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Egalité économique et social, Autogestion, Fédéralisme, Liberté. Je ne suis vraiment libre que lorsque tous les êtres humains qui m’entourent, hommes ou femmes, sont également libres. La liberté d’autrui, loin d’être une limite ou une négation de ma liberté, en est au contraire la condition nécessaire et la confirmation (Bakounine)

Tract de la CNT38 pour le 1er mai 2009: Le capitalisme c’est la crise, le capitalisme c’est la guerre ! POUR UN AUTRE FUTUR !

Posté par assr38 le mai 1, 2009

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Le capitalisme c’est la crise, le capitalisme c’est la guerre ! POUR UN AUTRE FUTUR !

Hier comme aujourd’hui, aujourd’hui comme demain le capitalisme est en crise. Une crise perpétuelle qu’on nous ressert pour maintenir la pression sur les travailleurs et travailleuses. Une crise pour justifier
les licenciements, augmenter les prix, bloquer les salaires, casser les systèmes de retraite, la sécurité sociale, pour précariser toujours plus. Alors que de l’argent il y en a plein les banques et plein les poches des patrons. Assez des complaintes sur les « excès du libéralisme », de la « réforme par la négociation », assez de l’alternance politique, du « dialogue social » truqué et complaisant. Nous refusons de continuer à négocier nos défaites et au contraire nous voulons organiser nos victoires !

A bas les bureaucraties syndicales !

Parce que proposer la date du 1er mai comme seule suite sérieuse aux grèves massives du 29 janvier 2009 et du 19 mars 2009, c’est nier les enjeux, mépriser les travailleurs et travailleuses en lutte et s’opposer à la volonté collective d’en découdre.
Parce que négocier des licenciements et se vanter de contrôler les travailleuses et travailleurs c’est détruire le syndicalisme.
Parce que ne proposer que des défilés symboliques et des grandes journées de mobilisation sans lendemain c’est user et étouffer nos luttes, c’est saborder l’unité indispensable pour gagner. Les grèves
générales interprofessionnelles et reconductibles, comme en Guadeloupe, sont nécessaires pour faire plier les chefs économiques et politiques.
C’est en bloquant l’économie, en décloisonnant les luttes, que nous arriveront à faire plier toutes celles et ceux qui veulent nous faire payer leur crise.
C’est en construisant des résistances que nous imposerons une redistribution réelle, juste et égale, des richesses.

Pour un syndicalisme de combat !

C’est en développant la solidarité internationale sans faille de tous les travailleurs, du Nord comme du Sud, de l’Ouest comme de l’Est, que nous ébranlerons le système politique et économique capitaliste qui
écrase sauvagement nos droits et nos libertés.

Parce que nous estimons que l’exploitation a assez duré, parce que nous en avons marre de travailler toujours plus vite et plus dur pour augmenter leurs profits, parce que nous avons droit à une santé, à une
éducation et à des transports publics et gratuits, parce que tout le monde doit pouvoir circuler et s’installer librement dans un monde sans patries ni frontières, pour toutes ces raisons et bien d’autres encore
nous appelons au développement d’un syndicalisme de classe, révolutionnaire, anticapitaliste et anti-autoritaire, seul capable de renverser le rapport de force et mettre un terme au chantage à la crise
et aux politiques de destruction sociale qui l’accompagnent.

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Autres liens

  • http://juralibertaire.over-blog.com/article-30843503.html (1er Mai, et après ? Faisons sa fête au patronat !

    «Nos maîtres voudraient pour la tranquillité des bourgeois et des gouvernants que notre 1er Mai soit un jour de fête, de réjouissances prolétariennes. La paix sociale triompherait et la bourgeoisie serait tranquille […]. Non, le 1er Mai ne sera pas un jour de fête pour les travailleurs conscients, c’est un jour de chômage et de revendications» titrait une affiche syndicale de 1909… Cent ans plus tard, en 2009, des ouvriers «séquestrent» leur patron, des étudiants font de même avec leur président duniversité, des enseignants deviennent des désobéissants, des lycéens bloquent les gares, des gens «sans histoire» aident des «sans-papiers», des anti-nucléaires arrêtent les trains… Cest linsubordination qui vient…

Le 1er mai devient alors la fête des travailleurs (et non la fête du travail) et fait son bout de chemin à travers le temps. Cette année, la traditionnelle manifestation du 1er mai intervient dans un contexte de colère sociale que la frilosité et les tergiversations des grandes centrales syndicales ne calment pas. En 2009, Grenoble bouillonne de luttes :

  • Grève à Caterpillar
  • Mouvement dans l’enseignement supérieur
  • Luttes pour les sans-papiers et la liberté de circulation
  • Luttes sur le logement
  • Luttes contre la répression et le délire anti-terroriste
  • Lutte contre la Technopolis et ses grands chantiers – Giant, Rocade Nord, Jeux Olympiques…

Que se prépare-t-il pour ce 1er mai ?

  • Rendez-vous dès 9h00 à la gare de Grenoble pour le recrutement des clowns
  • Rendez-vous pour la manifestation à 10h00 à la gare de Grenoble
  • un village alternatif de l’Interlutte dès 12h00 devant le palais des sports.

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  • http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_des_Travailleurs (…C’est ainsi que le 1er mai 1886, la pression syndicale permet à environ 200 000 travailleurs d’obtenir la journée de huit heures. D’autres travailleurs, dont les patrons n’ont pas accepté cette revendication, entament une grève générale. Ils sont environ 340 000 dans tout le pays. Le 3 mai, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago. Le lendemain a lieu une marche de protestation et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers. C’est alors qu’une bombe explose devant les forces de l’ordre. Elle fait un mort dans les rangs de la police. Sept autres policiers sont tués dans la bagarre qui s’ensuit. À la suite de cet attentat, cinq syndicalistes anarchistes sont condamnés à mort ; quatre seront pendus le vendredi 11 novembre 1887 (connu depuis comme Black Friday ou vendredi noir) malgré l’inexistence de preuves, le dernier s’étant suicidé dans sa cellule. Trois autres sont condamnés à perpétuité.Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l’un des condamnés, August Spies : « Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui[3] »‘)

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