paie, lettre de licenciement…) et toutes les preuves possibles de votre emploi (photocopie des chèques, des relevés de banque…). Si votre patron ne vous a rien donné, vous devez essayer de trouver des personnes qui pourront témoigner que vous avez travaillé pour cette entreprise : des collègues, des clients, des fournisseurs…

6- VOUS AVEZ LE DROIT DE VOUS SYNDIQUER, DE FAIRE GRÈVE.

Face au patron, qui profite de votre situation de sans-papiers, n’agissez pas seul ! Comme tout salarié, vous avez le droit de vous adresser à un syndicat, de vous syndiquer et de participer aux élections des représentants du personnel.

Le syndicat est un outil pour défendre ses intérêts de travailleur. Il permet de s’organiser et de prendre des initiatives pour améliorer ses conditions de vie et de travail. Dans un syndicat, vous pourrez vous exprimer et participer aux prises de décisions pour organizer la défense la plus efficace de tous les salariés, avec ou sans-papiers. À travers un syndicat, vous pourrez être élu comme représentant du personnel. Vous pouvez adhérer au syndicat de votre entreprise, s’il y en a un, ou au syndicat de votre profession (bâtiment, commerce, services, hôtellerie-restauration, nettoyage…), dans la ville dans laquelle vous travaillez ou dans laquelle vous habitez (Union L ocale, zone d’activité, Bourse du travail…). Si vous travaillez en intérim, ou dans la sous-traitance, vous pouvez vous adresser au délégué syndical ou aux élus de l’entreprise où vous êtes en mission.

Droit de grève. Comme tous les salariés, vous avez le droit de faire grève. Sauf dans quelques professions en lien avec le service public, on n’est pas obligé de donner un préavis de grève (on peut décider de faire grève du jour au lendemain). En cas de grève, comme en cas d’occupation, la police ne peut pas intervenir à l’intérieur des locaux de l’entreprise, sauf sur décision de justice. À la fin d’une grève, un accord est signé entre le syndicat et le patron, dans lequel ce dernier peut s’engager à ne pas sanctionner les travailleurs.

EN VOUS ORGANISANT POUR DÉFENDRE VOS DROITS, ÉVENTUELLEMENT PAR LA GRÈVE, VOUS OBLIGEZ LE PATRON ET L’ENSEMBLE DE LA SOCIÉTÉ, À VOUS RECONNAÎTRE COMME TRAVAILLEUR.

FACE À LA MULTIPLICATION DES RAFLES, À LA VAGUE SANS PRÉCÉDENT DE LICENCIEMENTS DE TRAVAILLEURS SANS-PAPIERS DEPUIS LE 1ER JUILLET 2007, OU DANS L’OBJECTIF D’UNE RÉGULARISATION ENVISAGÉE PAR LA LOI HORTEFEUX, NE RESTEZ PAS SEUL, N’ALLEZ PAS SEUL EN PRÉFECTURE.

AGIR COLLECTIVEMENT AVEC LES SYNDICATS, LES ASSOCIATIONS, LES COLLECTIFS DE SANS-PAPIERS, C’EST LE MEILLEUR MOYEN POUR OBTENIR UNE RÉGULARISATION. DÉJÀ, DE NOMBREUX SANS-PAPIERS ONT ÉTÉ RÉGULARISÉS SUITE À DES GRÈVES (BUFFALO GRILL, MODELUX, MÉTALCOULEUR… AILLEURS ENCORE).

C’EST PARCE QU’ILS SE SONT ORGANISÉS SYNDICALEMENT, QU’ILS ONT RECHERCHÉ DES SOUTIENS, QU’ILS ONT FAIT GRÈVE… QU’ILS ONT EMPORTÉ LA DÉCISION DES PRÉFETS LES CONCERNANT.

Document signé, écrit, produit par : CGT, CNT Construction, CNT Nettoyage (RP), FSU, Union Syndicale Solidaires, CGT SETE (Inspection du Travail, des Transports et de l’Agriculture), SNU TEFI (Travail-Emploi-Formation-Insertion) et SUD Travail. Avec les collectifs de sans-papiers et les autres organisations d’Uni(e)s Contre une Immigration Jetable.

Sans papiers défendons nos droits de travailleurs au format PDF

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25 janvier 2008 : Protestation contre la venue de Simon Compaoré à Grenoble

Posté par assr38 le janvier 24, 2008

Nous nous permettons exceptionnellement de vous envoyer une info de dernière minute et de vous appeler à un rassemblement de protestation ce vendredi 25 janvier, à 13h, devant la mairie de Grenoble.

Ci-dessous l’appel rédigé dans l’urgence

Comptant sur votre présence,

Association Survie Isère
http://www.survie-isere.org

* * *

Ce vendredi 25 janvier, la mairie de Grenoble reçoit avec tous les honneurs Simon Compaoré, le maire de Ouagadougou.

Simon Compaoré appartient pleinement au régime liberticide en place au Burkina Faso depuis l’assassinat de Thomas Sankara, il y a 20 ans.

Thomas Sankara

 Thomas Sankara

Il a été -entre autres- directeur de cabinet du dictateur Blaise Compaoré et secrétaire général du parti au pouvoir. Il fut nommément cité par un
groupe d’officiers dissidents comme l’un des commanditaires du meurtre du journaliste Norbert Zongo, fin 1998 (cf. Noir Silence, François-Xavier Verschave, 2000, p473).

Le 15 octobre dernier, plusieurs associations de solidarité internationale (dont Survie Isère) se rassemblaient devant la mairie de Grenoble en mémoire de l’assassinat de Thomas Sankara il y a 20 ans. Il s’agissait d’interpeller la mairie sur sa politique de coopération décentralisée, comme le rappelait une lettre de Survie Isère remise à Michel Destot pour l’occasion :

« Convaincus que la force de la société civile est nécessaire au renforcement de la démocratie, nous sommes de très chauds partisans de toute forme de coopération décentralisée. Néanmoins nous pensons que l’extrême vigilance s’impose dans les pays du Sud où sévit une dictature refusant les droits fondamentaux aux populations ou, comme au Burkina Faso, lorsque le régime en place depuis vingt ans a du sang sur les mains, enferme ses opposants, pourchasse les étudiants et appauvrit son peuple. Dans ces cas là, nous pensons que la coopération décentralisée ne peut être poursuivie qu’à deux conditions seulement :

- que les flux financiers ou l’envoi de matériels puissent être facilement suivis et contrôlés dans le détail par les citoyens des deux communautés territoriales concernées,
- qu’aucune relation d’autorités à autorités ne soit entretenue au delà des associations ou ONG directement impliquées dans les actions de coopération. Sont donc à proscrire à notre avis les courriers du maire et des élus, les voyages et les réceptions officielles, les accolades médiatiques, et tout ce qui pourrait d’une manière ou d’une autre conforter les régimes en place car tout cela détourne la coopération décentralisée de son objectif final, le développement des peuples et la promotion de la démocratie. »

Suite à ce rassemblement, la mairie avait accepté l’idée d’une évaluation de leur politique de coopération décentralisée avec Ouagadougou, en partenariat avec les associations présentes (Afric’Impact, Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde – CADTM, Comité Norbert Zongo, Survie Isère).

Aujourd’hui, nous sommes atterrés d’apprendre que la mairie invite Simon Compaoré à la très officielle inauguration de l’IDHIL, l’Institut des Hautes Etudes de l’Action Internationale des Villes et des Gouvernements Locaux.

Ainsi la mairie fait-elle le choix délibéré, lors de la création d’une instance chargée de « contribuer à la mise en cohérence et à l’élaboration des politiques publiques internationales des collectivités locales », d’y associer un partenaire infréquentable.

C’est pourquoi nous appelons à un rassemblement ce vendredi 25 janvier, à 13h, devant la mairie de Grenoble, pour exprimer notre indignation et envoyer un signal fort au peuple burkinabé : Simon Compaoré ne mérite pas la légitimité et la reconnaissance que lui offre la mairie de Grenoble.

Pour plus d’informations, nous vous recommandons la lecture de la brochure « Dans quelle mesure coopérer avec le Burkina Faso ? », disponible sur www.survie-isere.org

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Guide des sans papiers : s’organiser contre l’expulsion, que faire en cas d’arrestation ?

Posté par assr38 le janvier 24, 2008

Anticra

 

Cette brochure, terminée fin 2007, a été écrite à partir d’expériences
des luttes des dernières années. Actuellement et depuis 2003, la durée
maximum de rétention est de 32 jours. Dans le cadre d’une politique
commune d’immigration au niveau européen, l’Etat français veut rallon-
ger cette durée de plusieurs mois. Une nouvelle loi sera débattue courant
2008.
Les procédures juridiques encadrant l’expulsion ne seront pas forcément
modifiées. Les parties de cette brochure concernant l’arrestation, la garde-
à-vue et les tribunaux resteront donc en principe valables.

La principale conséquence d’une nouvelle loi sur la durée de rétention
est l’allongement du temps dont disposera l’administration pour trouver
l’identité des sans-papiers et pour obtenir les laissez-passer consulaires,
donc pour expulser. Rester sous une fausse identité ou convaincre un
consul de ne pas signer de laissez-passer sera certainement plus difficile
mais pas impossible.

Aussi, faudra-t-il envisager de nouveaux moyens de lutte et se les communiquer.

http://sanspapiers.winterhost.org
Et, pour tout commentaire et prise de contact : anticra@laposte.net

 

 Guide des sans paiers au format PDF

URL d’origine: http://sanspapiers.winterhost.org/guide-sanspapiers.pdf

 

Quelques sites Internet :

Publié dans 2008, RESF38, RUSF38, action directe, autoritarisme, capitalisme totalitaire, expulsions, guerre sociale, harcèlement moral, injustice, lutte de classes, migrants, précarité, travailleurs migrants, xénophobie | Laisser un commentaire »

CheminotEs : chronique d’une trahison annoncée !

Posté par assr38 le janvier 22, 2008

Les confédérations CGT, CFDT, CFTC, CGC, UNSA (autonomes) et gouvernement-MEDEF : COPAINS COMME COCHON !

Les 29 novembre, 4 et 7 décembre 2007 a eu lieu la grande mascarade appelée « table ronde retraites », initiée par la direction SNCF, des représentants du gouvernement et les néo syndicats de cheminots CGT, UNSA, CFTC, CGC-CFE, FGAAC qui ont cassé (et non pas « suspendu » selon leur terminologie) la grève de novembre. Les mots n’ont pas assez de force pour exprimer l’hallucinante (et pourtant prévisible) trahison des syndicats CGT, UNSA, CFTC, CGC-CFE, FGAAC. Leur fantastique traîtrise a consisté à noyauter les assemblées générales de cheminots dès le mardi 20 novembre au soir (veille des « négociations » avec Sarkoland et Patronland ). Ces manoeuvres avaient pour but de préparer les esprits à la reprise du travail, et ainsi de reprendre le
contrôle des grévistes qui avaient le culot de décider eux-mêmes ce qu’ils voulaient et surtout ne voulaient pas !

Nous rappelons la volonté des assemblées générales : massivement les grévistes refusaient la « réforme* » : – 37,5 annuités point-barre ; – pas de décote ; – pas d’indexation des pensions sur les prix ; – pas de casse des statuts pour les jeunes cheminots entrants à la SNCF. (* Le mot réforme historiquement signifie mesure qui a pour objet d’apporter un progrès social.
On voit bien en vérité qu’il s’agit d’une contre-réforme puisque encore et toujours, gouvernement et MEDEF détruisent les acquis sociaux des travailleurs : travaillez plus et plus et plus jusqu’à ce que mort s’en suive.)

Pour arriver à leur fin, en l’occurrence faire reprendre le boulot aux grévistes, les « syndicats jaunes »* précités ont même fait voter des non-grévistes le jeudi 22 novembre dans certaines assemblées générales (dans toutes ?).
(* un « syndicat jaune » est un syndicat qui ne reconnait pas la lutte des classes, qui collabore étroitement et refuse tout conflit avec le patronat et l’Etat. Les dirigeants de ces syndicats sont trés souvent à la solde du patronat et agissent en briseur de grèves.)

Tout a été orchestré pour remettre ce gouvernement sur les rails (sic) : relais par les bureaucrates eux-mêmes du matraquage médiatique sur la prétendue reprise du trafic. Faux et archi-faux : les dépôts des mécaniciens et les sites des contrôleurs montraient une très large majorité de grévistes : 80% (voir plus dans certains sites). Leur très forte mobilisation rien qu’à elle seule paralysait le trafic, et compensait la mobilisation moyenne (25% environ dans les derniers jours de la grève*).
(* Rappelons la « belle collaboration de classe » de nos dirigeants avec moins de 3% de grévis- tes, sur un effectif de 20 000 ! Ces vendus ont fait rouler des trains.) Malgré tout cela le trafic restait bien bloqué : des transiliens, des TER (dont les 1 000 bus affrétés par la direction et qui entrent dans ces statistiques !), des TGV et des Grandes Lignes roulaient effectivement (de 1 train sur 4 à 2 train sur 3) mais quasi aucun train de FRET !

Résultats : en 9 jours de grève 300 millions d’euros de perdu dans les caisses des capitalos. Les stocks et les réserves de matières premières des entreprises commençaient à manquer. Quelques jours de grève de plus et Sarko et sa bande pliaient.
Mais Super Thibault et confrères veillaient au grain, et la machine à perdre a pu se remettre en branle comme en 2003 avec le régime de retraite des fonctionnaires. « Il y a des négociations qui s’ouvrent si on suspend (lire arrêter) le mouvement ». En cassant la grève, ces « syndicats » proches du MEDEF provoquaient volontairement la rupture du rapport de force. Sans ce rapport de force, les négociations avec les exploiteurs sont bidons, elles ne pourront pas aboutir.
De fait, les tables rondes des négociations ne sont alors qu’un jeu de dupes !

Le camp d’en face imposera, avec la collaboration de nos chers « jaunes », leurs reculs sociaux ; et les pseudo avancées (10 ème échelon d’ancienneté, élargissement de la prime de fin d’année à la prime de travail) représentent en comparaison aux pertes engendrées, une perte sans précédent pour les cheminots.
Que penser alors de cette énième préavis de grève de 24 heures posé par la CGT et la CGC-CFE le 13 décembre 2007 ? Et du préavis du 17 décembre 2007 pour la CFTC ?
Très simplement, une journée d’appel pour nous faire croire à une riposte de leur part : il s’agit en fait de faire semblant de lutter, de créer un écran de fumée entre la base et les bureaucrates, ces derniers étant par nature vendus. Le but de la manoeuvre et de la duperie est d’éviter à tout prix pour tous ces syndicats la fuite de nombreux(ses) adhérent(e)s et militant(e)s, qui sont aussi et surtout cotisants et électeurs.

Gageons alors que de nombreux(ses) cheminots et cheminotes sincères et actifs(ves) dans les luttes, auront compris les compromissions des bureaucraties syndicales officielles, et qu’ils (elles) seraient nombreux et
nombreuses à renforcer les syndicats de lutte comme SUD-Rail ou la CNT naissante au chemin de fer. Les luttes futures ne s’en trouveraient que plus combatives, et augureraient alors des débouchés positifs pour la classe laborieuse.
Parce que le seul débouché politique des luttes c’est leur victoire, débordons les bureaucraties syndicales qui collaborent avec les puissants, et affranchissons-nous de leur tutelle !

CHEMINOT, SYNDIQUE – TOI ET COMBATS !

Tract CNT cheminots format PDF

CNT – COORDINATION DES CHEMINOTS
CNT Coordination Cheminots c/o CNT Moselle-
MDE – île du Saulcy 57000 Metz
cheminots@cnt-f.org
Confédération Nationale du Travail
Bureau Confédéral BP 30423 35004 RENNES cedex
cnt@cnt-f.org
Tel: 08 10 000 367 NoAzur (Prix appel local) / Fax: 02 99 63 12 58
http://www.cnt-f.org

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Jeudi 17 janvier : un étranger demandeur d’asile arrêté en pleine Préfecture de l’Isère à l’appel d’un responsable du service des étrangers

Posté par assr38 le janvier 22, 2008

Jeudi 17 janvier 2008: un étranger demandeur d’asile arrêté en pleine Préfecture à l’appel d’un responsable du service des étrangers… au moins la 6° fois depuis un an !

Pour protester contre ce procédé inqualifiable qui tue toute confiance entre les usagers et le personnel de la Préfecture

Rassemblement
Mardi 29 janvier 2008 à partir de 17H
devant la Préfecture
Place de Verdun Grenoble

Une LETTRE OUVERTE a été envoyée au Préfet de l’Isère lui demandant avec insistance qu’il fasse cesser immédiatement ce type de pratique. Il est absolument intolérable qu’un responsable préfectoral « profite » de la venue d’un demandeur d’asile pour un renseignement pour appeler la police et faire interpeller cet étranger, et ce dans les locaux de la préfecture !

Un signe parmi d’autres d’une politique inhumaine et aberrante en matière d’immigration et de droit d’asile qui ne respecte même plus les droits les plus élémentaires.

Nous, citoyens, citoyennes de l’Isère, nous organisations associatives, syndicales, politiques qui agissent quotidiennement pour les droits et la dignité des étrangers et contre forme de mépris et de discrimination, nous protestons avec force contre ces méthodes indignes et demandons au Préfet de l’Isère qu’il les réprouve publiquement et les fasse cesser immédiatement.

Bien cordialement: Jean-Pierre SALSI, Président du Collectif échirollois de soutien aux sans papiers Marie-Thérèse LLORET, Présidente du Collectif de soutien aux réfugiés politiques algériens Jo BRIANT, porte-parole de la Coordination iséroise de soutien aux sans papiers

Centre d’Information Inter-Peuples
6, rue Berthe de Boissieux
38000 GRENOBLE
Tél./Fax : 04 76 87 59 79
http://www.ciip.fr/

A voir:

- http://observix.lautre.net/ (“L’observatoire de l’institutionnalisation de la xénophobie (Observ.i.x) est un collectif de recherches en sciences de l’humain et de la société créé, face aux amalgames gouvernementaux de l’identité nationale et de l’immigration. Il vise à favoriser l’autonomie de la production intellectuelle, des savoirs scientifiques et de leur diffusion en ce qui concerne l’érosion des perceptions humanistes de l’altérité et la stigmatisation de l’étranger comme problème, risque ou menace dans le fonctionnement ordinaire d’autorités instituées (ministérielles, administratives, judiciaires, médiatiques, scientifiques, intellectuelles, scolaires, économiques, partisanes, associatives…). Il étudie également le développement de la xénophobie dans l’ensemble de la population sous l’effet des discours et des actes de ces autorités.”)

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CNT69: manifestation du 24 janvier à Lyon : “TOUTES ET TOUS EN GREVE LE 24/01 POUR UN MOUVEMENT DUR ET DURABLE, UNITAIRE ET INTERPROFESSIONNEL.”

Posté par assr38 le janvier 22, 2008

Mobilisons-nous le 24 janvier et au delà !

L’Union Départementale CNT du Rhône, se joint au mouvement de grève du 24 janvier. Mais pour nous cet appel ne peut se limiter aux seules revendications salariales des fonctionnaires. En 2008, c’est l’ensemble du monde du travail qui est attaqué et le 24/01 doit être le début d’un mouvement de lutte :

Pour les salaires et la baisse du temps de travail

La revendication de hausse des salaires est plus qu’une question de pouvoir d’achat : c’est un véritable choix de société. Une augmentation des salaires dans le public comme dans le privé permettrait une augmentation des cotisations qui financent la sécurité sociale et nos retraites.

Et de l’argent, il y en a… En 1980 lorsqu’une entreprise versait 100 euros à un salarié elle en livrait 9 de dividende à ses actionnaires. Aujourd’hui, ce sont 26 euros de dividendes octroyés, soit 150 milliards de richesses produites qui s’évaporent en pure profit. Cela représente dix trous de la sécu, neuf déficits de l’assurance chômage , trois déficits des retraites… C’est nous qui produisont toutes les richesses, à nous d’en décider la répartition !

  • Augmentation générale, selon une échelle décroissante de 300 euros pour les salaires les moins élevés à rien pour les salaires au-dessus de 2 fois le SMIC réévalué à 1500€

Alors que la productivité augmente comme les profits, on assiste à une offensive en faveur d’un allongement du temps de travail, essentiellement par le biais d’heures supplémentaires, au mépris de notre santé et conditions de vie. Il s’agit avant tout de favoriser la fléxibilité et d’encourager l’individualisme, briser la solidarité collective.

Alors que le pays compte des millions de chômeurs et de temps partiels imposés, il est plus que temps de réduire le temps de travail pour travailler tous, moins et autrement.

  • Réduction du temps de travail à 30 heures/semaine

Contre la précarité du travail

Les récentes négociations sur le contrat de travail poursuivent la précarisation du marché du travail en individualisant toujours plus la relation salarié-employeur au détriment des garanties collectives (licenciement « à l’amiable », reconnaissance du portage salarial qui permet à l’entreprise cliente de ne plus appliquer au salarié “temporaire” porté les mêmes avantages qu’à ses autres salariés).

« Les contrats aidés », utilisés massivement dans le public et le secteur associatif sont exonérés de cotisations sociales (partie intégrante de notre salaire socialisé) grévant le financement de la protection sociale. Comme les autres types de contrats précaires (Contractuels, vacataires…), ils menacent le fonctionnement des services publics : casse des statuts, division des personnels, baisse de qualification…

  • Dans le privé : requalification en CDI de tous les contrats précaires (CDD, Intérim…)

  • Dans le public : arrêt du recours à l’emploi précaire, titularisation sans conditions.

Pour la défense du système de sécurité sociale par répartition

Les salariés financent déjà l’assurance maladie par leurs cotisations. Après la CSG et le RDS, avec les franchises médicales, ils veulent nous faire payer une deuxième fois ! Pourtant le seul remboursement des cotisations patronales non-versées depuis 1991, comblerait largement le trou de la sécu.

  • Retrait des franchises. Pour un accès gratuit et universel à la santé

  • Arrêt des exonérations. Remboursement des sommes dues aux caisses par l’Etat et les patrons.

La casse frontale des régimes spéciaux de retraites au nom de « l’équité » (généralisation de la régression majeure du passage aux 40 annuités, entamée en 1993 et poursuivie en 2003), préfigure déjà le « rendez-vous de 2008 » qui prévoit l’allongement à 41 annuités pour tous en 2009 et 42 annuités en 2013 (« non négociable » selon Fillon et Bertrand).

Ils veulent nous faire croire que ces réformes sont dues à des manques de financement alors qu’elles sont toutes purement idéologiques. Quand il s’agit d’accorder des milliards d’exonérations aux entreprises, il n’y a pas d’obstacles mais quand il s’agit de financer l’intérêt de tous ça coince. A nous d’imposer d’autres solutions !

  • Retour aux 37,5 annuités pour tous.

  • Prise en compte de la pénibilité du travail dans l’âge de départ en retraite.

Contre la casse des services publics

Les services publics doivent assurer un service égalitaire et gratuit pour tous. Or le gouvernement fait des économies en supprimant massivement des postes au mépris des usagers (écoles, collèges hôpitaux, etc.).

Avec le plan « service public 2012 », c’est d’abord 23000 suppressions de postes en 2008, puis 50 à 60000 suppressions par an dès 2009 ! Au contraire, pour lutter contre le chômage et améliorer ces services, ce sont des embauches massives dont nous avons besoin.

Non content de préparer ainsi la privatisation, de plus en plus de missions des services publices sont d’ores et déjà sous-traités par des entreprises privées: voirie, nettoyage, transport, cantine, energie… Ces attaques nous concernent donc tous, en tant que travailleurs du publics comme du privé, et en tant qu’usagers.

  • Pour des embauches à hauteur des besoins formulés par les personnels et les usagers

  • Contre l’intrusion des intérêts privés (financements, contrats, gestion…)

***

La réecriture du code du travail, la « refondation du dialogue social » et les atteintes au droit de grève (service minimum dans les écoles primaires après les restrictions sur le droit de grève dans les transports) complètent l’arsenal anti-social mis en oeuvre.

Pour imposer ces régressions sociales, le gouvernement stigmatise les résistances (en attisant les usagers contre les grévistes) et réprime violemment les mouvements sociaux.

En attaquant sur tous les plans, il compte sur le manque de réactivité du monde du travail, sur son corporatisme, sur la lourdeur de ses bureaucraties et le recul de son idéologie, à commencer par la lutte de classe.

 

Loin de réagir fermement, les syndicats institutionnels négocient des broutilles dans et sur notre dos, bradant nos acquis. Ils suivent une statégie perdante en parcelisant les luttes au lieu de favoriser le rapport de force global.

Face à cette tactique de division, nous devons répondre par un « tous ensemble », dans la grève unitaire et reconductible pour refuser le monde qu’ils nous préparent : celui du « gagner plus » pour les plus riches, celui de l’appauvrissement et de la précarité pour les travailleurs.

TOUTES ET TOUS EN GREVE LE 24/01 POUR UN MOUVEMENT DUR ET DURABLE, UNITAIRE ET INTERPROFESSIONNEL.

12h30 Place Jean Macé

CNT – Equipement 69
44 rue Burdeau – 69001 Lyon
permanences : les 1er et 3e lundi du mois de 18h à 19h
Tél : 04 78 27 05 80 – http://www.cnt-f.org

Tract CNT69 grève du 24 janvier 2008

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FAC38/Université populaire : Néolibéralisme, dictature et démocratie en Amérique latine :le Chili, un pays laboratoire

Posté par assr38 le janvier 22, 2008

Université populaire Rencontre / discussion

Néolibéralisme, dictature et démocratie en Amérique latine :le Chili, un pays laboratoire

Avec Franck Gaudichaud Maître de conférence en Civilisation hispano-américaine à l’Université Stendhal

  • 1° séance : « De la “voie chilienne au socialisme” à la Dictature de Pinochet », Mercredi 30 janvier 2008
  • 2° séance : « De la transition démocratique au gouvernement de Michelle Bachelet », Jeudi 14 février 2008
  • 19h30 à 21h30 Salle Rouge, 10 bis rue Ampère – Grenoble

 

un pays laboratoire

 

L’Université populaire de Grenoble est ouverte à toutes et tous, gratuite
et ne nécessite pas d’inscription.
Pour tout renseignement : up.grenoble.club.fr ou 04 76 34 09 41

 

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FAC38 Grenoble: compte rendu du 18 janvier 2008 + rendez-vous

Posté par assr38 le janvier 22, 2008

Chépaki Servan – 1764

« Une faculté, des professeurs, des examens, des thèses, tout cet appareil est imposant, mais regardez dessous, vous trouverez comme partout ailleurs l’intérêt et l’ignorance. »

Ordre du jour

  • Bilan des groupes
  • Question des locaux
  • Semaine anticapitaliste (sam , mars)
  • Semaines prochaines
  • Communication

Bilan des groupes

Memoire des luttes

Un groupe de travail de 5 personnes envisage un cycle de 4 scéances de reflexion à propos des précédantes luttes étudiantes et lyceennes à Grenoble.

Les trois premières scéances auront pour objectif de réunir des acteurs de mouvements passés regroupés selon les périodes suivantes :

  • 1ère scéance : 68 et années 70
  • 2ème scéance : 86-87 et années 90
  • 3ème scéance : années 2000

Un questionnaire est en cours de rédaction et servira de base pour les échanges.

  • 4ème scéance : Au terme des trois premières scéances, un compte rendu sera rédigé afin d’alimenter un débat au comité de mobilisation, sur les luttes en générale, sur celle d’automne 2007 ainsi que celles qui nous attendent.

Semaine du 29 au 6 fevrier

Conférence/Débat sur un mouvement italien de 77. Le sujet précis reste à déterminer (lutte pour l’avortement, droit des femmes …)

Pédagogies alternatives

La prise de contacts est encore en cours.

Plusieurs pistes sont explorées : Montesori, apprentissage mutuel, constructivisme, pédagogie de l’oppression, intergénération, interculturalité, transdisciplinarité…

« Sciences et consciences »

Egalement dans la phase de prise de contacts :

  • Dominique Scheider : théorie de l’évolution
  • Sophie Roux : enseigne la culture scientifique à l’UPMF
  • Anne-Marie Benoit (juriste UPMF): décisions publiques en matière de recherche, propriété intellectuelle.

Fondation Sciences Citoyennes et Association pour le Développement d’une REcherche Citoyenne et Active : proposition d’organisation commune d’un cycle de conférences/débats sur le thème du rapport entre recherche et société. Principe de boutiques des sciences.

Arts du spectacle

Autour du Théatre forum : théatre participatif animé par un modérateur

La politique culturelle à Grenoble

Idées pour plus tard…

Débat sur comment articuler convictions, engagement et mode de vie…

Question des Locaux

On propose d’obtenir des locaux fixes (DLST ou ARSH) et de tourner sur d’autres sites afin de toucher un plus large public. La question des horaires de fermeture est à discuter afin d’être ouvert à la « population active ».

On envisage également de reserver EVE de temps en temps afin d’être plus visibles et de pouvoir rester plus tard dans la soirée.

Semaine anticapitaliste (première semaine de mars):

Un collectif se monte pour organiser une semaine anticapitaliste début mars, à l’occasion des municipales.
On propose d’y participer en réunissant différents acteurs pour une organisation commune. La date d’une réunion d’organisation doit être fixée dès que l’on a assez de contacts. Faites jouer les réseaux !

Cette semaine et celle d’après

Le 26 et 27 janvier à lieu le Forum social décentralisé. On propose d’organiser une(des) table ronde réunissant différents acteurs locaux de l’altermondialisme. (Attac, Confédération Paysane…).

Rendez vous jeudi 24 janvier 9h à EuroPrime pour les éditer pour tracter pendant la manif.

Communication

Pensez au bouche à oreille

Autres Rendez vous de la semaine

- Leunion de groupe “memoire des luttes”. Mardi 22 janvier à 12h30 à l’Agora

- La reunion pour le journal de lutte, mardi 22 janvier à 16h45 à l’Agora

- Le Comité de mobilisation mardi 22 janvier à 18h!! (aussi à l’Agora ou dans un Amphi de la Galerie)

Université populaire

Néolibéralisme, dictature etUniversité populaire Rencontre / discussion Université populaire démocratie en Amérique latine :le Chili, un pays laboratoire

Avec Franck Gaudichaud Maître de conférence en Civilisation hispano-américaine à l’Université Stendhal

  • 1° séance : « De la “voie chilienne au socialisme” à la Dictature de Pinochet », Mercredi 30 janvier 2008
  • 2° séance : « De la transition démocratique au gouvernement de Michelle Bachelet », Jeudi 14 février 2008
  • 19h30 à 21h30 Salle Rouge, 10 bis rue Ampère – Grenoble

L’Université populaire de Grenoble est ouverte à toutes et tous, gratuite
et ne nécessite pas d’inscription
Pour tout renseignement : up.grenoble.club.fr ou 04 76 34 09 41

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