Jeudi 17 janvier : un étranger demandeur d’asile arrêté en pleine Préfecture de l’Isère à l’appel d’un responsable du service des étrangers

Jeudi 17 janvier 2008: un étranger demandeur d’asile arrêté en pleine Préfecture à l’appel d’un responsable du service des étrangers… au moins la 6° fois depuis un an !

Pour protester contre ce procédé inqualifiable qui tue toute confiance entre les usagers et le personnel de la Préfecture

Rassemblement
Mardi 29 janvier 2008 à partir de 17H
devant la Préfecture
Place de Verdun Grenoble

Une LETTRE OUVERTE a été envoyée au Préfet de l’Isère lui demandant avec insistance qu’il fasse cesser immédiatement ce type de pratique. Il est absolument intolérable qu’un responsable préfectoral « profite » de la venue d’un demandeur d’asile pour un renseignement pour appeler la police et faire interpeller cet étranger, et ce dans les locaux de la préfecture !

Un signe parmi d’autres d’une politique inhumaine et aberrante en matière d’immigration et de droit d’asile qui ne respecte même plus les droits les plus élémentaires.

Nous, citoyens, citoyennes de l’Isère, nous organisations associatives, syndicales, politiques qui agissent quotidiennement pour les droits et la dignité des étrangers et contre forme de mépris et de discrimination, nous protestons avec force contre ces méthodes indignes et demandons au Préfet de l’Isère qu’il les réprouve publiquement et les fasse cesser immédiatement.

Bien cordialement: Jean-Pierre SALSI, Président du Collectif échirollois de soutien aux sans papiers Marie-Thérèse LLORET, Présidente du Collectif de soutien aux réfugiés politiques algériens Jo BRIANT, porte-parole de la Coordination iséroise de soutien aux sans papiers

Centre d’Information Inter-Peuples
6, rue Berthe de Boissieux
38000 GRENOBLE
Tél./Fax : 04 76 87 59 79
http://www.ciip.fr/

A voir:

- http://observix.lautre.net/ (”L’observatoire de l’institutionnalisation de la xénophobie (Observ.i.x) est un collectif de recherches en sciences de l’humain et de la société créé, face aux amalgames gouvernementaux de l’identité nationale et de l’immigration. Il vise à favoriser l’autonomie de la production intellectuelle, des savoirs scientifiques et de leur diffusion en ce qui concerne l’érosion des perceptions humanistes de l’altérité et la stigmatisation de l’étranger comme problème, risque ou menace dans le fonctionnement ordinaire d’autorités instituées (ministérielles, administratives, judiciaires, médiatiques, scientifiques, intellectuelles, scolaires, économiques, partisanes, associatives…). Il étudie également le développement de la xénophobie dans l’ensemble de la population sous l’effet des discours et des actes de ces autorités.”)

Leave a Reply