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Archive pour mai 2009

1er mai 2009 : le témoignage de notre camarade de la CNT38 contre les brutalités policières sur http://www.revoltes.net

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rox1ermai200901Voici le témoignage complet de notre camarade de la CNT sur le site:http://www.revoltes.net/spip.php?article1580 dont il est l’hébergeur.

Voir aussi:http://www.cnt-f.org/spip.php?article1078

La BAC ayant provoqué durant la manif,
Se trouva fort dépourvue au finish.
Pas d’incident, et pas d’assaut :
Ils n’arrêtèrent pas un gaucho !
Quota mensuel n’étant pas fait,
Trois citoyens devinrent suspects.
Un “casseur” imaginaire fut frappé,
Puis un pacifiste arrêté.
Le dernier fut tabassé,
Et son drapeau fut arraché,
Il était de la CNT.
Est-ce pour cela qu’il fut visé ?
Que faisiez vous ? dirent les agents.
Je militais, ne vous déplaise !
Vous militiez ? J’en suis fort aise :
Eh bien ! Résistez, maintenant !

Autres sites

Source:http://www.revoltes.net/spip.php?article1580 (Le 1er mai 2009, l’hébergeur de notre site a été tabassé par la BAC et arrêté’)

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lefascisme_encombrantretourDans son numéro du 23 avril 2009, le journal Politis interviewait Michela Marzano, philosophe italienne et chercheuse au CNRS, au sujet de son livre “Le fascisme, un encombrant retour” qui analyse l’action de Sarkozy et de Berlusconi à la lumière du passé Mussolinien. Elle y met en évidence de troublantes analogies : on est peut-être pas déjà dans un régime fasciste, mais on est en train de s’en rapprocher dangereusement.

En 2003 déjà, dans un article consacré aux prisonniers politiques en France, nous nous inquiétions de la recrudescence d’arrestations arbitraires de syndicalistes. Désormais, plus de 272 000 pages web relatent la montée de la répression du mouvement social.

Six ans et quelques bavures plus tard, il y a eu la mort de Ziad Benna et Bouna Traoré, la révolte des banlieues, le matraquage de Cyril Ferez en 2006, l’incroyable mélange d’incurie et de provocation des forces de répression lors du sommet de l’Otan à Strasbourg en 2009, l’arrestation des épiciers de Tarnac accusés semble t’il essentiellement d’avoir écrit un livre un peu subversif, … et j’en passe et pas des meilleures !

Ce 1er mai 2009, c’est l’un des coopérateurs et ami de notre site qui s’est fait tabasser, insulter, et arrêter arbitrairement, à Grenoble. Un casseur, lui ??? Il est informaticien, marié, et père de deux enfants. Doué, calme, généreux, et … bâti comme une allumette. C’est simple : pour maigrir, il lui faudrait perdre un os ! On se connait depuis dix ans, et je suis témoin qu’il y a peu de gens aussi intègres que lui dans ce monde.

Voici son témoignage :


“La manifestation avait fait déjà un bon bout de chemin quand des ’BACeux’ (vous savez, les cowboys de la BAC en civil …) tentèrent d’arrêter un jeune en plein milieu du bloc que formaient les jeunes autonomes derrière leur banderole !!! Évidemment, 4 BACeux dans un groupe de 100-200 personnes … ca pouvait pas se passer autrement que ce qu’ils cherchaient : ils se font sortir ’gentiment’ du groupe, sous les huées (“Police partout, Justice de classe”, “Police partout, Justice nulle part“, … ) et quelques projectiles (oeufs, peinture, …), puis se replient entre des voitures et le MacDo.
Ils longèrent ensuite la manif pendant plusieurs centaine de mètres, au niveau des jeunes, histoire de provoquer un peu, puis ils disparurent du champ de vision alors que le cortège poursuivait tranquillement en direction du parc Paul Mistral. Peu avant, le bloc des jeunes s’est dispersé et seule la voiture sono nous a suivi jusqu’à l’entrée du parc. Des barrières métalliques empêchant le passage, elle s’est garée sur le côté et nous avons rejoint les zones installées par chaque organisation au coeur du parc.

C’est alors qu’on nous fît signe que la voiture sono se faisait contrôler et encercler par les CRS. Nous sommes revenus au pas de course vers l’entrée afin qu’il y ait des témoins. Chemin faisant, nous voyons que des escadrons de CRS sont déployés à moitié planqués sous les arbres, mais bon, … on n’abandonne pas et on rejoint l’entrée en prenant soin de s’arrêter à bonne distance des rangs de CRS casqués. Les forces de répression sont déjà en train de fouiller le véhicule sono et une petite trentaine de personnes sont là à regarder gentiment. Selon les témoignages, le vigile du parc (ou de la mairie ?) a dit au véhicule de sortir de son emplacement de stationnement et, au moment où celui-ci s’apprêtait à se déplacer, les CRS qui étaient restés à l’écart, de l’autre côté du boulevard à 4 voies,s’étaient déployés très rapidement pour empêcher toute manœuvre (Il restait le conducteur et une jeune fille dans la voiture sono).

On commence à se rassembler à une bonne dizaine de mêtre d’eux, histoire de pas provoquer, mais pour leur montrer qu’on surveille leurs agissements envers la voiture sono et ses occupants. Tout cà, sous l’oeil des caméras de l’hotel de ville et des caméras des CRS …

12h15 : Soudain, nous voyons une personne se faire charger sur la gauche de notre groupe par des BACeux, suivi par la suite de CRS. Quasiment aussitôt, j’entrevois un groupe de 3 personnages patibulaires, ’’tondus de près’’, venant sur notre droite, foncer sur notre groupe de membres de la CNT bien identifiables avec drapeaux, autocollants, …

Et là …

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“Rebellion et violences contre les forces de l’ordre” ???

Coups, projection au sol, coups de bottes, je me retrouve à terre avec bientôt 6 gars sur le paletot avant que je comprenne qu’ils s’agissaient de BACeux et non de fachos !

Un deuxième camarade se fait lui aussi projeter au sol, par des CRS, et se fait menotter méchamment alors qu’il ne bouge pas et se laisse faire sans aucune résistance …

Après s’être acharnés un moment sur moi, enfin … jusqu’au moment où ils comprennent qu’avec le poids de leur collègue et de sa botte sur le bras, je ne peux pas bouger mon bras afin qu’ils me passent les menottes …. ils finissent par me remettre debout, menotté bien serré … avec le doigt dans l’œil pour ’’m’aider ’’ à me relever …

Aussitôt, deux BACeux me prennent en charge et insistent pour me faire baisser la tête, mais jamais un syndicaliste ne baisseras la tête devant les forces de répression ! Enfin, pas chez nous, je l’espère ! Baisser la tête, ca leur permet de te balancer des coups de poings dans la tête sans que les personnes autour ne le voient … comme ils le feront à un autre interpellé.

De l’entrée du parc jusqu’au fourgon, les deux BACeux profèrent toutes sortes d’insultes et d’insanités à mon encontre : ’Sale PD’, ’On vas te refaire le cul au commissariat’, ’Nous, on est pas des grouillots de flics, on vient des quartiers’ … sans recevoir de ma part que le silence le plus obstiné.

Arrivés au fourgon, ces derniers me jettent dans le fourgon et me ’remettent’ à un de leur acolytes, policier, ce coup-ci. Ce dernier essaye de me faire assoir à grands coups de baffes dans la figure : menotté et allongé sur le dos entre les sièges, c’est pas simple … avant de me balancer un coup de pied dans le plexus quand j’avais enfin réussi à poser une fesse sur le siège … sur le coup, je reste à moitié soufflé et groggy mais je continue de garder le silence.

12h30 : On amène alors, vers le fourgon, le troisième interpellé qui lui aussi est jeté à côté de moi sur la banquette. J’ai le temps de voir une petite personne âgée demander au policier qui nous garde ’Mais pourquoi vous les avez arrêtés ?’ Et ce dernier de répondre, ’C’est des casseurs Madame ! Ils n’ont que ce qu’ils méritent !’. Soudain, j’ai le cœur qui s’accélère de plus en plus, souffle court, je halète et tombe de la banquette. Mon camarade d’infortune, préviens alors le policier qui nous garde. Celui-ci ne décoche pas un regard … Il renouvelle cet appel à venir à mon aide 5 minutes plus tard, et, ce coup-ci, le policier lui répond en substance “qu’il en a rien à foutre et que je peux bien crever. Cinq minutes plus tard, moi, toujours haletant et avec le cœur en tachycardie, ils démarrent et nous emmène à l’hôtel de police. La bas, ils me déposent sur le banc mais je ne peux me tenir dessus … et m’écroule à terre. De plus mon bras droit me fait super mal et je n’arrive plus à le plier. Les policiers de permanence s’inquiètent et se décident enfin, eux, à appeler le SAMU.

Celui-ci interviendras à 13h15. Les gens du SAMU prennent ma tension, mon pouls, m’aide à calmer mon coeur et mon souffle avant de repartir en me disant et en otant que le coup au plexus et le stress de l’arrestation sont la cause de mon malaise cardiaque …

14h00 : je reviens sur le banc, en plus de mon camarade d’infortune du fourgon, une jeune fille (passagère de la voiture) est présente mais non-menotté, ainsi qu’un autre jeune homme pas mal abimé, lui …

14h15 : Nous voyons passer un OPJ et lui demandons les motifs de nos arrestations, qui ne nous avaient toujours par été signifiés. Pour moi se sera : “Rebellion et violences volontaires envers les forces de l’ordre.”

Ensuite :. Passage du médecin qui me regarde rapidement, puis retour au banc. Passage de BACeux pour enfin enlever les menottes du premier interpellé (fais quand même 2 bonnes heures qu’il a ces menottes hyper serrées). Insultes de la part des BACeux quand ce dernier demande à au moins un peu de politesse puis coups et étranglement … sous l’oeil des caméras intérieures de l’hôtel de police.

Ils me demandent si je dèsire qu’ils joignent mon avocat et am famille. Je réponds par l’affirmative et leur donne les numéros et noms. Ils préviendront ma femme à 14h45 en lui disant que “tout va bien”.

Fouille, et zou, en cellule … Je roupille un peu, essayant un peu de récupérer avant la suite …

On m’emmène voir l’OPJ, et début de l’interrogatoire … Evidemment aucun des BACeux qui m’ont arrété ne sont présents … Un dossier global est ouvert pour parait-il des “dégradations”, des “rebellions” et des “violences envers les forces de l’ordre”.

La paperasserie commence, nom, prénom, descendance, ascendance, possession, employeur … Ce à quoi je réponds de mauvaise grace.

Je lui indique que je suis syndicaliste et qu’au moment où ils m’ont sauté dessus, je portais notre drapeau haut et fier ! Il est impossible que même les BACeux ne l’ai pas vu !

Et alors moi, dans ce dossier fourre-tout, je suis censé avoir empêché l’arrestation du premier interpellé, donc interpellé avant moi et à 30 bons mètres de ma position …

Ah ! Et j’apprends que je me suis rebellé car je ne me serais “pas laissé faire” lors de cette arrestation musclée …

Ce à quoi je réponds que n’ayant pas eu le temps de comprendre que mes agresseurs n’étaient pas des agresseurs mais les “forces de l’ordre” elles-mêmes, je ne pouvais pas me trouver en situation de rebellion ! D’autant qu’ils ne s’étaient pas présentés comme tels et qu’aucune sommation ni avertissement quelconque aurait pu laisser penser un seul instant que ces trois gaillards patibulaires et agressifs auraient pu être … des policiers !!!

L’OPJ est perplexe et continue sur le deuxième chef d’inculpation : ’Violences volontaires sur les forces de l’ordre’.

Là, il me déclare que j’aurais donné des coups de pieds à des agents ! Evidemment, avec mon gabarit d’allumette, et 6 mecs sur le dos, j’ai dû avoir beaucoup de possibilités de leur faire mal … Je lui demande si ils ont été blessés, en relevant mes manches et en lui montrant les coups de tonfas que j’ai pris sur le bras droit, dont un énorme hématome de 8x6cm sur l’avant bras … en dessous d’un bracelet en cuir : imaginez comment ils ont du taper fort !

Il passe à la suite et commence à m’interroger sur le premier interpellé : pas de chances, je ne l’avais même pas vu dans la manif et ne le connaissais pas non plus d’avant ! Son interrogatoire laisse transparaître que c’est lui qu’ils voulaient arrêter en particulier et que, nous autres, nous ne sommes que des ’’dégats collatéraux’’ … De nombreux témoins ayant entendu les conversations des forces de l’ordre avant leur charge brutale confirmeront celà par la suite.

Voilà … ce fut vite fait … Il me demande mes empreintes et un prèlévement ADN, tout en ayant l’air de connaitre ma réponse … Que je lui confirme : Non.

Il me fait signer le PV.

Je demande une copie : on me la refuse ! Il faut que ce soit mon avocat qui leur demande … La prochaine fois, je ne signe pas si ils ne me donnent pas une copie avant !

Et retour en cellule … on me précise que mon avocat passera me voir. Quelques temps plus tard, un policier vient me chercher et m’emmène dans une petite salle voir mon avocat, Maître Girault. On se retrouve dans une petite pièce, il prend de mes nouvelles, s’inquiète de mon état de santé et me donne les conseils pour la suite, en me disant que je devrais sortir dans pas trop longtemps.

Ben, franchement, première fois que je suis content de voir un avocat  ;) Un premier mai en plus, et alors, qu’il ne me connaissait pas auparavant !

Retour en cellule … le temps commence à se faire long, j’ai toujours mal au bras droit et ne peux pas le plier, en plus il fais un froid de canard dans leur cellule et j’ai rien avalé depuis hier soir à part un café ce matin, rapido, et une demi-canette à midi …

Fin de compte, à 19h45 ils me relâchent, bon dernier ! Et ils s’impatientent quand je mets un peu de temps pour récupérer tous les objets de ma fouille … Essayez de remettre vos possessions en ordre avec unseul bras : le gauche ! et vous comprendrez …

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Des camarades CNT sont là pour m’accueillir ainsi que d’autres personnes qui nous avaient déjà croisé. Ils ont fait le pied de grue devant l’hotel de police toute l’après midi ! Merci encore à eux, ca fait du bien !

On trace chez un camarade sous l’insistance des policiers qui veulent nous voir déguerpir au plus vite …

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Extrait des six pages de certificat médical constatant les violences

On contacte un médecin qui veut bien se déplacer pour m’ausculter. On s’installe tranquillement dans un coin et il remplit ses feuilles d’ordonances avec la liste des traumatismes physiques que je présente : hématomes, plaies, éraflures … au total, 6 pages de constat !

Voilà ce que fut MON premier mai …

Comble du bonheur, je tombe plus tard, sur un article du Dauphiné Libéré titré : “Quand les casseurs cassent l’ambiance !” Visiblement ils ont repris à l’identique le communiqué du commisaire qu’ils citent. “trois hommes ont été identifiés comme étant des casseurs” : Pourtant un seul interpellé a vu cette accusation retenue contre lui, et pas moi !

Vous avez dit “journalisme”, au DauBé ? Diffamation ? Ou servilité ?”

RoX

Ces faits sont gravissimes dans une “démocratie”, et pourtant on ne peut s’empêcher d’être un peu soulagés : notre copain est vivant, et encore en état de marcher. Sommes nous en 2009 en France, ou en 1933 en Italie ou en Allemagne ??? On ne sait plus … on s’habitue, c’est tout !

On s’habitue à vivre dans un régime où la police peut mentir presque impunément, où les droits de l’homme sont de plus en plus régulièrement foulés aux pieds, et où une justice de classe a remplacé la présomption d’innocence par une “présomption de culpabilité”. Les “sans-papiers” sont enfermés dans des camps, comme avant la seconde guerre mondiale pour les républicains d’Espagne ; être jeune est suspect aux yeux des gouvernants, les syndicalistes sont arrêtés, et les vrais voyous laissés en liberté. Les jeunes sont trop souvent victimes d’une justice d’abattage, avec les dérives des comparutions immédiates, tandis que les vieux politicards soupçonnés de corruption sont jugés 10 ou 15 ans après les faits, une fois les témoins morts et enterrés, comme pour Pasqua ou Chirac ! Faut-il penser que certains policiers ajoutent la lâcheté à la forfaiture, en préférant arrêter des innocents pacifiques que des “présumés coupables” qui pourraient eux se rebeller pour de vrai ?

Aux états-unis, fortement touchés par ces dérives totalitaires sous le gouvernement Bush, une organisation citoyenne s’est crée, Cop-Watch, pour surveiller les forces “de l’ordre” et filmer leurs dérapages. Faudra t’il en faire autant pour retrouver une police au service des citoyen-ne-s [Minga

“Parce que le vrai courage est de faire ce qui est juste”

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  • http://quefaitlapolice.samizdat.net/ (…En juin 1994 paraît le premier numéro de Que fait la police ? En cinq ans, cinquante numéros de ce bulletin sont réalisés. Depuis juin 1997, la France aurait changé de régime – la gauche plurielle étant au pouvoir – mais les policiers, dont la haute hiérarchie est globalement restée en place, n’a en rien changé, ni modifié ses détestables pratiques. Trop de policiers sont toujours aussi racistes, violents, sexistes, sûrs d’un pouvoir qu’ils considèrent comme illimité – rassurés par la certitude d’être ” couverts ” , le plus souvent, par leur hiérarchie et, ponctuellement, par la justice. On nous dit que la police ne fait pas de politique et que son rôle se limite à veiller sur la sécurité des personnes et des biens. À qui peut-on encore faire croire une telle fable ? À l’heure où paraît ce recueil, un large réseau se met en place pour témoigner de la nécessité d’être attentif aux retombées de l’idéologie sécuritaire. Cela en un temps où notre société est menacée par cette présence policière de plus en plus étouffante, au risque de remettre en cause les libertés les plus élémentaires.)
  • http://infokiosques.net/spip.php?article538 (...Ce guide ne s’imagine pas que la procédure pénale représente en quoi que ce soit une garantie absolue pour ceux et celles qui se sont fait arrêter. Mais si la machine répressive est arbitraire, elle doit pourtant agir au nom du droit : connaître celui-ci, c’est apprendre la langue de son ennemi, c’est pouvoir se repérer dans les méandres de ses dispositifs de répression. Il devient parfois possible d’échapper aux pièges les plus grossiers et d’user de tous les moyens, même légaux, pour s’en sortir « au mieux... ».)

Manif du 1er mai 2009 à Grenoble: Un coup contre l’un d’entre nous est un coup contre tous !!

“Police partout, justice nulle part !”

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Photo tirée du livre “Joe Hill”, Les IWW et la création d’une contre-culture ouvrière révolutionnaire.  de Franklin Rosemont aux éditions CNT, région parisienne.

Encore une fois les forces de répression du gouvernement se sont déchaînées contre 4 militants (dont 1 militant de la CNT interco 38). Une  plainte  auprès du parquet va êre déposée pour violences policières.

Pour plus d’infos voir   http://grenoble.indymedia.org/2009-04-29-Un-1er-mai-flique

Ils ont reçu des coups de  tonfas, des coups de bottes et des claques; les insultes et les déclarations homophobes des agents de
la BAC qui les ont trainé du parc Mistral jusqu'au véhicule n'ont pas manqué: 'Sale PD', 'Enculé', 'Tu vas voir ont vas te refaire le cul', ...

Manifestation de soutien devant l'hôtel de police de Grenoble

Manifestation de soutien devant l'hôtel de police de Grenoble

soutien_devant_hotel_police2 Après évacuation par les forces de répression Appel à témoignage Si vous avez des photos, des films ou autres documents très difficilement falsifiable qui vienne appuyés vos dires, il faut les conserver ! De préférence sur le support d'origine (cartes mémoire des appareils photos numériques, négatifs pour les autres appareils photos, ..., car tous ces appareils gardent un certains nombre d'informations sur les conditions de prises de la photos qui viennent corroborés la non-falsification de ces enregistrements. Contact: interco.38 AT cnt-f.org Voir
  • http://juralibertaire.over-blog.com/article-30937195.html (Provocations, violences et interpellations policières au 1er Mai à Nîmes
    La CNT du Gard tient à marquer son indignation quant aux provocations policières ayant eu cours lors de la fin de la manifestation du 1er Mai à Nîmes aux abords du Quai de la Fontaine.La CNT Nîmes déplore linterpellation musclée (gaz lacrymogène, flashball, tonfa, coups, et matraques), et totalement disproportionnée, de lun de ses membres chargé initialement de récupérer les drapeaux de notre organisation dans le chahut organisé par les forces de police autour de leurs véhicules. Alors quil tendait la main à un camarade au sol, ce dernier a reçu un coup de poing sur le nez dont le diagnostic médical pourrait bien confirmer une fracture après radio. Une fois soigné par les équipes de secouristes de la Croix-Rouge, il a été interpellé à proximité du Barnum installé sur le cours Jean-Jaurès pour le marathon, en compagnie de ses camarades quittant la manifestation pacifiquement. Une fois de plus l’agressivité policière est réelle, ce que beaucoup qualifieraient d’agissement de «cow-boy».
    Les forces de police ont fait usage de provocations grossières et ont fait preuve d’un amateurisme qui n’a d’égal que leur volonté de nuire aux manifestants. L’orchestration de ces violences trouve tout son sens si l’on observe que la première interpellation, outre la mise en scène policière, était sans aucun fondement.
    La CNT Gard dénonce l’opportunisme des faits qui sont retenus contre le militant cénétiste interpellé. Il nie totalement les faits qui lui sont reprochés. Sa notoriété et son intégrité ne font aucun doute pour les 200 militants gardois présents pendant près de deux heures devant l’hôtel de police pour le soutenir en début d’après-midi. Nous restons persuadés qu’il s’agit d’accusations fantaisistes visant à justifier les gesticulations policières ou les initiatives belliqueuses prises par quelques-uns de ses membres.
    Aussi, nous appelons à un soutien sans réserve de notre camarade face à l’iniquité des violences policières intervenues ce 1er Mai. Face à l’inculpation dont il fait l’objet, face à ces évènements qui confirme aux dérives sécuritaires de notre gouvernement, nous saurons réserver le traitement militant qu’il se doit.
    ‘)
  • http://fr.wikipedia.org/wiki/Pinkerton_National_Detective_Agency (…Ils furent souvent employés par le patronat américain pour infiltrer les syndicats, et briser les grêves. Ainsi, ils attaquèrent de nombreuses assemblées de travailleurs, de nombreux activistes, militants, et démolirent à plusieurs reprises des locaux syndicaux et leurs lieux de réunion.…’)

Tract de la CNT38 pour le 1er mai 2009: Le capitalisme c’est la crise, le capitalisme c’est la guerre ! POUR UN AUTRE FUTUR !

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Le capitalisme c’est la crise, le capitalisme c’est la guerre ! POUR UN AUTRE FUTUR !

Hier comme aujourd’hui, aujourd’hui comme demain le capitalisme est en crise. Une crise perpétuelle qu’on nous ressert pour maintenir la pression sur les travailleurs et travailleuses. Une crise pour justifier
les licenciements, augmenter les prix, bloquer les salaires, casser les systèmes de retraite, la sécurité sociale, pour précariser toujours plus. Alors que de l’argent il y en a plein les banques et plein les poches des patrons. Assez des complaintes sur les « excès du libéralisme », de la « réforme par la négociation », assez de l’alternance politique, du « dialogue social » truqué et complaisant. Nous refusons de continuer à négocier nos défaites et au contraire nous voulons organiser nos victoires !

A bas les bureaucraties syndicales !

Parce que proposer la date du 1er mai comme seule suite sérieuse aux grèves massives du 29 janvier 2009 et du 19 mars 2009, c’est nier les enjeux, mépriser les travailleurs et travailleuses en lutte et s’opposer à la volonté collective d’en découdre.
Parce que négocier des licenciements et se vanter de contrôler les travailleuses et travailleurs c’est détruire le syndicalisme.
Parce que ne proposer que des défilés symboliques et des grandes journées de mobilisation sans lendemain c’est user et étouffer nos luttes, c’est saborder l’unité indispensable pour gagner. Les grèves
générales interprofessionnelles et reconductibles, comme en Guadeloupe, sont nécessaires pour faire plier les chefs économiques et politiques.
C’est en bloquant l’économie, en décloisonnant les luttes, que nous arriveront à faire plier toutes celles et ceux qui veulent nous faire payer leur crise.
C’est en construisant des résistances que nous imposerons une redistribution réelle, juste et égale, des richesses.

Pour un syndicalisme de combat !

C’est en développant la solidarité internationale sans faille de tous les travailleurs, du Nord comme du Sud, de l’Ouest comme de l’Est, que nous ébranlerons le système politique et économique capitaliste qui
écrase sauvagement nos droits et nos libertés.

Parce que nous estimons que l’exploitation a assez duré, parce que nous en avons marre de travailler toujours plus vite et plus dur pour augmenter leurs profits, parce que nous avons droit à une santé, à une
éducation et à des transports publics et gratuits, parce que tout le monde doit pouvoir circuler et s’installer librement dans un monde sans patries ni frontières, pour toutes ces raisons et bien d’autres encore
nous appelons au développement d’un syndicalisme de classe, révolutionnaire, anticapitaliste et anti-autoritaire, seul capable de renverser le rapport de force et mettre un terme au chantage à la crise
et aux politiques de destruction sociale qui l’accompagnent.

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Autres liens

  • http://juralibertaire.over-blog.com/article-30843503.html (1er Mai, et après ? Faisons sa fête au patronat !

    «Nos maîtres voudraient pour la tranquillité des bourgeois et des gouvernants que notre 1er Mai soit un jour de fête, de réjouissances prolétariennes. La paix sociale triompherait et la bourgeoisie serait tranquille […]. Non, le 1er Mai ne sera pas un jour de fête pour les travailleurs conscients, c’est un jour de chômage et de revendications» titrait une affiche syndicale de 1909… Cent ans plus tard, en 2009, des ouvriers «séquestrent» leur patron, des étudiants font de même avec leur président duniversité, des enseignants deviennent des désobéissants, des lycéens bloquent les gares, des gens «sans histoire» aident des «sans-papiers», des anti-nucléaires arrêtent les trains… Cest linsubordination qui vient…

Le 1er mai devient alors la fête des travailleurs (et non la fête du travail) et fait son bout de chemin à travers le temps. Cette année, la traditionnelle manifestation du 1er mai intervient dans un contexte de colère sociale que la frilosité et les tergiversations des grandes centrales syndicales ne calment pas. En 2009, Grenoble bouillonne de luttes :

  • Grève à Caterpillar
  • Mouvement dans l’enseignement supérieur
  • Luttes pour les sans-papiers et la liberté de circulation
  • Luttes sur le logement
  • Luttes contre la répression et le délire anti-terroriste
  • Lutte contre la Technopolis et ses grands chantiers – Giant, Rocade Nord, Jeux Olympiques…

Que se prépare-t-il pour ce 1er mai ?

  • Rendez-vous dès 9h00 à la gare de Grenoble pour le recrutement des clowns
  • Rendez-vous pour la manifestation à 10h00 à la gare de Grenoble
  • un village alternatif de l’Interlutte dès 12h00 devant le palais des sports.

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  • http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_des_Travailleurs (…C’est ainsi que le 1er mai 1886, la pression syndicale permet à environ 200 000 travailleurs d’obtenir la journée de huit heures. D’autres travailleurs, dont les patrons n’ont pas accepté cette revendication, entament une grève générale. Ils sont environ 340 000 dans tout le pays. Le 3 mai, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago. Le lendemain a lieu une marche de protestation et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers. C’est alors qu’une bombe explose devant les forces de l’ordre. Elle fait un mort dans les rangs de la police. Sept autres policiers sont tués dans la bagarre qui s’ensuit. À la suite de cet attentat, cinq syndicalistes anarchistes sont condamnés à mort ; quatre seront pendus le vendredi 11 novembre 1887 (connu depuis comme Black Friday ou vendredi noir) malgré l’inexistence de preuves, le dernier s’étant suicidé dans sa cellule. Trois autres sont condamnés à perpétuité.Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l’un des condamnés, August Spies : « Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui[3] »‘)
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